Atur : un chasseur poignardé, l’agresseur condamné à un an avec sursis

Par Jacques Cheval | 17 septembre 2025 à 09h46 10
Atur : un chasseur poignardé, l’agresseur condamné à un an avec sursis
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Dimanche dernier à Atur, une sortie de chasse a failli tourner au drame. Un chasseur d’une trentaine d’années a été poignardé à la poitrine par un habitant du village, mécontent d’une situation de stationnement. Le jeune homme, sérieusement touché près du cœur et des poumons, a échappé de peu au pire. L’agresseur, âgé de 58 ans, a été condamné ce mardi à un an de prison avec sursis.

Un coup de couteau qui aurait pu être mortel

« Cela aurait pu finir avec un couteau planté en plein cœur », a rappelé la procureure à l’audience. Le chasseur, qui participait à une battue avec ses chiens, garde une plaie de trois centimètres à la poitrine. Encore marqué physiquement et psychologiquement, il confiait à la barre : « Je ne sais pas si je pourrai un jour repartir avec mes chiens à la chasse. »

Quelques heures après son hospitalisation, il a pu rentrer chez lui, mais doit encore suivre plusieurs jours de soins et débutera prochainement un suivi psychologique.

Des faits minimisés par le prévenu

L’homme jugé a tenté de justifier son geste en parlant de légitime défense. Selon lui, il se serait senti agressé après avoir fait une remarque concernant un véhicule mal stationné. Mais la version des faits est contestée par la victime : « Je voulais seulement avoir des explications, il m’a saisi le bras et m’a planté. J’ai eu très peur. »

Pour l’avocate du chasseur, Me Camille Dubech, il ne fait aucun doute que l’acte est disproportionné : « Entre une altercation verbale et un coup de couteau, il n’y a pas de commune mesure. Mon client est sous le choc. »

Une peine jugée clémente

Le tribunal a condamné le quinquagénaire à un an de prison avec sursis et à une interdiction de port d’arme pendant cinq ans. Une peine qui peut sembler clémente au regard de la violence des faits et du risque encouru par le chasseur.

L’affaire illustre une nouvelle fois la tension grandissante autour des chasseurs, souvent injustement pris pour cible alors qu’ils exercent une activité traditionnelle, encadrée et légale. Cette agression rappelle que le respect et la tolérance doivent primer, surtout face à ceux qui perpétuent une pratique ancrée dans nos campagnes.

Article mis à jour le 17 septembre 2025 à 09h46

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