Salut ,
Voici un article du quatidien "20 minutes" très intéressant.
@20 minutes wrote:Le rôle des oiseaux migrateurs serait tout à fait « secondaire » dans la propagation du virus H5N1 de la grippe aviaire. C'est du moins dans ce sens que s'élèvent des voix autorisées dans le milieu ornithologique.
Principal argument : les routes migratoires des oiseaux ne collent pas vraiment avec les pays ou les zones touchés par l'épizootie dans le monde. Pour Olivier Dehorter, ornithologue au Muséum national d'histoire naturelle, « il y a de grandes incohérences, laissant à penser que le virus ne voyage pas forcément avec les migrateurs ». Certains pays survolés par les migrateurs n'ont pas été touchés par l'épizootie.
« Les oiseaux qui ont quitté au début de l'hiver l'Asie du nord, sont passés en Inde et au Pakistan, or il y a eu très peu de cas de contamination dans ces deux pays, explique Frédéric Lamouroux, ornithologue au parc du pont de Gau, en Camargue. Israël, péage des migrateurs vers l'Afrique de l'est, a été épargné, comme l'Australie, lieu d'hivernage privilégié. Surtout, la remontée migratoire d'Afrique vers l'Europe, par l'axe Sénégal-Mauritanie-Maroc-Espagne-Portugal, n'est pas concernée. Si les migrateurs étaient le vecteur du H5N1, ces pays auraient dû être infestés et connaître une véritable hécatombe ».
Jusqu'à présent, en Afrique, la grippe aviaire a été détectée au Nigeria, et depuis hier, au Niger voisin. Mais, remarquent les ornithologues, elle l'a été quatre longs mois après l'arrivée des oiseaux sur leurs lieux d'hivernage, et le virus a frappé des élevages de volailles domestiques, situés loin des zones humides recherchées par les migrateurs.
« Depuis le début de l'épizootie, environ 150 millions de volatiles domestiques sont morts dans le monde contre seulement 200 oiseaux sauvages, et sur les 2 000 foyers de contamination déclarés, une vingtaine a un migrateur impliqué dans le périmètre », rappelle Pascal Orabi, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Alors, qui est le coupable ? Pour ces spécialistes, il serait plutôt à rechercher du côté du commerce mondial de volailles, légal ou pas.
souce : 20 minutes
Si l'opinion publique et le gouvernement tiennent compte de ces éléments, la chasse aux migrateurs ne devrait pas trop en pâtir. Mis à part l'utilisation d'appelants considérés comme des oiseaux d'élevages.
Par contre l'élevage du gibier de lacher parait bel et bien compromis...
@+