Un second lièvre au pelage grisonnant tiré dans le Nord

Un lièvre au pelage marqué de zones grises a été prélevé fin septembre à Nomain, dans le Nord, et le phénomène ne s’est visiblement pas limité à un seul animal. Un deuxième lièvre brun présentant les mêmes zones grises sur le dos a été prélevé le 18 octobre dans le même secteur, ce qui relance les interrogations de la Fédération des Chasseurs du Nord sur l’origine de cette particularité.
Un nouvel animal à la robe atypique a été prélevé dans le même secteur.
Nous vous en parlions il y a quelques semaines, un jeune lièvre tiré le 26 septembre sur la commune de Nomain avait étonné les chasseurs par son dos couvert de larges plages grisonnantes, là où l’espèce porte habituellement une toison fauve. On pensait alors avoir affaire à une curiosité isolée, mais un second individu affichant exactement la même particularité a été prélevé le 18 octobre, à peine trois semaines plus tard et sur le même territoire.
Comme pour le premier cas, l’observation a été suivie et documentée par Quentin Lecoeuvre, coordinateur départemental petit gibier de la FDC59, dans le cadre de l’opération de récolte des cristallins que la Fédération conduit chaque saison avec les chasseurs du département.
La répétition du phénomène pose la question d’une origine locale.
Les explications avancées restent les mêmes, à savoir le leucisme partiel, cette anomalie génétique qui empêche la pigmentation de certaines zones du pelage sans affecter la santé de l’animal, ou le piébaldisme, sa variante aux taches dépigmentées irrégulières, rare mais déjà documentée chez les lagomorphes.
Ce qui change désormais, c’est la répétition, puisque deux individus atypiques sur une même commune et durant une même saison de chasse, cela intrigue forcément.
La FDC59 se demande donc si ce caractère génétique ne circule pas tout simplement au sein de la population locale et elle invite les chasseurs à faire remonter leurs propres observations de terrain pour l’aider à y voir plus clair.
Si un troisième lièvre grisonnant venait à être prélevé d’ici la fermeture, il deviendrait difficile de parler de hasard, et les lièvres de Nomain pourraient bien gagner une petite notoriété.
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