Haute-Marne : une clôture expérimentale « anti-loup » franchie, deux brebis tuées

Par Nicolas Liégeois | 26 janvier 2026 à 17h42 4
Haute-Marne : une clôture expérimentale « anti-loup » franchie, deux brebis tuées
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La préfète de Haute-Marne semblait y croire réellement mais la clôture « anti-loups » a rapidement montré ses limites. L’éleveur Pierre-Edouard Brutel s’était investi sans compter dans ce projet censé devenir une vitrine nationale et pourtant… Le samedi 17 janvier, un loup a franchi le dispositif de « surprotection » installé à Bassoncourt et tué deux brebis. L’éleveur concerné espérait justement mettre son troupeau à l’abri après l’attaque du 12 janvier, qui avait fait 26 victimes.

Les agents de l’OFB avaient prévenu.

La clôture combinait pourtant barbelés au sol, grillage renforcé et fils électrifiés en hauteur. Sur le papier, elle cochait toutes les cases pour tenir le loup à l’écart.

Dans les faits, le prédateur a trouvé une « coulée sur le grillage » pour se faufiler, selon les constats de l’Office Français de la Biodiversité comme le rapporte le JHM. Le loup est parvenu à passer cette clôture pour atteindre un troupeau et deux brebis ont fait les frais de cette intrusion.

Le plus rageant, c’est que ces mêmes agents avaient expliqué que rien n’arrête un loup qui veut chasser et se nourrir, qu’il saute, escalade ou creuse jusqu’à atteindre sa proie.

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Visiblement, le message n’avait pas suffi à tempérer les espoirs placés dans ce dispositif…

Un coût prohibitif pour un résultat nul.

L’addition est pourtant salée puisque le mètre linéaire revient à 7 euros, auxquels s’ajoutent 25 à 27 euros de main-d’œuvre de l’heure pour installer la fameuse clôture « anti-loups ».

La Préfète de Haute-Marne bataillait pour obtenir une subvention intégrale de l’État, mais il aurait fallu équiper des centaines de kilomètres dans la région concernée pour espérer un effet réel qui n’a donc pas été démontré.

Cette attaque douche les derniers espoirs, déjà bien minces, pour les éleveurs du secteur.

Face à un loup déterminé comme pour le sanglier, même les solutions de clôtures les plus coûteuses ne valent manifestement pas grand-chose.

*Image d’illustration.

Article mis à jour le 26 janvier 2026 à 17h42

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