Un chasseur contraint d’abattre un jeune loup en Lozère

Par Nicolas Liégeois | 22 juin 2024 à 08h35 16
un chasseur attaqué par un loup dans le var
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En ce début de mois de juin, un chasseur a dû procéder au prélèvement d’un jeune loup dans un village situé sur les bords du Tarn. Le chasseur était mandaté par l’exploitant agricole pour défendre son troupeau dans le cadre de tirs de défense.

Un tir de loup réalisé en toute légalité.

C’est dans la nuit du 8 au 9 juin qu’un chasseur a procédé au prélèvement d’un jeune loup sur les terres de la commune de Gorges du Tarn Causses ou un éleveur avait demandé à ce que son troupeau soit surveillé.

Par le passé, plusieurs attaques sur des troupeaux à proximité du lieu ou le loup a été prélevé ont été constatées, ce qui a poussé la préfecture à autoriser des tirs de défense en complément des mesures déjà mises en place par l’éleveur.

Durant cette nuit de début juin, le loup s’est approché dangereusement du troupeau de brebis et s’est mis en situation d’attaque.

Face au loup qui menaçait le troupeau, le chasseur qui disposait de toutes les autorisations n’a eu d’autre choix que de procéder au tir de l’animal et a donc prélevé le loup incriminé.

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Une autopsie du prédateur a été réalisée dans la foulée et il s’agissait d’un mâle d’environ deux ans qui avait déjà été aperçu dans la région.

Le 51e loup prélevé cette année.

Voilà plusieurs années maintenant que les éleveurs réclament plus de moyens pour défendre leurs troupeaux des attaques de loups sans grand résultats.

Depuis le début de l’année, l’Europe semble changer quelque peu son fusil d’épaule en ce qui concerne la gestion de l’espèce qui est davantage laissée aux pays plutôt qu’à l’UE dans son ensemble.

Les autorisations de tirs de défense sont aujourd’hui un peu plus rapides à obtenir mais cela ne veut pas dire pour autant que les moyens mis en place sont suffisants.

La lourdeur administrative est toujours présente et il est encore difficile pour les éleveurs de faire reconnaître rapidement les attaques de loups, souvent qualifiées d’attaques de « grands canidés », ce qui permet assez souvent d’entretenir le flou avec une attaque potentielle de chiens errants.

Pour cette année 2024, seulement 51 loups ont été prélevés pour le moment alors que les quotas de prélèvements doivent permettre d’en prélever un peu plus de 200.

Article mis à jour le 22 juin 2024

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