À Dreux, les pièges photographiques des chasseurs peuvent nuire aux promeneurs selon une association anti-chasse

Par Nicolas Liégeois | 21 juillet 2026 à 08h34 16
piège photographique
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Après la polémique suscitée par une bâche installée en forêt domaniale de Dreux, voilà que des caméras de surveillance de la faune posées par les chasseurs à courre suscitent à leur tour la contestation d’une association qui y voit une atteinte à la vie privée des promeneurs.

L’installation de ces caméras répond à des règles précises.

Les pièges photographiques pointés du doigt ont été disposés dans le massif de l’Eure-et-Loir par le locataire du droit de chasse à courre, muni d’une autorisation délivrée par l’Office National des Forêts.

On imagine mal en effet un tel dispositif s’installer sur un domaine public sans feu vert de son gestionnaire.

Ces appareils, dont la vocation première reste de suivre les déplacements des animaux sauvages, profitent tout autant aux scientifiques et aux gestionnaires d’espaces naturels qu’aux chasseurs eux-mêmes.

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La loi encadre néanmoins leur usage dès puisque le but de ces dispositifs est de capter des images de la faune et pas des éventuels passants, ce qui explique pourquoi il est recommandé d’orienter les objectifs vers les zones de passage de la faune plutôt que vers les sentiers.

La justice n’a pour l’instant retenu aucune atteinte grave aux libertés.

C’est justement sur ce terrain que l’association Animal Protection du Vivant a choisi d’attaquer, invoquant en avril dernier le respect de la vie privée et la liberté d’aller et venir des usagers de la forêt pour tenter de faire retirer les pièges photos de chasseurs.

Le tribunal administratif d’Orléans a pourtant estimé qu’aucune atteinte grave n’était caractérisée et n’a donc pas ordonné le retrait des pièges photographiques.

L’association anti-chasse a donc été mise pour le moment sur la touche, jusqu’à ce que les militants ne trouvent une nouvelle raison d’engager une procédure contre les chasseurs.

La bataille juridique autour des usages de la forêt domaniale de Dreux, entre chasseurs et opposants, n’a donc sans doute pas dit son dernier mot.

Article mis à jour le 21 juillet 2026 à 08h34

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