Grippe aviaire : la chasse maintenue dans le Nord malgré six foyers détectés près de la frontière belge

Par Nicolas Liégeois | 14 janvier 2026 à 15h22 1
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Six foyers de grippe aviaire ont été détectés entre le Nord de la France et la Belgique, depuis Noël, ce qui commence à faire beaucoup et pousse la FDC59 à communiquer. La situation aurait pu virer au cauchemar pour les chasseurs nordistes, mais la fédération a visiblement bataillé ferme pour éviter le pire.

L’origine des contaminations en question.

Trois nouveaux foyers de grippe aviaire viennent d’être confirmés côté belge, sur les territoires de Furnes et Poperinge. De quoi porter le total à six depuis le 24 décembre 2025, une dynamique que les services de l’État jugent eux-mêmes « préoccupante ».

Mais la FDC 59 pose une question qui fâche : peut-on encore systématiquement accuser les oiseaux migrateurs et, par ricochet, la chasse ?

Manifestement, la Fédération n’y croit plus. Une « mise à plat » est d’ailleurs promise, et la préfecture aurait garanti une transparence totale sur les résultats de l’enquête.

A lire aussi : Grippe aviaire dans le Nord : les chasseurs de gibier d’eau contraints de s’adapter

On attend de voir.

Un arrêté revu à la baisse après des discussions musclées.

Le projet initial d’arrêté de la Préfecture devait visiblement être bien plus salé mais après des négociations qualifiées « d’intenses mais constructives » par la Fédération, le texte a été apparemment allégé.

Au final, la chasse reste ouverte sur toute la zone réglementée.

Hondschoote, Killem, Warhem et Ghyvelde, jusqu’ici privées d’appelants, récupèrent le droit de chasser avec appelants résidents jusqu’au 22 janvier.

Une douzaine d’autres communes, Bambecque, Bray Dunes, Herzeele, Houtkerque, Oost Cappel, Rexpoede, Teteghem, Coudekerque Village, Uxem, Zuydcoote, Winnezeele, Steenvoorde, conservent ce régime à la même échéance, tandis que le secteur de Bergues devrait être libéré dès le 15 janvier.

Dans un contexte où la chasse au gibier d’eau sert trop souvent de bouc émissaire, ce compromis a le mérite d’exister mais il est de plus en plus difficile de s’en prendre aux migrateurs quand les foyers d’influenza aviaire se retrouvent assez régulièrement dans les mêmes contextes.

Article mis à jour le 14 janvier 2026 à 15h22

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