Étude IFOP : Pourquoi des chasseurs décident de raccrocher?

Arrêter la chasse ne veut pas dire la rejeter. C’est, en résumé, ce que révèle une étude quantitative de l’IFOP menée sur demande de la FNC et présentée au dernier congrès national auprès de 9 181 anciens chasseurs ou détenteurs de permis inactifs. Le constat bouscule quelques idées reçues.
Derrière les abandons, le quotidien plutôt que la désillusion.
La chasse est une passion dévorante qui prend du temps et nécessite qu’on lui attribue un budget relativement conséquent. S’il est vrai que des chasseurs décident de faire une croix sur leur prochaine saison de chasse, c’est rarement de gaieté de cœur comme nous l’apprend une étude IFOP dont la Fédération Nationale des Chasseurs a parlé lors de son dernier congrès national.
La santé, les contraintes professionnelles et les obligations familiales arrivent largement en tête des raisons qui ont éloigné ces chasseurs du terrain.
Les plus âgés, qui représentent environ 20 % des sorties, se retirent progressivement sous l’effet de l’âge et des limitations physiques.
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Les 30-45 ans décrivent quant à eux un arbitrage épuisant entre vie active et engagement cynégétique.
Enfin, 15 % des anciens pratiquants pointent principalement le coût de la chasse comme facteur déterminant.
L’étude fait aussi remonter, de façon plus discrète, un sentiment de dégradation de l’ambiance dans certains territoires et une pression sociale grandissante. Minoritaires, ces ressentis méritent néanmoins une attention toute particulière.
Un réservoir de retour que les Fédérations auraient tort de négliger.
Le chiffre le plus parlant de l’enquête est peut-être celui-ci : plus d’un ancien chasseur sur deux se dit prêt à reprendre.
Les structures cynégétiques disposent donc d’un vivier réel, à condition d’agir sur les bons leviers.
Accessibilité financière, formes d’engagement plus souples, renforcement de la convivialité collective… Les pistes ne manquent pas.
Ceux qui ont décidé d’arrêter pour des questions de coût figurent aussi parmi les plus enclins à revenir. Il ne manque visiblement que les conditions pour revenir à la chasse et pas l’envie…
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