Attention aux appelants : la France repasse en risque modéré sur la grippe aviaire

Le niveau de risque lié à l’influenza aviaire vient d’être relevé d’un cran sur l’ensemble de la France. Une décision qui touche directement les chasseurs de gibier d’eau, contraints de revoir le transport de leurs appelants dans les zones humides les plus exposées.
Le virus circule de nouveau chez les oiseaux migrateurs à travers l’Europe.
Depuis ce jeudi 5 novembre, la France métropolitaine a quitté le niveau « négligeable » pour passer au niveau « modéré ».
Le ministère de l’Agriculture justifie ce changement par une infection qui progresse visiblement dans l’avifaune sauvage des pays voisins, avec un risque de diffusion par les oiseaux migrateurs de passage sur notre territoire.
Depuis le mois d’août, 19 pays européens ont en effet déclaré des cas chez les oiseaux sauvages ou des foyers en élevage, avec ces dernières semaines des exploitations touchées aux Pays-Bas et en Allemagne ainsi que des cas sauvages en Italie.
La France sortait pourtant d’une période calme après l’épizootie de l’hiver 2025/2026.
Transport encadré des appelants dans les zones humides à risque.
Pour les chasseurs, la conséquence la plus concrète concerne les communes classées en zone à risque particulier, ces zones humides situées sur les grands couloirs migratoires et définies par l’administration.
Les détenteurs des catégories 1 et 2 ne peuvent désormais y transporter plus de 30 appelants, qui ne doivent servir qu’à la chasse, en application des règles fixées par l’arrêté du 25 septembre 2023.
Hors de ces zones, le transport reste autorisé pour les trois catégories de détenteurs, avec des modalités que les Fédérations départementales sont chargées de rappeler à leurs adhérents, tout en demandant à chacun de respecter scrupuleusement les mesures de biosécurité.
Ces mesures ont d’ailleurs été rappelées dernièrement par la FNC sur ses réseaux sociaux :

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