Obtenir son permis ne suffit pas toujours pour se retrouver posté lors d’une traque au grand gibier et les nouveaux chasseurs du Nord en savent quelque chose. La Fédération départementale et l’ONF viennent d’y apporter une réponse concrète en ouvrant une « chasse-école » dans le massif domanial de Raismes-Saint-Amand-Wallers.
Des parrains expérimentés vont accompagner les tout nouveaux permis.
Dans un département où les territoires à grand gibier ne sont pas toujours facilement accessibles, les jeunes nemrods peinent souvent à trouver une place.
C’est le constat que Simon Régin, président de la FDC59, dresse sans détour etil assure que la pratique de la chasse pour les jeunes est une priorité de son équipe.
C’est dans cet esprit que la convention a été signée le 10 septembre 2026 avec l’ONF, au terme de plusieurs mois de discussions entre les deux structures.
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Chaque saison, 60 à 70 chasseurs dont le permis a moins de deux ans pourront ainsi participer à une ou plusieurs journées en traque-affût dans le cadre d’une « chasse-école », principalement sur le chevreuil et le sanglier.
Chacun sera suivi par un chasseur aguerri faisant office de parrain, de quoi acquérir les bons réflexes au poste en pratiquant sur le terrain.
Les jeunes seront aussi associés au suivi de l’équilibre entre forêt et gibier.
Le partage des rôles est clairement établi.
L’ONF met à disposition le territoire, fixe les objectifs de prélèvement et apporte son appui technique, tandis que la FDC59 organise les journées, veille à la sécurité ainsi qu’à la bonne cohabitation avec les promeneurs qui fréquentent le massif.
Les participants apprendront également à relever des indicateurs écologiques, à mesurer les animaux prélevés et à observer l’impact de la faune sur la végétation.
Pour Aude Tessier, directrice de l’Agence territoriale ONF de Lille, l’enjeu est de former de nouveaux chasseurs conscients de leur rôle dans le renouvellement des populations animales, alors que le changement climatique fragilise déjà les forêts.
L’expérience sera menée durant la saison 2026-2027 et un bilan commun passera au crible le plan de chasse réalisé, la participation des jeunes et l’effet du dispositif sur l’équilibre forêt-gibier.
Si les résultats suivent, on voit mal ce qui empêcherait d’autres forêts domaniales de s’en inspirer.









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