Quarante-deux lapins de garenne ont voyagé de la région Parisienne vers l’Ardèche

Les Fédérations des chasseurs d’Île-de-France et de l’Ardèche ont travaillé main dans la main ce week-end pour capturer des lapins de garenne sur une base aérienne et les relâcher à plusieurs centaines de kilomètres de là. Une opération qui rappelle que les chasseurs restent les premiers acteurs du développement de la petite faune de nos campagnes.
Une capture organisée sur un site militaire de la région parisienne.
C’est sur l’emprise de la Base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay que les équipes de la Fédération des chasseurs d’Île-de-France et celles de la Fédération de l’Ardèche se sont retrouvées pour mener une opération de reprise de lapins de garenne, baptisée Opération Lapin par les organisateurs.
Le principe est simple sur le papier, beaucoup moins sur le terrain, puisqu’il s’agit de capturer des animaux vivants sur un site où ils sont bien installés afin de les déplacer vers des secteurs où l’espèce a besoin d’un sérieux coup de pouce.
Au terme de l’opération, ce sont 42 lapins qui ont pu être récupérés avant de prendre la route du sud.
Plus de 40 lapins sur une opération peut paraître peu, mais ceux qui participent à ces actions de furetage et de rattrapage savent que cela reste un beau résultat pour une seule session de capture.
Des animaux relâchés sur des terrains préparés pour les accueillir.
Une fois arrivés en Ardèche, les lapins ont été remis en liberté sur les communes de Sécheras et de Saint-Cyr où l’objectif affiché est de renforcer des populations déjà présentes mais encore très fragiles.
Rien n’a été laissé au hasard puisque les lâchers ont eu lieu sur des territoires non chassés, spécialement aménagés pour favoriser l’installation des nouveaux venus et leur donner toutes les chances de s’implanter durablement.
La Fédération ardéchoise a d’ailleurs tenu à remercier l’ensemble des partenaires mobilisés pour cette action menée en faveur de la biodiversité et de la préservation du lapin de garenne.
Ce genre d’initiative demande du temps, des bras et une logistique non négligeable, ce qui ne l’empêchera sans doute pas de passer largement inaperçue auprès de ceux qui ne voient les chasseurs que comme des destructeurs, mais les lapins de Sécheras et de Saint-Cyr, eux, savent à qui ils doivent leur nouveau terrier.
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