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Calcul du swing

Par Kaiser | 9 octobre 2012

re-bonjour à tous,

je le suis amusé rapidement à calculer combien il fallait mettre devant une perdrix que l'on tire à 30m, je tombe sur un résultat qui me parait improbable, dites moi ce que vous en pensez :

Je tire à 30m :

  • Mes plombs font du 350m/s en moyenne, donc mettent 30/350 = 0.08s à parcourir les 30m (mettons 0.1s)

  • Mon piaf fait du 84 km/h à pleine vitesse, soit 84000m/3600s soit 23m par seconde.

Donc, à 23m par seconde, si mes plombs mettent 0,1s à arriver, il faut que je tire 2,3m devant pour faire concorder son avance à celle des plombs.

Bref : ça parait beaucoup, non ?

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Réponses

  • Paulo62

    Salut ! A mon avis si ton oiseau te passe en travers à 84km/h tu dois les mettre tes 2,3 metres en avant ! C'est une fusée à cette vitesse !

  • alexcarpe72

    je pense que oui ton calcul parait logique, lorsque je vais chassez le ramier, lorsqu'il passe vachement haut avec du vent de derriere, je met jamais assez devant je pense, et quand je met devant de 2m il m'arrive de juste toucher des plumes de cul et pas la mort direct. Donc je pense que ton calcul peut etre un minimum selon le vent et la hauteur, et la direction de passage ( de coter ou de face ...) mais bien amusant ton calcul 😃

  • gaelledieu

    pas mal! je comprends pourquoi on rate souvent! par contre 84 km heure me parait beaucoup pour une perdrix non? les grives a la passe font combien en vitesse alors?

  • rayves

    Voici les données d'un très grand tireur (de mémoire JP mordefroid),pour un oiseau lancé a45 km/h a 25m tirer 1,10 devant

    a 35m tirer 1,50 devant

    a 45m tirer 2,50 devant

    et toujours sans arreter son swing.

    Si l'oiseau est lancé à 90 km/h il faut doubler la correction.

  • Alexis43

    Ton calcul est juste et la vitesse de 80 Kmh pour un perdreau est tout à fait dans les ordres de grandeur.

    Et une sarcelle qui a pris le mistral peut te passer sur la tête à prés de 130 Km/h!

    Mais ce qu'il est important de bien "visualiser", c'est le déplacement du bout du canon pour donner cette avance.

    Si tu fais le petit calcul pour un fusil de longueur totale de 1.2 m et en partant du principe que le centre de rotation de ton fusil est l'extrémité de la crosse, alors il faut que le bout de ton canon se déplace de 10 cm (j'ai arrondi), sans rajouter le trajet parcouru par la cible pendant le temps de la rotation du fusil....

    Cela donne une idée de l'avance à donner....au bout du canon, et c'est ce qui est difficile à apprécier.

    Et on est loin du "queue/tête/pan"...

  • Kaiser

    @[supprimé] wrote:pas mal! je comprends pourquoi on rate souvent! par contre 84 km heure me parait beaucoup pour une perdrix non? les grives a la passe font combien en vitesse alors?

    Grive 51 km/h ! Donc si le calcul est bon, sans vent, il faut mettre 1,4m devant

    J'ai regardé sur deux ou trois sources, et voici :

    En piqué :

    Faucon pèlerin : 320 ;

    Aigle royal : 300.

    En vol (P = max, M = moy) :

    Martinet : 170 ;

    Aigle Royal : 160 ;

    Oie sauvage : 140 ;

    Canard : P.120, M.85 ;

    Épervier : P.110, M.80 ;

    Perdrix : 84 ;

    Pigeon : P.90, M.45 sur 800 km ;

    Faisan : 70 ;

    Hirondelle : 60 ;

    Grive : 51 ;

    Buse Variable : 43 ;

    Mouette : 42 ;

    Corbeau : 38 ;

    Chardonneret : 30.

    En sachant que sauf ceux pour qui il est annoncé la vitesse max, les autres c'est en condition normale. En chasse (pour les chassables...), il peuvent augmenter leurs vitesses

  • Kaiser

    @[supprimé] wrote:Voici les données d'un très grand tireur (de mémoire JP mordefroid),pour un oiseau lancé a45 km/h a 25m tirer 1,10 devant

    a 35m tirer 1,50 devant

    a 45m tirer 2,50 devant

    et toujours sans arreter son swing.

    Si l'oiseau est lancé à 90 km/h il faut doubler la correction.

    Et bien, je suis heureux de tomber sur les mêmes ratios que ce grand tireur, même si je n'en suis justement pas un ! Et que même si ça ne fait pas tout (je n'arrive pas encore à poursuivre mon swing, je me précipite trop et bloque instinctivement mon geste en tirant), je voulais avoir un ordre de grandeur.

    Ensuite, il y a la distance calculée, et la distance perçue en fonction de la trajectoire de l'oiseau ...

  • Kaiser

    @[supprimé] wrote: Et on est loin du "queue/tête/pan"...

    Oui, on en est loin en effet. Cela dit le "queue, tête...pan" est assez réflexe, et je crois que même avec des approches plus théoriques on en revient à cela, il doit bien arrive un moment où l'on arrive à sentir instinctivement où mettre la gerbe

    C'est comme au rugby lorsqu'on tape des pénalités, si on réfléchit, c'est fini

  • Red cloud

    @[supprimé] wrote:

    .....

    Ensuite, il y a la distance calculée, et la distance perçue en fonction de la trajectoire de l'oiseau ...

    exact! mesurez 30 vrais mètres et vous allez voir...c'est loin! 8) du genre que certains appellent 40 ou 45 m...

    ces avances ne dispensent pas de la technique de base et qui consiste à partir canon derrière l'oiseau. Et il faut aussi compter avec sa propre rapidité de swing. Un swing énergique permet de lâcher le coup un peu avant, ça revient bien sûr au même au niveau de l'avance, la vitesse du canon rattrapant le léger delta.

  • Alexis43

    Oui, on est bien d'accord qu'il ne s'agit que de petits calculs théoriques.

    Simplement, cela permet quand même de quantifier et de se rendre compte de l'amplitude du mouvement de swing à donner au canon.

    Rien ne remplace la pratique, c'est clair.

  • Kaiser

    Résultat de tout cela, après la chasse d'hier : j'ai dégommé les deux premiers perdreaux de la journée alors que j'étais face aux maïs. Le premier sort, j'ai juste le temps de me retourner, bing. Je casse, recharge, ferme, et le second sors pareil à ma gauche, je me retourne, bing. Assez content, je note que ce sont des tirs parfaitement instinctifs puisque je n'ai réfléchis à rien. PLus tard dans la journée, je suis posté à découvert, des rabatteurs en face levant les perdreaux dans un champ de betterave. Et j'ai loupé deux perdreaux absolument inratables... Mais, à la différence des deux premiers, je les ai vu arriver sur moi, j'ai donc eu 5 secondes je pense entre la vue et le moment où ils passaient ma ligne. J'ai donc essayer de "poser" mon tir, de mettre comme il fallait devant... Nada, je les ai foiré lamentablement... :-) comme quoi, la théorie c'est de la théorie...

  • tich54

    c'est vrai que c'est souvent comme ça

  • creusoi

    Pareil pour moi ! Quand j'ai le temps de visé je fait comme au baltrap et régulièrement je loupe .

  • Alexis43

    Le tir sur cible mouvante doit devenir instinctif.

    C'est bien pour ça que seul l'entraînement est réellement efficace car on y acquiert les variables essentielles.

    Après, le problème de la théorie vient surtout de la bonne appréciation des paramètres vitesse, trajectoire etc etc, que seul un ordinateur de tir du genre char LECLERC peut faire!

    Quand je vois arriver le gibier de loin, je ne me prépare surtout pas, je lève le canon au dernier moment...des fois ça marche, des fois non!

  • paulfra

    slt!

    pour moi ton calcul et faux car tu ne prend pas en compte l'acceleration, (ou plutot la deceleration) de tes plombs;

    apres un perdreau ne vole pas toujours a bloque; aussi il faut parfois considerer la vitesse angulaire plutot que la vitesse lineaire; ainsi sur un perdreau rentrant, ou c'est justement le cas, je devance guère plus d'un metre quad il est a 20m au dessu du sol; pour le traversar je met 2m a 2,5m devant sur perdreau lancé, mais je reussi bcp moin ce tir

    bonne chance! 😉

  • Red cloud

    Le tir sur cible mouvante est un ensemble de séquences (acquisition, épaulé, etc...) qui doivent s'enchaîner avec une parfaite fluidité. On rate la plupart du temps pour avoir rompu cette séquence, par un épaulé trop précoce, une visée excessive en temps notamment après avoir dépassé la cible, ne pas avoir observé la trajectoire avant l'épaulé, ...

    Voilà pourquoi à l'inverse un tir dit instinctif connaît souvent une bonne efficacité, parce qu' il oblige à enchaîner une partie des phases sans arrêt.

    Faut il pour autant tout tirer à l'instinct? Non, et c'est bien la pratique qui permet de passer de l'instinct à l'automatisme.

    La psychologie et les sensations vont aussi jouer un rôle important. Perso je vois bien comment je tire si je suis énervé ou si je change d'arme (aléas déroutants lorsque je prends l'automatique par ex) :?

  • tich54

    je ne me tords pas trop l'esprit avec des calculs.de même que le soir quand t'es a la passe,et que tu ne distingue plus le bout du canon,d'ou l'importance d'une arme qui tombe bien

  • Alexis43

    @[supprimé] wrote:slt!

    pour moi ton calcul et faux car tu ne prend pas en compte l'acceleration, (ou plutot la deceleration) de tes plombs...

    PAULFRA, ce n'est pas son calcul qui est faux, le calcul en soi est juste.

    KAISER est parti avec des paramètres vitesse, distance, trajectoire etc etc qui sont ce qu'ils sont mais nécessaires pour son petit calcul.

    Il est bien évident que ces paramètres sont infiniment variables et, probablement, statistiquement non reproductibles puisque aléatoires, tous paramètres confondus!

    Il fallait bien qu'il parte d'hypothèses.

    C'est bien là, à mon sens, la véritable difficulté du tir sur cible mouvante: l'oeil doit apprécier précisément chaque variable de déplacement de la cible les transmettre au cerveau qui "fait le calcul" qui va envoyer l'ordre à tout le corps afin de faire la bonne correction, et tout cela en quelques dixièmes de secondes!

    A mon avis, tout cela est extrêmement complexe...et relève de spécialistes!

    Il faut s'entraîner, apprendre, apprendre et apprendre encore.

    Direction le pas de tir!