Après quatre ans, les chasseurs d’alouettes aux pantes retrouvent enfin leurs filets dans le Sud-Ouest

Après quatre saisons d’interruption, les chasseurs d’alouettes des champs aux pantes vont pouvoir reprendre leur activité dès ce vendredi 6 novembre 2026. Un retour qui n’allait pourtant pas de soi et qu’ils doivent au Conseil d’État, lequel a fini par donner tort aux associations opposées à cette tradition.
Une tradition rurale validée par la plus haute juridiction administrative.
Dans les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques, la capture de l’alouette des champs à l’aide de pantes, ces grands filets tendus à l’horizontale, repose sur un savoir-faire que les anciens transmettent aux plus jeunes depuis des générations et qui demande une connaissance fine du comportement des oiseaux.
On parle donc d’une pratique profondément ancrée dans la culture du Sud-Ouest, ce qui n’a pas empêché One Voice et la LPO de multiplier les recours contre les arrêtés ministériels qui l’encadrent, à tel point que les installations sont restées inutilisées pendant quatre longues années.
Le 2 octobre 2026, le Conseil d’État a manifestement tranché en faveur des chasseurs en rejetant ces recours, puisqu’il a reconnu que cette chasse, telle qu’elle est réglementée, satisfait bien aux trois exigences de la directive européenne « Oiseaux », à savoir une méthode sélective, des prises limitées en nombre et l’absence d’alternative satisfaisante.
Des plafonds de captures ont été fixés département par département.
Dans la foulée, un nouvel arrêté ministériel publié ce jeudi 5 novembre est venu fixer les quotas de la saison 2026.
Ces plafonds s’appuient sur les données disponibles concernant les populations, la migration et les prélèvements des années passées, dans une logique de gestion adaptative qui s’accompagne d’obligations strictes de déclaration et de contrôle.
Du côté de la Fédération des chasseurs des Landes, on ne cache pas sa satisfaction de voir enfin revenir une pratique emblématique du territoire, d’autant qu’elle a été défendue pied à pied et qu’elle reprend dans un cadre irréprochable pour la conservation de l’espèce.
On vous laisse sur ces images simples et pourtant si belles, de la transmission de ce savoir entre deux générations.
Commentaires
Rejoignez la discussion
Connectez-vous pour laisser un commentaire.