Hello,
Pour moi il faut :
1:Faire un ramassage et curer si besoin ( c'est long dur et chiant)
2:Jouer avec un traitement de type paille d'orge et/ou bactéries,
3:Assurer une zone d'ombre sur le plans d'eau
4:Implanter un ou plusieurs amours blanc
Voici l'extrait d'un site internet sur le sujet...
Principales méthodes pour limiter la prolifération des algues filamenteuses:
- Végétalisation du plan d'eau: on a tendance à considérer que l'équilibre biologique du bassin est obtenu, en matière végétale, lorsque les plantes représentent à peu près 1/3 de sa surface. Ceci est valable aussi pour les étangs et les mares. Toutefois, plus un bassin est réduit, plus il sera nécessaire d'augmenter la proportion des plantes, celles-ci permettant de réguler non seulement l'oxygénation, la dénitrification, mais aussi les brusques écarts de températures, très violents dans les petits aménagements, par leur qualité d'ombrage. Ainsi, il est important de concevoir son plan d'eau de telle façon qu'il sera facile d'y implanter une flore suffisament conséquente, en prévoyant par exemple une large zone lagunaire (la plupart des plantes d'eau poussent de préférence à une profondeur inférieure à 10 cm), et de penser à l'utilisation contrôlée des Phragmites (roseau commun), forts consommateurs de nitrates et producteurs d'oxygènes dans leurs racines. Pour de vastes aménagements, les potamots (Potamogeton crispus, natans, lucens) et les cératophylles (Ceratophyllum demersum) peuvent être d'excellents concurrents aux algues filamenteuses. De plus, les plantes flottantes, en bloquant la lumière, présentent un action complémentaire intéressante.
*Spécialités chimiques: plusieurs sociétés proposent des produits plus ou moins miraculeux pour éradiquer ces algues indésirables. Si nombre d'entre eux sont efficaces pour de petits bassins, leur emploi sur de plus grandes pièces d'eau s'avèrerait très honéreuse. Notons toutefois que les produits à base de péroxyde d'oxygène, non polluant et sans intéraction néfaste avec le peuplement animal du bassin, offre des résultats spectaculaires, "cuisant" presque instantannément les algues qu'il suffira de ramasser à l'épuisette.
*Le chaulage: le but principal de cette action, consistant à apporter de la chaux ou du carbonate de calcium sous d'autres formes, est de faire remonter le PH de l'eau, c'est à dire la rendre moins acide. Ainsi, l'oxygène est libéré plus facilement dans l'eau et permet aux bactéries, puis aux plantes "classiques" de consommer les nitrates, et autres nutriments contenus dans l'eau, et de concurrencer les algues filamenteuses qui, elles, peuvent les assimiler bien plus facilement. Le calcium et le magnesium aident quant à eux à rendre le phosphate soluble. A l'échelle d'un étang, on considère que 100 à 500 kg de chaux par hectare sont suffisants, mais cette opération peut être reproduite annuellement, surtout lorsqu'il y a une forte population de poissons. On évitera l'épandage lors de fortes chaleurs, le coup de fouet chimique pouvant détruire de grandes quantités de micro organismes lorsque la température est trop élevée.
*La stimulation des bactéries: indispensables à l'équilibre du milieu aquatique, leur action est prépondérante dans la dégradation des matières organiques et des nitrates. A l'échelle d'un petit bassin, des spécialités commerciales sont disponibles sur le marché, le plus souvent sous le noms de "kits de démarrage", ou encore de "starters" pour les filtres. Une lagune (ou un lagunage indépendant) est l'emplacement idéal pour leur ensemencement, l'intéraction avec les racines des plantes et la large surface qu'offre un tapis de gravier leur offrant un milieu parfait pour leur développement en symbiose avec la végétation. Pour un étang ou une mare, la méthode la plus simple consiste à disposer sur une berge, de préférence à la queue du plan d'eau, un tas de fumier, source de nourriture pour les micro organismes et les invertébrés qui se logeront ensuite dans les herbiers subaquatiques.
- La paille d'orge: cette méthode venue du coeur de la vieille Europe semble parfois porter ses fruits, même si des tests scientifiques grandeur nature n'ont jamais pu démontrer une réelle efficacité. Bien que très perplexe, j'en fais tout de même part ici, car elle ne peut en aucun cas poser de souci quant à l'équilibre du plan d'eau et permet encore aux invertébrés de trouver là une source de nourriture et un abri potentiel. Les quantités à utiliser sont assez importantes, de l'ordre de 5 à 10 tonnes/ha. Là encore, des spécialités commerciales contenant les soit-disant principes actifs de la paille d'orge sont disponibles sur le marché. Il semblerait que la décomposition de la lignine (grace à une intéraction microbienne) de la paille dégage des substances inhibitrices de la croissance de la spyrogyre. La dégradation de la cellulose de la paille consommant de l'azote, on peut penser que cela limitera les nitrates, mais le processus étant gourmand en oxygène, il faut rester prudent.
*Le ramassage: applicable seulement aux petits aménagements, il représente cependant la méthode curative la plus efficace à court terme. Les quantités évacuées sont assez surprenantes la première fois, mieux vaut prévoir une épuisette solide!
- L'aération: par la pose d'un aérateur, d'une cascade, d'une rivière artificielle ou toute autre source de mouvement et d'aération de l'eau, on oxygène celle-ci et l'on contribue très efficacement à la dégradation des nitrates, principale ressource des algues filamenteuses.
*La déprédation: en plaçant des animaux végétariens, susceptibles de se nourrir de quantités importantes d'algues, on en limite forcément le développement, on peut même les voir disparaître. La carpe Amour, ou Amour blanc, à titre d'exemple, est une redoutable brouteuse. Mais attention: elle n'est en aucun cas sélective. Et si, en France, elle est réputée impropre à se reproduire, on constate néanmoins des cas de reproductions, même dans des régions assez peu clémentes. Trop de carpes Amour dans une pièce d'eau peuvent signifier la complète désertification de celle-ci, avec des conséquences au moins aussi graves pour le milieu que celles causées par les spyrogyres. D'autres brouteurs, comme certains canards ou encore des carpes Koï ou miroir ont un appétit moins dévastateur. Bien entendu, les animaux préfèreront manger en priorité d'autres plantes que les algues filamenteuses, qui auront une saveur, une texture et une valeur nutritive plus intéressantes.