Le quota de loups pouvant être abattus va passer à 23% dès 2026

Par Nicolas Liégeois | 8 octobre 2026 à 18h25 0
Le quota de loups pouvant être abattus va passer à 23% dès 2026
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Annie Genevard a annoncé ce jeudi 8 octobre, depuis le Sommet de l’élevage en Auvergne, que le plafond de tirs de loups allait être relevé pour 2026. Les éleveurs, qui demandent que des mesures soient prises depuis des années face à la prédation, attendaient visiblement ce geste.

Les tirs de loups restent très encadrés alors que les pertes dans les troupeaux se comptent par milliers.

En France, abattre un loup en milieu naturel reste interdit, sauf pour défendre un troupeau et les tirs de prélèvement suivent une procédure précise avec un nombre maximum d’animaux fixé chaque année.

La population étant estimée à un peu plus d’un millier d’individus, le quota de prélèvements maximum de 2025 s’élevait à 19%, soit 190 loups.

Un relèvement des plafonds avait déjà été annoncé en janvier, alors que les syndicats agricoles multipliaient les manifestations, et certains départements Alpins réclament même de monter jusqu’à 30% de la population.

On comprend d’autant mieux leur impatience que les éleveurs recensent chaque année plus de 10 000 animaux perdus à cause du loup.

Tout cela sans compter le fait que des éleveurs remettent sérieusement en cause les comptages réalisés et les estimations officielles du nombre de loups présents en France.

Le plafond sera relevé de deux points dès 2026.

D’après la ministre de l’Agriculture, le seuil de prélèvement maximum de loups passera très prochainement de 21% à 23%, comme c’est prévu par la loi.

Elle a toutefois prévenu que des conditions strictes encadreraient les tirs car un plafond atteint trop tôt priverait tout le monde du droit d’intervenir, une situation qu’elle dit vouloir éviter.

Les loups non abattus une année pourront en outre s’ajouter au plafond de l’année suivante.

Un décret doit être présenté d’ici le 12 octobre pour une publication en décembre, en même temps que le texte d’application de la loi d’urgence agricole adoptée cet été.

Ce décret doit également permettre l’usage de lunettes de tir à visée nocturne ou thermique pour le tir du loup.

Il faut désormais attendre pour voir comment seront rédigées ces conditions de tir, car un plafond relevé mais verrouillé trop vite ne servira probablement pas à grand-chose et ne seraient encore une fois qu’une annonce visant à calmer le jeu avec les éleveurs.

Article mis à jour le 8 octobre 2026

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