Ca y est, ma vingtième vest terminée, je suis cuit malgrè la déception qui m'anime ce soir.
C'est l'ouverture la plus triste que j'ai vécue depuis mes débuts.
J'ai prélevé un lièvre et un faisan mais la reine de nos plaines n'est plus là ou presque plus là, ici et là quelques compagnies mais les levées qui m'étaient des étincelles dans les yeux ne sont plus ce qu'ils étaient.
Je suis triste car son absence rend cette plaine que j'aime tant bien morose. Des heures de marche pour en apercevoir quelques compagnies à la sauvette. Je pense que dans ce cas ne pas en prélever ne compte pas, c'est les années à venir qui s'annoncent bien ternes si le phénomène que nous connaissons actuellement perdure.
Je pense aux jeunes chasseurs qui parcourent la plaine pour la première fois, quelle image garderont-ils de la chasse ?
Mon neveu a fait à 16 ans sa première ouverture et ce soir au téléphone ces premiers mots ont été : il n'y a pas de gibier !
Il faut être très mordu pour croire encore en ce loisir, j'espère que tous ceux qui viennent comme mon neveu de découvrir une plaine presque déserte auront suffisamment la foi pour prolonger l'expérience et peut-être un jour de septembre connaître leur vingtième ouverture ! C'est eux qui doivent faire la chasse de demain.