Myxomatose du lièvre : faut-il craindre une envolée nationale de la maladie?

Par Nicolas Liégeois | 22 octobre 2026 à 12h15 0
Jeune lièvre
Laisser un commentaire
Commenter

A l’heure où plusieurs cas de myxomatose du lièvre ont été remontées dans différents départements de France, la Fédération Départementale des Chasseurs du Finistère préfère prendre les devants face à une maladie qui gagne du terrain en France. Les chasseurs sont invités à ouvrir l’œil et à signaler sans attendre toute observation suspecte à leur FDC.

Une forme de la maladie capable de toucher aussi bien le lapin que le lièvre.

Dans une publication qui complète la note de vigilance déjà adressée sur la situation du lièvre, la FDC du Finistère fait le point sur un virus qui inquiète de plus en plus.

Si le département reste pour l’heure épargné, des suspicions ont été remontées en octobre dans le Rhône, l’Isère, les Pyrénées-Orientales, l’Aude et le Var, sans que l’on sache encore si le variant ciblé (ha-MYXV) est en cause.

La Charente-Maritime, qui figurait l’an dernier parmi les trois premiers foyers avec le Loir-et-Cher et le Loiret, a connu cet été un épisode sévère autour de la baie de l’Aiguillon et jusqu’aux communes voisines de la Vendée, à tel point que certaines collectivités ont suspendu les prélèvements pour la saison en cours.

Les chiens et les chasseurs en première ligne sur le terrain.

Un lièvre malade pouvant développer des surinfections opportunistes, comme la teigne, la Fédération recommande de tenir les chiens à l’écart de tout animal suspect, qu’il soit vivant ou mort.

Il est également crucial de manipuler ou de déplacer un lièvre qui semble atteint en respectant les règles de biosécurité du réseau SAGIR qui s’imposent avec une double paire de gants et un masque FFP2.

Le mieux reste évidemment de ne jamais déplacer un lièvre suspect mais de contacter immédiatement la Fédération des chasseurs de votre département.

Une mortalité inhabituelle, un regroupement de lièvres morts ou un animal présentant simplement des symptômes doivent être signalés sans délai à la Fédération, qui pourra lancer les investigations nécessaires.

Le Finistère n’est donc pas concerné à ce jour, mais la FDC sait bien que cette surveillance repose d’abord sur les chasseurs, qui arpentent les territoires toute la saison et restent les mieux placés pour repérer le premier lièvre suspect. Cette communication, qui peut finalement profiter aux chasseurs de toute la France, est donc assurément la bienvenue.

Article mis à jour le 22 octobre 2026 à 12h15

Vous avez aimé cet article ?

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités de la chasse !

Commentaires

Rejoignez la discussion

Connectez-vous pour laisser un commentaire.