Toto le sanglier a finalement eu la vie sauve

L’histoire du sanglier Toto a défrayé la chronique depuis quelques semaines et finalement, le suidé ne sera pas euthanasié comme le demandaient les autorités. Il a été accueilli par un parc animalier qui proposait déjà depuis quelques temps de le prendre en charge.
La Cour d’Appel de Douai décide de laisser la vie sauve à Toto.
Le sanglier avait été recueilli alors qu’il n’était qu’un marcassin. La famille l’ayant sauvé d’une mort certaine a décidé de le nourrir au biberon et de le garder chez elle le temps qu’il puisse être autonome.
Bien évidemment, le suidé a été trop exposé à la vie avec les humains pour pouvoir retourner à la vie sauvage.
Finalement, les autorités ont refusé que la famille ne continue de s’occuper du sanglier baptisé Toto mais aussi qu’un parc animalier ne puisse le prendre en charge.
C’est l’incompréhension qui a dominé l’opinion après cette décision de l’administration. S’il est logique qu’une famille ne puisse pas conserver la garde d’un sanglier qui va, à terme devenir impressionnant, pourquoi ne pas autoriser un parc animalier à en prendre la responsabilité?
Une espèce qui cause des dégâts et risques de maladies.
On peut comprendre que les autorités n’aient pas donné facilement leur accord pour que Toto puisse librement être gardé par la famille qui a pu lui sauver la vie et les raisons sont avant tout sanitaires.
Dans un premier temps, des analyses avaient détecté que Toto était positif à la maladie d’Aujeszky, une maladie grave qui peut toucher les élevages porcins mais aussi les chiens.
Finalement, d’autres analyses ont prouvé que Toto n’était pas porteur de la maladie, ce qui remettait en question une nouvelle fois son euthanasie.
D’un autre côté, la loi interdit aux particuliers de détenir ou d’emmener un animal sauvage et, bien que l’action réalisée par les Bienvenu soit louable à bien des égards, elle était parfaitement illégale.
En effet, si les autorités ne tapent pas du poing sur la table, nombre d’écologistes ou d’animalistes vont se mettre à emmener des animaux sauvages chez eux sous couvert de leur sauver la vie et la prise de risque sera alors a son maximum.
Après plusieurs recours en justice, la Cour d’appel de Douai a finalement tranché en faveur du sanglier qui avait trouvé une place au sein du parc animalier de Charleville-Mézières, ou il coulera désormais des jours heureux.
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