Retour sur le forum

Abus à la chasse: de l’idée d’un comité d'éthique

Par Red cloud | 10 janvier 2012

Bonjour à tous

Il suffit de parcourir le net ou de discuter entre chasseurs pour mesurer combien nous sommes majoritairement et régulièrement ulcérés par le comportement d’une minorité de chasseurs. Je ne listerai pas tous les faits, nous pouvons tous en donner quelques exemples comme les abus des prélèvements sur bécasses ou autres gibiers, attitudes vis-à-vis des non chasseurs, amas de douilles vides, tirs dangereux etc….

Chaque chasseur est titulaire d’une partie de l’image de la chasse, et il suffit du mauvais comportement d’un seul chasseur pour dégrader sérieusement l’image de la chasse, parfois à l’échelle nationale si le fait est médiatisé. Une partie des faits relèvent de la justice, d’autres relèvent d’écarts à ce que nous nommons « l’éthique », notion qui n’est pas vraiment normée, mélange de règles de bon sens auxquelles se mêle la sensibilité propre à chacun. Ainsi, certains actes peuvent être jugés par un tribunal avec les aléas que l’on connait (peines plus ou moins dissuasives, délais), d’autres ne le seront jamais (absence de loi, faute jugée insuffisamment grave) à moins d’une initiative locale comme l’exclusion ou un amende décidée par une société.

Or ce n’est pas parce qu’un fait n’est pas un écart à la loi qu’il ne peut pas nuire à l’image de la chasse, et révolter la majorité des chasseurs. Nous condamnons tous ces comportements, nous regrettons l’absence de sanction, et nous assistons avec fatalisme à la persistance de mauvais comportements au sein de nos rangs.

Le paradoxe est bien que nous, chasseurs responsables, par nos fédérations, renouvelons les permis à des gens dont le comportement n’est pas acceptable.

Dès lors, il me semble que l’on peut s’étonner, au niveau de l’organisation du monde de la chasse, de l’absence de structure disciplinaire nationale chargée en interne de garantir le respect de règles essentielles et de sanctionner de manière proportionnée tout acte contraire à l'éthique et susceptible de porter atteinte à l’image de la chasse. Certes la chasse n’est pas une profession, mais remarquons que ce genre d’organisation existe au sein de diverses professions (avocats, médecins etc…) au travers du Conseil de l’Ordre pour justement, parmi d’autres rôles, maintenir l’éthique professionnelle.

La chasse moderne peut-elle se passer d’une telle évolution, je crois que non, en tout cas ce serait un message envoyé à chaque titulaire d’un permis et plus fortement surtout à nos détracteurs pour leur montrer que nous n’attendons pas d’une autre autorité le contrôle de nos agissements, et que nous savons prendre nos responsabilités. Ainsi l’auteur d’un abus saurait qu’il risque possiblement une double sanction, de la justice et de celle infligée par les instances de la chasse ; cette dernière pourrait être la plus sévère voire définitive par la suppression du permis, en raison d’une atteinte grave à son image.

Nous voyons donc que si nous en avions la volonté nous pourrions par nous-mêmes limiter fortement ou mettre un terme à certains abus.

Cette idée d’un « comité d’éthique », peu importe le nom, parait finalement assez simple et mériterait d’être réfléchie par nos représentants, car les bénéfices attendus pourraient être déterminants sur tous les plans. Cela pourrait même être un acte fondateur, et certainement une arme de communication très efficace.

Bien sûr ce sujet en soulève d’autres comme le fonctionnement d’un tel comité, la possibilité ou non d’être saisi par un non chasseur, l’éventuelle élaboration d’un code de bonne conduite, l’étendue du pouvoir disciplinaire…mais le principe est clair : la mise en place par les chasseurs d’une organisation chargée de définir, promouvoir et défendre l’éthique de la chasse. Il s’agit au final de notre capacité à maîtriser notre image et donc notre avenir.

Le monde de la chasse évolue lentement mais ceci dépend finalement de chacun de ses membres. Partant du principe que la majorité a souvent raison, et qu’une idée peut se concrétiser si elle est demandée par tous, il appartient à toute personne favorable d’en parler autour d’elle et ainsi de suite. Cette idée peut se diffuser jusqu’à d’éventuels décideurs des structures dirigeantes de la chasse. Rien n’empêche d’ailleurs de leur en parler directement. Personnellement, à l’occasion du renvoi de mon carnet de prélèvements bécasse - bon sujet d’éthique-, je vais joindre un courrier sur ce sujet à l’attention du président de ma fédération.

Libre à chacun de faire de même, mais si vous le voulez, parlons d’abord dans ce forum de cette idée et du principe d’autodiscipline.

Visiteur
Réponse

Réponses

  • SCHNUTZ

    Un comité d'éthique, rien que ça, si l'idée est louable, la réalisation me semble utopique.

    Composition du dit comité, nommé par qui, attributions, niveau de compétences, légitimité etc...

    La loi chasse est déjà bien encadrée, que l'on applique la loi et le règlement et ce ne sera pas si mal.

    Les dérapages ne sont pas si nombreux, et restent dans la légalité. L'éthique est une notion assez abstraite, qui varie en fonction de la sensibilité de chacun.

  • Preux

    Par le passé il a déjà existé un "comité d'éthique"....

    Celà ne concernait pas la chasse, mais la religion...

    Il s'appelait "La Sainte Inquisition"..... :cry:

  • doal

    Depuis plusieurs mois toutes les revues cynégétiques traitent du même sujet et toutes nos instances représentatives tentent d'avancer un chiffre plus ou moins proche,correspondant au nombre de chasseurs en France.

    De cela découlent nos campagnes nationales de publicité invitant les bureaucraties à nous rejoindre et surtout les grands débats sur la question de savoir comment redorer l'image des chasseurs.

    Mais combien demain seront ils à se lever en se disant tiens je vais aller passer mon permis de chasser,acheter une arme,trouver un territoirede chasse,enfiler des bottes et partir vadrouiller dans les champs tous les dimanches?,seul l'avenir nous le dira et j'espére réellement que les efforts effectués en communication depuis quelques années seront payants!

    Autre idée:trouver un représentant honorable pour les chasseurs,une vedette,l'élu,le Messie tant attendu,celui qui donnera enfin une image positive de la chasse à nos concitoyens.

    Est-il réellement nécessaire de consacrer autant d'énergie à cela alors qu'un simple reportage,diffusé à une heure de grande écoute,montrant la mise à mort ou la poursuite d'un animal dans des condition((un peu dures)) suffit pour planter plusieurs années de communication? je ne pense pas.

    Je chasse parce que j'aime cela! je ne pratique pas la chasse simplement pour gérer les populations en surdensité sur un territoire ou pour faire plaisir aux agriculteurs ou encore aux forestiers.

    La chasse est dans ma nature et j'en suis fier!

    Alors cessons de tenter de convaincre une partie de l'opinion publique que notre passion est légitime et contentons nous de profiter de la nature avec nos enfants,leurs amis,faisons découvrir l'existence de ces bêtes qui vivent prés de chez eux et dont ils ignorent l'existence et surtout allons VOTER....,c'est notre meilleure campagne de publicité!!

    Prtopos de Mr Michel Marcotte,président des chasseurs du Nord et que je partage.

    Nous pratiquons une activité légale reconnue par l'état dans une démocratie et nous n'avons pas à nous justifier auprés des anti.

  • nikitta

    L'ethique à la chasse, pour moi c'est des "conneries".

    En gros il y a des règlements que l'on doit respectés.

    En gros si je décide de chasser le gros avec un teckel, un chien d'arrêt c'est son droit.

    Si je décide d'utiliser son chien d'arrêt comme un springer c'est son droit.

    Si je veux utiliser mon chien d'arrêt britannique selon ses capacités (lacet à 300m), j'ai pas envie qu'on me reproche d'avoir un chien à grande envergure.

    Idem, si j'ai envie d'avoir un gros 4x4 et que j'habite à Paris, c'est aussi mon droit.

    Donc respectons déjà les règlements, et arrêtons de parler d'éthique. C'est à la mode en ce moment du coter de nombreux bécassiers qui se sentent investi d'une mission divine.

    Je ne dénigre pas les bécassiers, loin de là, mais il est vrai que les donneurs de leçon de moral me les casse un peu en ce moment de reduction drastique de nos libertés individuelles.

  • nikitta

    L'ethique à la chasse, pour moi c'est des "conneries".

    En gros il y a des règlements que l'on doit respectés.

    En gros si je décide de chasser le gros avec un teckel, un chien d'arrêt c'est son droit.

    Si je décide d'utiliser son chien d'arrêt comme un springer c'est son droit.

    Si je veux utiliser mon chien d'arrêt britannique selon ses capacités (lacet à 300m), j'ai pas envie qu'on me reproche d'avoir un chien à grande envergure.

    Idem, si j'ai envie d'avoir un gros 4x4 et que j'habite à Paris, c'est aussi mon droit.

    Donc respectons déjà les règlements, et arrêtons de parler d'éthique. C'est à la mode en ce moment du coter de nombreux bécassiers qui se sentent investi d'une mission divine.

    Je ne dénigre pas les bécassiers, loin de là, mais il est vrai que les donneurs de leçon de moral me les casse un peu en ce moment de reduction drastique de nos libertés individuelles.

    Par contre monter des dossiers pour contrer les Anti-Chasse, sans avoir à se justifier, je suis entièrement pour. Que nous défendions nos droits, idem. En gros il faut plus anticiper les futures attaques, quitte à poser des réclamations en avance, plutôt que d'être en position défensive.

  • CHRIS 63

    Bonsoir à toutes et tous,

    Ah oui, nous sommes bien en France, il faudrait encadrer, légiférer et ensuite gueuler comme des putois car les lois sont la plus part du temps castratrices !!! De mon point de vue, il serait surement plus "productif" d'éduquer, de moraliser, en un mot d'instaurer dans notre éducation cette notion fondamentale de respect et de mesure, la notion de responsabilité. Aprés, faut il faire une généralité en prenant en exemple deux ou trois cons qui traversent en dehors des clous ?? Je ne le pense pas.

    Cordialement.CHRIS.

  • manant

    @[supprimé] wrote:@[supprimé] wrote:Un comité d'éthique, rien que ça, si l'idée est louable, la réalisation me semble utopique.

    Composition du dit comité, nommé par qui, attributions, niveau de compétences, légitimité etc...

    La loi chasse est déjà bien encadrée, que l'on applique la loi et le règlement et ce ne sera pas si mal.

    Les dérapages ne sont pas si nombreux, et restent dans la légalité. L'éthique est une notion assez abstraite, qui varie en fonction de la sensibilité de chacun.

    +1

    +1 aussi respirons la liberté à plein poumon, avant d'être étouffé par tous les contrôles... et autres comités...et pour Pépé 07 et moi de ce que nous fumons le peu de liberté nous restant est vite respiré par le peu de poumon fonctionnant...

  • Red cloud

    Bonjour

    Je défends l’idée que précisément la mise en place d’une telle autorité par les chasseurs serait aussi un moyen de prévenir l’arrivée de nouvelles lois, préserver notre liberté et de maîtriser notre image.

    La chasse est effectivement un espace de liberté, c’est aussi pour cela que nous l’aimons, nous devons pourtant respecter un cadre réglementaire de + en + imposant composé de lois nationales, départementales, auxquelles s’ajoutent les règlements intérieurs des sociétés de chasse. C’est lourd et compliqué j’en conviens, nous sommes aussi tous vigilants face à l’arrivée possible de nouvelles lois susceptibles de réduire notre pratique.

    Logiquement, l’application stricte des textes et les contrôles devraient garantir une pratique saine de la chasse. Or, il n’est pas possible ni souhaitable de légiférer sur tout, il se pose l’éternelle question de l’application des lois et de l’exemplarité des sanctions en cas d’écart. Par contre, on ne m’ôtera pas de l’esprit qu’il existe au-delà de la loi une certaine moralité à la chasse. Je partage l’avis de Chris63 sur l’éducation et la moralisation, et qui mieux que les chasseurs pour le faire.

    Je dis aussi que si nous n’apportons pas un certain regard sur des actes actuellement légaux, sur des actes non condamnés ou très légèrement, si nous ne communiquons pas plus fortement sur le fait qu’il y a des choses que nous n’acceptons pas, nous risquons de les voir un jour encadrés par une nouvelle loi.

    Une bonne partie des lois chasse est venue s’imposer à nous en raison de certains actes isolés, que nous connaissions et pourtant nous n’avons rien fait. Regardez comment en France le moindre fait divers peut conduire à l’élaboration d’un projet de loi.

    Prenons l’exemple du carnet de PMA bécasses : si les instances représentatives de la chasse avaient eu la volonté d’agir fermement face aux comportements de certains, incapables de se modérer ou attirés par la vente des oiseaux, tous connus localement, nous n’aurions pas à l’heure actuelle ce dispositif contraignant l’ensemble des chasseurs, tout en légalisant d’ailleurs un prélèvement individuel excessif selon moi. En plus il commence à se dire que les contournements de la loi ne se sont pas fait attendre. Faute de savoir contraindre quelques uns, tous les chasseurs doivent subir et appliquer une nouvelle réglementation. Ceci illustre bien quelles sont les conséquences de l’absence de régulation des comportements : une nouvelle loi !

    Je m’étonne en fait de la passivité de nos représentants face à certains abus connus, qu’ils dénoncent parfois, alors qu’ils auraient le pouvoir d’agir tout en communiquant habilement. Cette passivité a des conséquences.

    Pourtant comme Michel78 le dit, il existe bien localement une certaine autodiscipline au travers des ACCA ou sociétés privés, grâce aux actions de leurs présidents et membres. Je me souviens d’un cas à la télé où un chasseur était entendu puis sanctionné par le bureau d’une ACCA pour avoir tiré sur une espèce protégée. Comme quoi les chasseurs savent prendre leurs responsabilités et la communiquer. Mais tout cela a une limite, locale. L’idée c’est aussi de délocaliser ce genre de procédure pour éviter les conflits d’intérêts, et juger en toute indépendance, avec un pouvoir suprême autour de la délivrance du permis.

    Réaliser des tableaux de 3 à 4 chiffres en une saison sur du gibier d’eau, c’est légal, marginal, mais ça existe. On peut même l’afficher à la télé (seasons-chasse en camargue).

    Discutez avec certains spécialistes de la grive, de la bécassine et vous entendrez aussi certains scores…légaux.

    Malgré le PMA, on rapporte ça et là la persistance d’abus sur les bécasses qui ne seront pas sanctionnés.

    Chacun jugera aussi s’il est opportun de redonner le permis au chasseur à courre qui en 2007 dans le Tarn avait mis à mort à l’épieu un cerf ayant fini sa course dans la cuisine d’un particulier, au milieu des chiens, sous le regard des enfants, et d’ailleurs s’il était opportun que les associations de chasse locales (fédé dépt comprise) le soutiennent lors du procès….

    Les chasseurs doivent-ils accepter quel que soit la sanction infligée par la justice, le retour dans leurs rangs de personnes ayant tué une espèce protégée (ex 2010-un lynx) ? La prolongation d’une peine de suspension de permis par les chasseurs n’aurait elle pas une valeur symbolique ?

    Chacun jugera, ce n’est pas l’objet du post, mais ce serait le rôle d’une telle instance, d’agir et de lutter contre ces cas extrêmes.

    Qu’on le veuille ou non, même légale, la chasse est sous le regard de chaque citoyen et des politiques. L’opinion publique a un pouvoir qu’il ne faut pas négliger, et l’image que nous donnons déterminera en partie notre avenir. Il est regrettable d’alimenter les actions des antis par la tolérance de certains actes. C’est aussi par une saine image que nous pouvons attirer de nouvelles générations à la chasse. Je crois beaucoup à la valeur de l’exemple, notamment dans notre société où la communication est le nerf de la guerre. Selon moi, il y a une symbolique forte si les chasseurs infligent leur propre sanction à ceux qui déshonorent l’esprit dans lequel nous revendiquons exercer notre passion.

  • SCHNUTZ

    Bonjour,

    Quel beau discours, mais comment mettre en place une autorité sans légiférer, les lois chasse existent, la police de la chasse, la gendarmerie et même le maire ont autorité pour dresser procès verbal en cas d'infraction. Le sort d'un chasseur qui tue un animal protégé sera rapidement scellé,poursuivit par tous les organismes,

    judiciaire et de protection de la nature, le permis est généralement annulé avec interdiction de le repasser avant un certain délai.

    Un comité d'éthique qui serait nommé par qui, qui contrôlerait le bon déroulement du jugement, le tribunal des prudhommes a montré ses limites, et je ne vois pas comment un comité dit d'éthique, pourrait sanctionner ce que la justice ne fait pas, sans être encadré par des lois pour pouvoir sanctionner un acte. Quel comité, départemental, régional, national, local, au sein de la société ? Le règlement intérieur prévoit ce genre de dérive, et il appartient au président de la société de prendre les mesures qui s'imposent en cas de manquement. Dans le cas d'un chasseur qui commet une infraction ou un délit, il est du devoir du président, si il en a connaissance de sanctionner le coupable par le règlement intérieur, et de rapporter les faits à la police de la chasse sous peine de poursuites pour complicité.

  • Red cloud

    @[supprimé] wrote:Bonjour,

    Quel beau discours, mais comment mettre en place une autorité sans légiférer, les lois chasse existent, la police de la chasse, la gendarmerie et même le maire ont autorité pour dresser procès verbal en cas d'infraction. Le sort d'un chasseur qui tue un animal protégé sera rapidement scellé,poursuivit par tous les organismes,

    judiciaire et de protection de la nature, le permis est généralement annulé avec interdiction de le repasser avant un certain délai.

    Un comité d'éthique qui serait nommé par qui, qui contrôlerait le bon déroulement du jugement, le tribunal des prudhommes a montré ses limites, et je ne vois pas comment un comité dit d'éthique, pourrait sanctionner ce que la justice ne fait pas, sans être encadré par des lois pour pouvoir sanctionner un acte. Quel comité, départemental, régional, national, local, au sein de la société ? .....

    je suis tout à fait d'accord, ce sont des questions qu'il faudrait se poser dès lors que l'on répond "oui" au principe et effectivement, pour refaire le parallèle avec les conseils de l'Ordre chez certaines professions ce sont des structures encadrées par la loi. Du coup ces professions ont la main mise sur les évolutions possibles de la loi.

    Le débat que je pose porte uniquement sur le principe d'une autogestion de problématiques par les chasseurs, avec forcément une organisation nationale, et que chacun s'exprime sur sa vision des choses; difficile d'évoquer toutes les modalités envisageables tant que l'on a pas répondu à cette première question.

  • serge66

    Salut,

    l'éthique de chasse correspondrai a la manière de chasser le gibier avec tel chien:

    exemple:

    :arrow: chiens d'arrêt à la plume

    :arrow: terriers en vénerie sous terre

    :arrow: chiens courants au poil

    :arrow: utilisation avec parcimonie des appareils électroniques mis a notre disposition (colliers , téléphone etc etc)

    :arrow: utilisation de véhicule pour la poursuite d'un animal

    Dés que l'on a fait le point de cette éthique(les cinq exemples que je viens de citer parmi tant d'autres) on voit que l'on devrait passer sa saison de chasse a réprimander ceux qui n'appliquent pas ces régles ou cette charte :mrgreen: :mrgreen:

    :arrow: Donc a mon avis chacun est libre de chasser comme il l'entend, c'est son problème, son plaisir , son envie

    :arrow: dans la mesure ou il applique la LOI et n'interdit pas aux autres de chasser aussi comme ils l'entendent avec les chiens qu'ils veulent pour le gibier qu'ils veulent.Ensuite tout est question d'amour propre et d'utilisation des animaux ou des appareils dans le but pour lequel ils ont été créés 😃

    voila 🙂

    serge

  • Red cloud

    Bonjour à Serge66 🙂

    Non pour moi l'éthique ce n'est pas ça, et il ne faudrait surtout pas que l'on en arrive là. S'il devait y avoir un jour la création d'un comité national, son rôle premier devrait être de statuer sur certains cas extrèmes contraires à l'esprit de la chasse, et qui peuvent porter atteinte à son image. Il n'est pas question de juger la manière dont les gens chassent, avec quel chien etc...ce serait n'importe quoi d'en arriver à ça. Pas question d'atteinte à nos libertés, mais affirmer à un moment qu'il y a des choses que l'on ne peut accepter.

    J'ai cité quelques exemples pour illustrer ce qui mériterait d'être regardé par les chasseurs, il s'agit de comportements extrèmes et de luttes contre certains débordements, avant que cela se traduise par une nouvelle loi chasse venue d'ailleurs.

  • serge66

    Salut Red cloud,

    j'ai été regarder sur le site de l'ANCER et voila ce que j'ai trouvé sur l'éthique de la chasse:

    :arrow: Alors qu'en tu, toi et les autres :?: :?: :?: :?:

    site de l'ANCER

    Parlons d'éthique par JM Harmand

    " Et ainsi, quand on leur reproche que ce qu'ils recherchent avec tant d'ardeur ne saurait les satisfaire, s'ils répondaient qu'ils ne recherchent en cela, qu'une occasion violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi, ils laisseraient leurs adversaires sans répartie. Mais ils ne répondent pas cela, parce qu'ils ne se connaissent pas eux-mêmes. Ils ne savent pas que ce n'est que la chasse, et non pas la prise, qu'ils recherchent." (Pascal)

    Les chasseurs se réfèrent facilement au terme «éthique». Cependant, quand on les interroge sur le su jet, les réponses fournies vont de l'énoncer de règles de gestion (on ne tire pas les gros), de sportivité (on ne tire pas un animal arrêté), de sécurité (on ne tire pas sans avoir identifié) a des rappels de la règlementation (on ne tire pas la nuit). Cela va des tables de la loi (il est interdit de) à "à chacun son éthique" (on s'arrange avec sa conscience). Et quand on fait le bilan, l'éthique de l'un n'est jamais celle de l'autre alors que tout le monde en parle !

    En fait, la définition même de l'éthique semble méconnue de la plupart des chasseurs et ils rechignent dans l'ensemble à faire une démarche pour amener au grand jour ce que pourrait recouvrir ce terme. Peut-être craignent-ils ce faisant de créer un carcan qui les aliènerait dans leurs convictions et dans leur liberté créatrice !

    Tentons ici de donner une définition de l'éthique, de montrer qu'elle est une composante essentielle de la chasse, inséparable du libre arbitre, du libre exercice de la sensibilité et de l'intelligence.

    L'éthique peut être vue comme le lien entre la morale (notion de bien et de mal), le plaisir (notion de bien-être) et la nécessité (notion d'économie) et comme l'ensemble des valeurs qui met en phase une pratique, en l'occurrence la chasse, avec la sensibilité et les besoins de son époque. On accepte donc qu'elle puisse évoluer au gré des époques et que pour ce faire elle se construise en permanence ; à une époque c'est par exemple tuer pour manger, à une autre c'est tuer pour le sport et encore à une autre c'est tuer pour retrouver la nature... Donc l'éthique comprise dans le bon sens ne peut rien scléroser car c'est une morale vivante constamment soumise au débat et qui s'adapte aux époques.

    Au moment de l'action, le chasseur se retrouve bien souvent seul au fond des bois (ou au moins face à lui même) livré à ses pulsions "cynégétiques ". Si la réglementation lui offre des points de repère précis pour chasser (telle espèce, telle période, tel endroit, tel armement...), ceux-ci ne précisent pas comment agir en toute circonstance ; le chasseur dispose alors d'une grande liberté d'action. Par exemple, la loi n'interdit pas de tirer avec une arme mal réglée ou hors de portée efficace (celle-ci variant d'une situation à l'autre). Donc même en réglementant à outrance (ce qui n'est pas à espérer) et en ayant un garde derrière chaque chasseur, on perçoit bien que le chasseur a besoin de points de repères supplémentaires pour adapter son comportement à chaque situation mais aussi de clés de détermination car à la chasse, par définition, toute situation est inédite. C'est là que l'éthique intervient, comme régulateur de l'activité (par exemple ne pas faire une hécatombe même si la loi l'autorise), pour facilité la vie en société (ne pas tirer un gibier qui se dirige vers son voisin) voire éviter au chasseur de sombrer dans la barbarie (rendre les honneurs au gibier).

    La force de la chasse vient du fait qu'elle permet au chasseur, en laissant s'exprimer en lui sa part d'animalité, de s'éloigner un temps de la civilisation pour aller se confronter au sauvage puis d'y revenir riche d'une expérience unique dont il fera profiter les autres. L'éthique de la chasse, issue d'une discussion, où morale, émotion vécue et nécessité sont confrontées, est une richesse partageable, un lien qui unit les hommes. Dans une société où le virtuel et le superficiel issus de la technologie tendent à l'emporter sur les expériences de la vie grandeur nature, la chasse, en tant qu'acte de prédation intelligemment codifié, notamment au travers de l'éthique, permet aux hommes de garder les pieds sur terre et de cultiver leur fraternité...

    JM HARMAND

    Serge

  • Red cloud

    Bonjour

    Je ne sais pas si l’ANCER existe toujours, j’avais déjà lu ce texte il y a quelques temps et ça me semble être des propos plutôt bien construits et une bonne réflexion autour de l’éthique. C’est un très bon sujet, mais comme je l’ai dit dans mon premier message :à mon avis sans fin, sauf peut être si l’on se fixe comme objectif de définir l’éthique de la chasse en moins de dix principes simples sur lesquels tous les chasseurs peuvent se mettre d’accord (sous entendu à respecter par chacun).

    Pour répondre aussi à Pierre 2A, je suis bien d’accord avec le fait que l’éthique n’appartient pas à un mouvement, ni à un club, et encore moins aux bécassiers…à eux d’ailleurs d’expliquer comment tuer 30 bécasses à l’arrêt du chien est plus éthique que d’en tuer une au hasard par un chasseur à pied sans chien…bref…la plupart des chasseurs sont capables d’en donner leur interprétation, donc c’est la preuve que c’est une notion qui nous concernent tous.

    Je me rends compte aussi que je n’aurai pas du mettre le mot « éthique » dans mon message car la plupart des gens rebondissent sur cette notion alors que je voulais surtout introduire un débat sur un éventuel principe d’autodiscipline propre au monde des chasseurs, pour tous les chasseurs, avec les bénéfices que nous pourrions en retirer selon moi. Je reste persuadé que ça pourrait être un moyen de faire progresser la chasse sur bien des domaines.

    Régulation des mauvais comportements ne veut pas dire atteinte à nos libertés, dans la mesure en plus où tout ceci serait fait par des chasseurs, on peut quand même en espérer un certain bon sens.

    Les mauvais comportements existeront toujours…peut être…mais à la différence de Pierre 2A et comme d’autre chasseurs semblent aussi le dire de manière résignée, je ne veux pas l’accepter avec fatalité car je pense que ce sont des risques pour la pérennité de notre passion tel que nous la pratiquons aujourd’hui.

    Juste pour l’exemple : il y a qq jours j’ai croisé un chasseur qui en un we avait tué un nombre inconsidéré de grives, je n’ai pas envie de donner le chiffre mais devant un tel comportement, que cette personne soit convoquée à Paris devant une commission ou une délégation régionale, ou reçoive un courrier de mise en garde de la FNC, ça ne me choquerai pas….ce serait à mon avis l’ultime dispositif de modération avant que l’on nous impose des bagues, des jours, un PMA…

    Quelque part je vous écris ce qui me semble être un des principes fondamentaux de la chasse et de toutes les chasses, c’est que l’on ne tue que ce que l’on peut consommer.

  • j-v

    ont oublie un truc , pour la plupart vous chassez ou ?? sur vos terre ou celle des autres ???

    ici ont a eu un problèmes , un groupe de chasseur , qui ne respectaient rien , brutaliser les auitres chasseurs , buvaient , ce croyait tous permis , ils ont été exclus ou sont partis de la societé de chasse , bilan ils ont creer leurs propre societé sur leur terre qu'ils ont retiré de la société , et c'est encore plus invivable a eux comme voisin de territoire ..

    alors que ferait un comité d’éthique dans ce cas la ??

  • Red cloud

    Bonsoir J-v

    l'intérêt d'un tel comité ce serait aussi de délocaliser les conflits, de les juger en toute indépendance par des représentants du monde de la chasse en écoutant chaque partie.

    Vu ce que vous décrivez, ça veut dire que ce sont des individus au comportement dangereux alors la commission pourrait agir ainsi:

    1. Médiation/rappel des règles/rappel des sanctions possibles

    2. Si récidive et en dernier recours: suspension de permis selon durée adaptée.

    Les fédé ont entre les mains le pouvoir suprème: le permis.

    Vous pouvez disposer de votre territoire mais vous ne pouvez y chasser...je pense que ça aurait pu faire réfléchir...

  • j-v

    un tel comité ne vaudrais que si il est ecouté par des gens sensé

    un exemple d'agissement , allo votre chien est chez nous , venez le chercher ... la personne y va et ce fait tabasser , plainte , procès amende , mais rebelote peut aprés , que peut dire la fédé rien , ce n'est pas en actions de chasse ...

  • Red cloud

    oui mais dans ce cas c'est un fait qui relève de la justice, donc une réponse pénale existe normalement.

  • Red cloud

    Bonsoir

    Je jure solennellement qu'avant de rédiger mon post je n'avais pas lu les conclusions des Etats géneraux de la chasse en Février 2011, organisés par la FNC et au cours desquels se définissent les grandes orientations de la chasse pour son avenir.

    Je vous invite à lire la diapo 3 de l'atelier 4 [Valeurs, éducation et réglementations] sur le lien ci dessous.

    http://media.seasons.fr/uploads/PDF/ATELIER_4.pdf

    il est dit:

    Inventer des moyens et des outils de sanction et de discipline internes au monde de la chasse en dehors du domaine réglementaire à l’instar des ordres professionnels et des fédérations sportives

    • Créer des écoles de chasse dans chaque département vouées en particulier à la transmission des savoirs, des bonnes pratiques, des comportements et des règles éthiques.

    J'ai l'impression du coup d'avoir inventé l'eau tiède avec ma thèse :oops: mais c'est rassurant de voir que je ne suis pas le seul à penser qu'il est nécessaire de mettre en place une structure disciplinaire interne. Si nos représentants poursuivent dans cette voie conformément aux conclusions du groupe de travail, nous devrions voir un jour la création de ces organisations.

    Ce soir je vais dormir content! 🙂