Nouveau plan loup : simplification des protocoles de tirs et de meilleures indemnisations

La colère des agriculteurs a forcé le gouvernement à prendre des mesures concernant leurs activités à plusieurs niveaux. Il y a bien évidemment les taxes et les conditions parfois insoutenables imposées par l’Europe sur les exploitations mais la grogne concerne aussi la gestion de la faune sauvage qui met à mal la profession. Cela concerne le sanglier pour les céréaliers mais aussi le loup qui cause de gros problèmes aux éleveurs.
Un protocole concernant les tirs de défense.
Le dernier Plan National Loup qui avait été présenté en septembre dernier n’avait convaincu personne. Ce dernier n’était jugé satisfaisant pour personne car les pro-loups le jugeaient trop permissif vis à vis de l’espèce tandis que les éleveurs ne voyaient dans ce nouveau plan aucune mesure concrète qui leur permettrait de préserver leur activité.
Impossible de satisfaire tout le monde dans ce dossier, surtout lorsque l’on sait que les associations animalistes ne seraient heureuses que si le loup était définitivement mis sous cloche, sans aucune mesure coercitive à son égard.
La situation nécessitait pourtant de faire un grand pas en avant vers les éleveurs qui doivent chaque jour faire face à de plus en plus d’attaques du grand prédateur.
Pour lutter contre ces attaques, les procédures concernant les tirs de défense ont été simplifiées.
Le nouvel arrêté cadre prévoit donc désormais d’autoriser les caméras d’observation nocturne et supprime l’éclairage obligatoire avant le tir d’un loup. Si auparavant le tireur devait se rendre seul sur place pour effectuer un tir de défense, ils est maintenant possible de passer à trois tireurs selon les circonstances.
Des autorisations délivrées plus rapidement.
Parmi les mesures parues ce jour au Journal Officiel, les Préfets ont également le droit de délivrer beaucoup plus rapidement les autorisations de tir.
Dorénavant, dès qu’une attaque de loup aura été confirmée, la préfecture pourra délivrer une autorisation de tir sous 48h et le déploiement des louvetiers sur la zone devra se faire sous 48 à 72h.
Le gouvernement a également demandé aux préfectures de spécialiser les lieutenants de louveterie qui ne le seraient pas encore au tir des loups.
Un barème d’indemnisation revu à la hausse.
Afin de mieux répondre aux attentes des éleveurs qui subissent les attaques de loups et qui perdent des parties importantes de leurs revenus chaque fois que l’une d’entre elles se produit, le montant des indemnités a été revu à la hausse.
Les mesures incluses dans ce nouveau plan loup vont donc permettre aux éleveurs de bénéficier d’indemnisations plus élevées avec une réévaluation de 33% en plus en cas d’attaque sur les ovins et de 25% en plus pour les caprins.
Ces indemnisations concernent les attaques de loups mais aussi d’ours et de lynx qui pourraient survenir sur les élevages.
Nul doute que les associations de protection du loup vont fortement réagir à ces mesures et il faut s’attendre à voir certaines d’entre elles attaquées en justice dans les mois à venir.
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