Stanislas Broniszewski condamné en justice pour avoir semé le chaos lors de la Fête de la vènerie à Senlis

Par Nicolas Liégeois | 2 juin 2026 à 10h21 7
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Presque un an après les incidents qui avaient perturbé la Fête de la vènerie de Senlis, le tribunal a rendu son verdict. Stanislas Broniszewski, porte-parole du collectif Abolissons la Vénerie Aujourd’hui, est reconnu coupable d’avoir organisé un rassemblement sans déclaration préalable et a été condamné à une amende de 2000 euros.

Le 14 juin 2025, la fête avait tourné court.

Le 14 juin 2025, le musée de la vènerie de Senlis célébrait ses 90 ans. Cet évènement était accompagné de la présence des veneurs venus animer la journée avec leurs chiens et leurs trompes sous un dispositif sécuritaire renforcé.

Le préfet avait anticipé les risques en autorisant drones et gendarmerie mobile car le spectre d’une action menée par des écologistes radicaux et anti-chasse avait planait sur la commune.

Les craintes étaient d’ailleurs fondées puisque le collectif AVAs’est rendu sur place le jour de la Fête de la Vènerie et avait d’ailleurs été accompagné du Réseau Pythagore, dont les membres arboraient comme à leur habitude des tenues noires et cagoules comme le ferait un groupe paramilitaire.

En fin de journée, Stanislas Broniszewski avait été interpellé et placé en garde à vue. Le parquet avait engagé des poursuites pour organisation d’une manifestation sans déclaration préalable et quatre parties civiles s’étaient constituées : la Fédération départementale des chasseurs de l’Oise, la Société de Vénerie, l’Association des amis du musée et la mairie de Senlis.

Une condamnation sur toute la ligne.

Le tribunal n’a pas retenu l’argument du collectif AVA selon lequel il fonctionnerait sans chef et la justice a reconnu Stanislas Broniszewski comme fondateur et leader du mouvement.

Partant de ce constat, le tribunal a décidé de sanctionner le militant d’une peine qui comprend 2 000 € d’amende dont la moitié avec sursis, 6 600 € de dommages et intérêts répartis entre les quatre parties civiles, et une interdiction de port d’arme de trois ans.

Bien évidemment, Stanislas Broniszewski a fait appel, l’affaire sera rejugée devant le tribunal d’Amiens, et AVA a annoncé le lancement d’une cagnotte pour riposter et pour financer des actions judiciaires contre les veneurs.

Article mis à jour le 2 juin 2026 à 10h21

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