Dans l’Aveyron, la LPO met en doute la parole des éleveurs au sujet des attaques de vautours

En mai dernier, les éleveurs de l’Aveyron en avaient assez de subir la pression grandissante des prédateurs auxquels s’était ajouté récemment le vautour. Pour alerter sur le danger que peut représenter cet oiseau lorsqu’il ne trouve pas de quoi combler son alimentation de charognard, la propriétaire d’une jument qui avait été tuée sous ses yeux par une colonie de vautours avait amené son cadavre devant les bâtiments de la DDCSPP avec l’aide des jeunes agriculteurs de la région et de la FDSEA.
Elle avait également partagé sur les réseaux sociaux des photos de l’attaque et du nombre impressionnant de vautours présents au moment de l’attaque, photos que vous pouvez retrouver sur l’article publié sur Chasse Passion au sujet de la jument tuée par les vautours.
Depuis, d’autres attaques ont eu lieu sur des chevaux, des brebis ou de jeunes bovins et les éleveurs demandent que l’administration prenne ses responsabilités avec la mise en place d’une régulation des vautours en cas de besoin et des indemnités en cas d’attaque.
Un peu plus d’un mois après, la LPO remet en doute la parole des éleveurs en affirmant ouvertement qu’il s’agit d’affabulations, que le vautour est exclusivement nécrophage et que par conséquent, ils ne peuvent pas s’attaquer a des animaux vivants. L’association s’appuie d’ailleurs sur l’avis d’autres éleveurs situés dans le Larzac qui n’ont pas rencontré de problèmes avec le grand charognard et qui les nourrissent avec leurs bêtes mortes ce qui évite le passage de l’équarrissage.
Pour faire la lumière sur cette histoire qui commence a faire grandir les tensions entre les membres de l’association écologiste et les éleveurs, la préfecture a mis en place un protocole pour étudier les cadavres déclarés et observer s’ils ont été attaqués par les vautours avant la mort ou après la mort de l’animal.
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