Un budget de 4.5 millions d’euros débloqué par l’État pour l’ours

L’ours est une cause défendue par le gouvernement au même titre que le retour du loup dans nos campagnes. Ce retour engendre plusieurs problématiques qui doivent être prises en charge et l’ours est désormais un véritable poste de dépense comme l’a rappelé la dernière réunion du groupe Ours pastoralisme et activités de montagne qui a eu lieu le 17 décembre 2024.
Le maître mot de cette réunion : la sécurité.
La sécurité des hommes et la sécurité juridique sont deux pôles de travail qui ont été pris en charge par les autorités compétentes et lors de la réunion du 17 décembre, les membres du groupe Ours pastoralisme et activités de montagne ont pu faire le bilan.
En ce qui concerne la sécurité des hommes, il s’agit surtout de bombes au poivre qui ont été distribuées auprès des professionnels du pastoralisme. Lors de la réunion, les membres présents ont estimé que cette expérimentation répondait aux attentes des éleveurs et serait reconduite en 2025.
Du côté juridique, les acteurs de la réunion ont déterminé que « un travail important a été consenti par tous les services de l’État permettant une sécurité juridique accrue des actes« .
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Le troisième pôle de travail basé sur la sécurité concerne les troupeaux :
« l’État accompagne les efforts des éleveurs qui se dotent de moyens de protection. Avec une enveloppe de 3,4 M€ cette dotation augmente de 20% par rapport à 2023. Pour être le plus efficace possible, un diagnostic des mesures de protection au sein des estives pyrénéennes a été réalisé lors de la saison d’estives. Ce travail donnera lieu à de nouvelles conventions dès 2025. À ce titre, on constate que malgré une hausse de la population ursine, les prédations d’ovins ont reculé de 8,5% sur l’ensemble du massif. Il est à souligner que des simplifications ont été apportées au dossier de demande d’aide. »
L’ours en France : un vrai budget.
En tout le budget total évoqué lors de cette réunion évoque une somme de 4.5 millions d’euros.
Dans le compte rendu posté sur le site web de la préfecture d’Occitanie, les participants semblent conclure en se félicitant que plusieurs objectifs soient atteints :
« Avec 4,5 M€ investi au profit des éleveurs et des utilisateurs de la montagne, ainsi que de la bonne conservation de l’ours brun, l’État poursuit sa stratégie de long terme pour concilier le maintien des activités et de l’accès à la montagne avec la préservation d’une espèce qui demeure fragile, et anticipe les nouveaux défis posés par l’augmentation prévisible de la population ursine. »
Cette conclusion peut tout de même laisser perplexe sachant qu’on dénombre environ une centaine d’ours présents en France selon les derniers comptages, adultes et oursons confondus.
Au delà du danger que représente l’animal pour l’homme et le risque d’accident qui augmente avec l’évolution de la population de plantigrades, la somme peut paraître vertigineuse dans une époque ou l’on manque parfois cruellement de fonds, ne serait-ce que pour des causes plus « humaines ».
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