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Ca y est, le texte est passé!

Par niouf-niouf | 23 juin 2005

Depuis le temps que je l'attends ce texte! 😃 😃

J.O n° 145 du 23 juin 2005 page 10485

texte n° 22

Décrets, arrêtés, circulaires

Textes généraux

Ministère de l'écologie et du développement durable

Décret n° 2005-690 du 22 juin 2005 relatif à la chasse du renard et modifiant le code de l'environnement

NOR: DEVN0530054D

Le Premier ministre,

Sur le rapport de la ministre de l'écologie et du développement durable,

Vu le code de l'environnement, notamment ses articles L. 424-2 et R.* 224-5 ;

Vu l'avis du Conseil national de la chasse et de la faune sauvage en date du 14 avril 2005 ;

Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,

Décrète :

Article 1

Après le tableau de l'article R.* 224-5 du code de l'environnement est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Toute personne autorisée à chasser le chevreuil ou le sanglier avant l'ouverture générale peut également chasser le renard dans les conditions spécifiques figurant au tableau ci-dessus pour le chevreuil et pour le sanglier. »

Article 2

La ministre de l'écologie et du développement durable est chargée de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 22 juin 2005.

Dominique de Villepin

Par le Premier ministre :

La ministre de l'écologie

et du développement durable,

Nelly Olin

Article R224-5

(Décret nº 2004-462 du 28 mai 2004 art. 2 I Journal Officiel du 29 mai 2004)

Par exception aux dispositions de l'article R. 224-4, le préfet ne peut fixer les périodes d'ouverture de la chasse aux espèces de gibier figurant au tableau ci-après qu'entre les dates et sous réserve des conditions spécifiques de chasse suivantes :

Espèces, date d'ouverture spécifique au plus tôt le , date de clôture spécifique au plus tard le ....

Gibier sédentaire :

  • Chevreuil : 1er juin.

  • Cerf : 1er septembre.

  • Daim : 1er juin.

  • Mouflon : 1er septembre.

  • Chamois : isard lorsqu'ils sont soumis au plan de chasse légal, 1er septembre.

Conditions spécifiques de chasse :

Avant la date d'ouverture générale, ces espèces ne peuvent être chassées qu'à l'approche ou à l'affût par les détenteurs d'une autorisation préfectorale individuelle.

  • Sanglier : 1er juin, dernier jour de février.

Conditions spécifiques de chasse :

Du 1er juin au 14 août, la chasse du sanglier ne peut être pratiquée qu'à l'affût ou à l'approche par les détenteurs d'une autorisation préfectorale individuelle et dans les conditions fixées par l'arrêté du préfet.

Du 15 août à l'ouverture générale et de la clôture générale au dernier jour de février, la chasse du sanglier ne peut être pratiquée qu'en battue, à l'affût ou à l'approche dans les conditions fixées par l'arrêté du préfet.

  • Grand tétras : troisième dimanche de septembre, 1er novembre.

  • Petit tétras : troisième dimanche de septembre, 11 novembre.

  • Lagopède des Alpes, Perdrix bartavelle, Gélinotte, Lièvre variable, Marmotte : ouverture générale, 11 novembre.

  • Chamois, isard lorsqu'ils ne sont pas soumis au plan de chasse légal :

chaîne alpine, deuxième dimanche de septembre, 11 novembre.

reste du territoire, troisième dimanche de septembre, 1er novembre.

Nota - Par décision nº 224850, 225596, 225693 et 225769, le Conseil d'Etat a annulé les dispositions du tableau annexé à l'article 1er du décret nº 2000-754 du 1er août 2000 en tant qu'elles autorisent, d'une part, que la chasse aux canards, rallidés et foulques soit ouverte, dans les régions autres que les grandes régions de nidification, le 10 août, et, d'autre part, que la chasse soit fermée postérieurement au 31 janvier pour le râle d'eau et les macreuses, la bécasse des bois, les bécassines et certains autres limicoles, ainsi que pour les turdidés.

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Réponses

  • Jacques Cheval

    J'ai eu ma fédé hier et il m'on dit que le tir du renard d'été n'était pas au programme :shock: :shock: :shock:

    @+

    Jacques

  • polo09

    Bonjour,

    Enfin une décision prise qui va dans la logique des choses.

    Les fonctionnaires du Ministère de l'Environnement auraient-ils changé ou sortent-ils fait d'une formation sur la chasse ?

    Dans l'attente de voir d'autres propositions. Pour une fois je dis bravo Madame le ministre de l'environnement.

    Polo09.

  • flofly

    bonjour à tous,

    J'étais au courant pour la Haute-marne mais j'attendais que ceci rentre en vigueur officiellement et c'est fait!Enfin!

    amicalement,

    florence

  • cedric_g

    :evil:

    Putain j'y crois pas !!! C'est la SEULE période où on peut photographier les renards tranquillos... :cry:

    Désolé mais là j'ai mon côté "anti chasse" qui reprend le dessus... (et pourtant c'est pas mon genre)

    Fait du hasard, ce soir j'assiste à une conférence de Philippe Huet (naturaliste renommé spécialiste des prédateurs européens) sur le thème du statut des mammifères prédateurs en France (loup, lynx, ours, renard, blaireaux...)

    QUESTION : pourquoi dans des zones où on ne chasse pas le petit gibier, continue-t-on à gazer renards et blaireaux ??? Ce n'est pas eux qui vont bouffer les sangliers, alors je comprends pas trop là... Alors qu'ils sont en petit nombre ! (ne me parlez pas de régulation !)

    Autant il y a beaucoup de choses que je peux comprendre, mais là...

    Cette mesure me révolte carrément...

  • gasparddesmontagnes

    @[supprimé] wrote:

    QUESTION : pourquoi dans des zones où on ne chasse pas le petit gibier, continue-t-on à gazer renards et blaireaux ???

    t'es sûr de ce que tu avances ?... le gazage est, me semble-t-il, interdit depuis des années...

  • cedric_g

    Bon ben la prochaine fois c'est dénonciation direct (sauf si je tombe sur le c...rd qui fait ça, auquel cas il risque de passer un putain de mauvais quart d'heure...)

    Enfin, gazage... Ils ont fait cramer des branches de genet à une entrée de terriers, et soit massacré ce qui sortait de l'autre bout, soit laissé sur place ce qui a crevé dedans (après avoir vérifié en déterrant un peu)

    J'ai un pote qui a même retrouvé un renardeau à moitié carbonisé :evil:

  • niouf-niouf

    Le gazage est interdit depuis longtemps :!:

    Le gazage est l'un des arguments principale a la con des antis chasse.

    Et puisque le grand publique n'y connais rien, il se fait manipulé, avec ce genre de connerie! :twisted:

    Ensuite cédric;

    Es-tu au courrant, que la rage refait son apparition dans l'est de la france et que l'équinococose (ortho :?) fait des ravages en ce moment?

    Et pour tout te dire, le poulaillé de mon père, se fait dévaliser tous les ans par des renards et nous ne pouvons rien faire a par faire appel a un piègeur. (quand ils ont le temps et l'envie).

    Et bien maintenan, le problème va vite etre résolut! :wink:

  • cedric_g

    Bon... Je me permets de faire un copier/coller des écrits d'un chasseur sur un autre forum (forum non dédié à la chasse, je précise) à propos du renard et justement, à propos de ce décret !

    Pour agrémenter un peu votre discussion, je pense que celle-ci ne serait pas complète sans l’opinion d’un chasseur. Et oui, certains d’entre eux fréquentent aussi le forum…

    Et en tant que chasseur, je trouve que le décret figurant au JO est… une ineptie.

    A l’heure actuelle, il ne me semble pas exister de motivations scientifiquement étayées de chasser le renard si ce n’est le plaisir qu’éprouvent certains à faire du « carton » gratuit. Est aussi particulièrement dommageable et pernicieuse la notion d’ « animal nuisible » qui perdure encore dans les textes officiels.

    Sans entrer dans les détails, quelles sont donc les prétendues justifications de la chasse au goupil ?

    LA RAGE ?

    La lutte entreprise contre cette zoonose a longtemps servi de paravent à une intense campagne de destruction vulpine(chasse, piégeage, empoisonnement). Le raisonnement sous-tendant cette démarche était basé sur le fait qu'une diminution de la densité de renards limiterait les contacts entre individus et donc la transmission du virus rabique.

    Les résultats ont été tout autres, la dynamique de reproduction de Goupil déjouant ce plan, et affichant au grand jour l'inutilité des méthodes employées.

    En fait seule la stratégie de vaccination des populations de renards au moyens d’appâts contenant une souche atténuée du virus rabique a porté ses fruits et conduit, à elle seule, à la disparition de la rage en France et en Belgique.

    Il n'y a donc en l'occurrence aucune raison valable de pourchasser le renard en tant que vecteur potentiel de la rage, une veille épidémiologique s'avérant néanmoins nécessaire afin de prévenir une possible réapparition de la pathologie. Dans ce contexte, l'Entente Rage et Zoonoses (ERZ) à laquelle appartient près de la moitié des départements français, réalise des échantillonnages de population vulpine par tir sélectif de nuit et procède aux analyses adéquates. Exécutés par des professionnels assermentés, ces actes de prélèvement limités ne peuvent être considérés comme des actes de chasse, mais comme les corollaires indispensables à une politique d'épidémiosurveillance rigoureuse.

    L’ECHINOCCOCOSE ALVEOLAIRE ?

    Il s’agit de la nouvelle anthropozoonose à la mode ! Si son extrême gravité ne doit pas être sous-estimée, faut-il pour autant abattre Goupil à la pelle pour s’en prémunir ? Ce serait raisonner un peu vite pour trois raisons :

    Tout d'abord, le risque réel provient surtout des chiens et chats et de leurs rapports affectifs avec l'homme, d'autant plus que la parasitose est asymptomatique chez ces animaux. Le renard n’est source directe de contamination que pour une frange particulière de la population (chasseurs, piégeurs, forestiers);

    Ensuite, le risque de contamination indirecte, via des substances souillées par les déjections, peut être minimisé par l'application de mesures d'hygiènes élémentaires (éviter de consommer des baies sauvages, se laver les mains régulièrement, éviter l'accès des chiens et chats aux bacs à sables urbains, etc) bien plus efficaces qu'une régulation des populations vulpines ;

    Enfin, cette dernière risque plutôt d'accroître la diffusion géographique de l'affection au lieu de la minimiser, en favorisant les migrations des populations de renards.

    LA PREDATION AVIAIRE ?

    Renard = voleur de poules. Si par le passé les dommages économiques que pouvait occasionner notre canidé à de petites exploitations familiales sans le sou pouvaient être lourdes, il faut bien reconnaître que le paysage agricole français a bien changé. Et l’emploi de recettes simples lors de la construction de poulaillers(clôtures grillagées de 2 m de haut et partiellement enterrées) suffit à décourager souvent toute velléité d’intrusion.

    Et bien des poulets élevés en batterie dans des élevages en « dur » ne verront jamais au cours de leur brève vie, ni renard, ni … la lumière du jour.

    LA PREDATION DU PETIT GIBIER ?

    Stupidité majeure plébiscitée par de nombreux disciples de Saint-Hubert : le lâcher de petit gibier.

    S’il est vrai qu’en plusieurs régions la densité du petit gibier a décru au cours des dernières décennies, la faute en revient surtout à la mutation des politiques agricoles, et non pas au renard. Et j’avoue ne pas voir de corrélation positive entre nombre de renards abattus et densités de petit gibier en bien des régions.

    Pour n’en prendre qu’un seul exemple, cher à notre ami Ronan : la Bretagne. En dépit d’un taux d’abattage de renards parmi les plus forts en France (> 10 000 par département et par an), la population de perdrix grise est l’une des plus faibles (0-5 couples / 100 ha)…

    Aussi est-il tellement simple de lâcher ici et là du gibier d’élevage incapable de se défendre et que certains nemrods tireront à 10 mètres sans effort. Hormis quelques expériences fructueuses basées sur la capture et la réintroduction d'individus sauvages dans des biotopes adaptés et des réserves de chasse étendues, le lâcher de gibier est souvent décevant : gibier inadapté à la vie sauvage, problèmes de pollution sanitaire et génétique, image de la chasse dégradée. Et reprocher au renard de profiter d'une telle manne alimentaire facile à capturer frise la malhonnêteté intellectuelle quand certains chasseurs se félicitent de la prise aisée d'un oiseau lâché le matin même ! Pourquoi reprocher à l'un une solution de facilité quand l'autre en use et en abuse ?

    LES PREDATIONS ANNEXES

    Lorsque les proies habituelles du renard viennent à manquer, on peut parfois observer un phénomène de prédation alternative vis à vis de faons de chevreuil. Certaines études montrent que le taux de prédation peut être très important, mais celui-ci ne met pourtant nullement en danger les populations de cervidés européennes, presque partout en expansion.

    D’autres types de prédation ont aussi été recensés, vis à vis d'agneaux par exemple. L'impact réel demeure délicat à mesurer, mais demeure probablement très faible et n'est que rarement cité en France comme justificatif de la chasse au renard.

    Plus gênante est la prédation qui peut résulter de l'introduction du renard dans des biotopes d'où il était originellement absent, comme en Australie, et où il est susceptible de causer des dégâts sérieux à la faune locale. Il apparaît nécessaire dans ce cas de pouvoir réguler ses effectifs de façon à préserver l'équilibre d'un milieu qu'il perturbe gravement.

    Il n'est pourtant pas aussi facile qu'on peut le croire de prime abord d'appréhender cette notion d'équilibre naturel et le rôle qu'y jouent les prédateurs. Dans la plupart des cas, la prédation est de type "additif" à la mortalité naturelle, mais il peut arriver qu'elle ne concerne qu'un excédent de population comme le souligne une étude menée par Banks en Australie. Dans ce cas de figure, la régulation du prédateur n'entraîne aucun accroissement des effectifs des espèces prédatées.

    Par ailleurs, la préservation des équilibres naturels oblige parfois à des choix cornéliens, au point de parfois aboutir à la destruction volontaire d'une espèce protégée pour en sauver une autre ! Sur l''île de Santa Cruz en Californie, les autorités ont ainsi été confrontées à la problématique de destruction d'aigles royaux... pour sauver le renard indigène.

    CONCLUSION

    J’ai volontairement fait l’impasse sur d’autres motivations annexes (commerce de la fourrure, alimentation etc) qui sont marginales voire inexistantes en France.

    En fait, il me semble que le renard bénéficie d’une image négative infondée aux yeux de bien des agriculteurs et chasseurs. Et que sa chasse est surtout motivée par le plaisir de tirer deux cartouches sur ce qui bouge ou par tradition. Et lorsqu’on parle de tradition… Il s'agit probablement de l'argument le plus discutable justifiant la poursuite d'une activité, quelle qu'elle soit, et responsable des comportements les plus réfractaires à toute évolution…

    Certains d’entre vous se poseront sûrement la question de savoir si je suis réellement chasseur. Et oui, je le suis. Mais en dépit du fait de disposer de l’un des chiens d’arrêt les plus brillants en France à l’heure actuelle, et de croiser bien du gibier, je ne trouve personne pour m’accompagner à la chasse ! Pensez-vous, quand je me limite à 5 pièces par an pour ma consommation personnelle immédiate, quand je m’émerveille du perdreau qui s’envole sous le nez du chien et que je ne tire pas, quand au bout d’une heure je troque le calibre 16 contre un 100-400mm, il y en a qui ne comprennent pas… Tant pis.

    Pour en revenir à MON avis, je vais faire un parallèle avec la situation du loup et même de l'ours...

    Dans les pays de l'Est, les bergers sont TRÈS PEU concernés par les attaques de loups et d'ours, et savez-vou pourquoi ?... PARCE QUE DEPUIS DES MILLÉNAIRES LEURS MÉTHODES SONT ADAPTÉES À LA PRÉSENCE DES PRÉDATEURS !

    À titre d'exemple, une meute de loup (nb : il y en aurait 3 à 6 seulement en France à l'état sauvage) se contente de 1 chevreuil par semaine pour survivre et ne tue QUE par nécessité. "Ouah c'est énorme" diront certains chasseurs, qui eux en prélèvent 480 000 par an (soit plus de 1000 fois plus !!!)

    Seulement en France on veut modifier les habitudes de nos prédateurs et non les nôtres (ce qui est évidemment impossible).

    Pour les poulaillers, excusez moi mais si on y mets les moyens, Goupil ne passera pas ! C'est clair que des poules en liberté ou avec une clôture de 1 mètre ne feront pas long feu devant maître renard :roll: (ou devant n'importe quel chien errant ou échappé !!!)

    Mes grands-parents avaient une ferme en bordure de village, avec un énorme poulailler (300m², entouré d'un petit mur de 50cm + grillage jusqu'à 2 mètres) ; ils n'ont JAMAIS subit d'attaques de renards, alors que d'autres maisons plus au centre du village étaient sans cesse les proies de ses attaques :roll:

    Il faut dire qu'ils prenaient le temps de rentrer les poules chaque soir dans leur petite maisonnette ! Mesure SIMPLE et efficace !

    Le renard, "ce nuisible"...

  • cedric_g

    Mon point de vue sur la question des prédateurs est que tout est question de MÉTHODES (humaines) pour la COHABITATION : ce n'est PAS une question de régulation !

    L'ami chasseur (dont j'ai copié la tirade) représente à mes yeux, le "chasseur idéal" dans sa façon de penser.

    Je n'ai rien contre la chasse en soi, je tiens à le rappeler, mais je suis contre les idées reçues et les "traditions", voilà tout.

  • cedric_g

    Marco, je parlais de meutes et non de loups, mes excuses pour la confusion :wink:

    3 à 6 meutes donc (avec 2 à 12 individus à chaque fois)

    À noter qu'en l'état actuel des connaissances, il est fort probable qu'il y en ait un poil plus aux frontières italiennes et suisses, car les loups ne connaissent évidemment pas les frontières !

    Concernant le renard, je ne sors pas de chiffres en l'air mais des retours d'expériences, des vérités sorties de la bouche de chasseurs (!) et de scientifiques (qui, excusez-moi, n'ont rien à voir avec les pseudo-spécialistes écolos qui eux, effectivement, vous sortent leurs plaidoiries à grand renfort de statistiques tirées de je ne sais où ! Mais qui au final n'y connaissent généralement pas grand chose... car n'ont généralement AUCUNE expérience de terrain !)

  • Alain87

    Salut,

    Concernant le renard, je pense qu'il faut prendre en compte ses méfaits au cas par cas....

    Le type qui a 5000 poulets et qui ne fait pas d'enclos adéquate pour stopper goupil, c'est de la négligeance et ce type ne doit pas râler......

    Le type qui fait une dizaine, voire une vingtaine de poulets pour sa conso personnelle, et qui voit ses bêtes tuées par goupil en une seule nuit, ce type, je comprend qu'il puisse demander un piégeage et je comprends aussi qu'il lui est difficile d'investir dans un enclos dont le prix lui paierait sans aucun doute dix fois celui de sa volaille....

    Ensuite, il y a le problème sanitaire et j'avoue que je ne suis pas tout à fait de l'avis du chasseur que Cédric nous a présenté ...

    Depuis quelques temps maintenant, un couple de renard a pris l'habitude de roder autour de la maison... deux ou trois fois par semaine, je peux les observer sur la pelouse, chassant les grillons ou venant ramasser les cerises tombées au sol...

    Le matin, je découvre les indices de leur passage... Tout d'abord l'odeur nauséabonde, fortement amoniaquée de leur urine... puis les crttes, un peu partout... dans la pelouse, mais aussi dans le bac à sable des gosses, dans le jardin, au beau milieu des légumes...

    Alors soit ! la rage chez nous, on ne connais pas, pas plus que l'Echinoccocose Alvéolaire... Mais quand même ! J'accepte assez difficilement la présence d'animaux dans la maison pour des raisons d'hygiène.... Alors, ce n'est certainement pas pour accepter qu'un renard, un blaireau ou autre animal, sauvage ou non, vienne souiller mon espace de vie et l'espace de jeu de mes enfants...

    J'ai donc décider, dès le premier juillet de piéger ces deux renards...

    A+

  • cedric_g

    Marco, si je suis un peu d'accord sur l'impact sur l'élevage (quoique, c'est et cela restera toujours une question de mentalité : les "vrais" bergers disparaîtront avec l'ours dans les Pyrénées, car lorsqu'il n'y aura plus d'ours, ils n'auront plus de raison d'être... Ils n'auront plus à s'occuper des troupeaux car c'est déjà le cas dans tous les coins où l'ours n'est pas présent !) je le suis un peu moins concernant le gibier.

    Pourquoi dans les pays où le loup est très présent, l'impact sur le gibier est tout-à-fait normal ? Pourquoi cela ne serait-il pas le cas en France ?

    La chasse prélève les gibiers pour réguler. Cela sous-entend qu'il y en a donc trop. On est bien d'accord sur ce point ? (ps : je ne parle pas de certaines espèces très menacées comme le grand tétras qui continue néanmoins d'être chassées !)

    Je ne pense pas que la réintroduction d'un prédateur NATUREL des chevreuils (dont le nombre est en constante croissance) puisse porter atteinte à l'intégrité de leur population...

    Pour info, les loups ne chassent que très rarement les sangliers (qui reste dangereux pour eux ! Les icônes représentant des loups éventrés par des sangliers sont nombreuses au moyen-âge... Et j'ai même vu un reportage l'an passé sur France 3 à ce propos)

    Non non, je pense que tout cela est d'abord une peur bien humaine ! La peur d'une concurrence qui n'en sera d'ailleurs pas vraiment une :wink:

  • Alain87

    Salut,

    Je crois que chacun, qu'il soit chasseurs ou pas, voire anti-chasse, y va de sa vision quant à l'équilibre naturel des espèces...

    Chacun a raison et chacun a un peu tort... Je m'explique !

    Avec la chasse, l'homme est tenu d'intervenir là sur une espèce, ici sur une autre car en surpopulation et menaçant d'extinction d'autres espèces ...

    D'autres comme Cédric pensent qu'il faut rétablir l'équilibre en réintroduisant des prédateurs disparus comme loups, lynx et ours... Pourquoi pas si l'homme peut à nouveau intervenir pour limiter leur population afin de veiller au bon maintien des autres espèces (je dis bien bon maintien et pas d'assurer un maxi tableau de chasse 😃 ) ...

    Car si on réintroduit ces animaux en pensant qu'avec leur présence, la chasse n'a plus raison d'être, je dis "Ne jouez pas aux apprentis sorcier"...

    L'homme a toujours été un maillon de l'équilibre naturel et l'enlever aurait des conséquences dramatiques...

    D'abord, les écolos parlent de régularisation naturelle... Ce phénomène se produit le plus souvent en fonction des possibilité de nourrissage des animaux ... Plus de nourriture -> plus d'individus... Moins de nourriture -> moins d'individus ... Mais moins de nourriture, peut aussi vouloir dire épuisement total des réserves... Donc raréfaction ou disparition de l'espèce chassée... puis disparition ou raréfaction de l'espèce chasseuse.... Bref ... un yoyo interminable ou il ne sera jamais possible d'avoir le deux espèces avec des populations correctes... Seul l'homme est capable d'éviter ce phénomène yoyo !

    Autre risque, c'est que dans la phase de baisse des effectifs de l'espèce chassée, on assiste à une épidémie mortelle qui finirait de décimer l'espèce... L'espèce chasseuse continurait de prélever alors que l'homme suspendrait ses prélèvements...

    Alors, réintroduire pour tenter de maintenir une variété plus importante d'animaux sur notre territoire, je dis oui pourquoi pas à condition de pouvoir contrôler leur expansion et éviter qu'il n'y ait des désagréments pour les activités humaines (élevage, sylviculture, agriculture, etc..)

    Si certains pensent y voir un moyen d'en finir avec la chasse, effectivement, ils pourraient gagner sur ce point... Mais qu'ils prennent toutes les responsabilités et ils ne parleront plus jamais d'équilibre naturel !

    A+ 😃

  • cedric_g

    Merci pour ces avis éclairés :wink:

    Soit dit en passant, il n'est nullement question (me concernant) d'arrêter la chasse sous prétexte de la réapparition des grands prédateurs. Je pense juste que la cohabitation est possible :roll: (dans une certaine limite !)

    L'histoire de l'abbatage des 6 loups suite aux événements récents, ça c'est de la démagogie ! Car cela ne changera RIEN au problème initial (et les bergers et éleveurs le savent très bien !), et cela ne changera d'ailleurs rien au statut du loup en France (les écolos hurlent au massacre d'une espèce protégée, mais elle n'est certainement pas en danger d'extinction, loin s'en faut puisqu'au contraire, elle est en expansion dans les Alpes !!!) ; à noter que si les chamois figurent au tableau de chasse des loups, ce n'est pas le cas des bouquetins (qu'ils n'arrivent jamais à attraper !)

    Je ne sais pas si vous avez entendu parler très récemment d'un troupeau de 160 brebis qui s'est précipité dans le vide... soit-disant à cause d'un ours. Ce que les médias ne savent pas, c'est que les éleveurs touchent 2000€ par mois (je parle du groupement pastoral, pas chaque éleveur !) pour l'embauche de 2 bergers et la prise de mesures nécessaires à la protection des troupeaux (rassemblement des bêtes la nuit et mise en lieu sûr). Evidemment, les mesures n'ont jamais été appliquées, mais les 2000€ bien perçus ! Et on vient quand même crier au scandale :roll:

  • niouf-niouf

    @[supprimé] wrote:

    Je ne sais pas si vous avez entendu parler très récemment d'un troupeau de 160 brebis qui s'est précipité dans le vide... soit-disant à cause d'un ours. Ce que les médias ne savent pas, c'est que les éleveurs touchent 2000€ par mois (je parle du groupement pastoral, pas chaque éleveur !) pour l'embauche de 2 bergers et la prise de mesures nécessaires à la protection des troupeaux (rassemblement des bêtes la nuit et mise en lieu sûr). Evidemment, les mesures n'ont jamais été appliquées, mais les 2000€ bien perçus ! Et on vient quand même crier au scandale :roll:

    J'ai vu cette info au jt.

    Et si certains avait vu ce jt, il ne s'amuserai pas a dire des conn°°°°!

    Le troupeau n'etait pas seul. Il y avait des bergers ou je ne sais quoi, qui surveillaient le troupeau.

    Encore une fois, des personnes qui ne voyent ca que de loin, se permettent de juger et qui ne connaisent pas le terrain!

    Avez-vous déjà vu un troupeau de quoi ce soit (chèvre, vache, etc...) en pannique :?:

    Ben essayez de les arrèter :!: :lol: :lol: :lol:

    (Même a 20 pour 100 têtes)

    Si jamais quelqu'un veux un apperçue, je l'invite la prochaine fois, qu'on devra regroupé des bètes dans les prés pour les trier! :lol:

  • lolo

    @[supprimé] wrote:Marco, si je suis un peu d'accord sur l'impact sur l'élevage (quoique, c'est et cela restera toujours une question de mentalité : les "vrais" bergers disparaîtront avec l'ours dans les Pyrénées, car lorsqu'il n'y aura plus d'ours, ils n'auront plus de raison d'être... Ils n'auront plus à s'occuper des troupeaux car c'est déjà le cas dans tous les coins où l'ours n'est pas présent !) je le suis un peu moins concernant le gibier.

    Dis moi, l'Aube, c'est pas à 800kms des Pyrénées, tu crois qu'une brebis se tond toute seule, que le lait se tire tout seul, Que les soins se font tout seuls, que le fromage se fait tout seul. Je crois que tu ne dois pas connaitre le pastoralisme pour dire de tels anneries.............De plus il y a une grande voir une tres grande différence entre les bergers francais et les autres surtout les italiens (main d'oeuvre des Balkans et albanais payés à la fronde), facile de dire qu'il faut mettre les brebis à l'abris la nuit, quand tu es à 2500m que tu vis dans un cayolar (cabane de pierre ) de 20m2 qui sert pour vivre mais également pour la confection du fromage, tu veux mettre les brebis où???? Je ne connais encore les bergeries portables!!!!!!!!! Tu verra que si tu passes une semaine à t'occuper de brebis en estive, tu n'auras pas le temps de prendre des photos:

    Traite à 5h à la main (plus ou moins 3h suivant troupeau)

    confection du fromage

    gardenniage du troupeau sur divers estives

    traite à 20h

    confection du fromage

    des nuits de 4 ou 5 heures et sans week end, pas d'eau sauf celle des torrents, pas d'electricité (groupe electrogène peu utilisé, bruit, fioul), pas de commodité........Fait ce qu'ils font, et apres tu pourra mettre un point de vue!!!!!!

    Vraiment ça me fout les boules de voir des messages de gars qui ne connaissent de la montagne et son activité pastorale que les dires de la télé et les quelques jours de vacances au ski et qui la ramène :x :x :x :x

  • polo09

    Bonsoir à tous,

    Je tiens à réagir sur ce que j'ai pu lire ici au sujet de l'attaque de l'ours, qui d'après l'article de la dépêche du midi a causés la mort de 162 brebis.

    Voici un extrait de l'article paru le 28 juin :

    Terrorisées par l'ours, 162 brebis périssent

    Ce week-end les vautours ont fait ripaille dans le massif de l'Aston, près des crêtes des Calmettes (2 000 mètres ). L'ours Boutxy a encore attaqué des brebis. Mais cette fois-ci, il s'agit d'un véritable désastre, du jamais vu en Ariège, puisque 162 brebis, selon un premier bilan, ont péri. L'ours a attaqué plusieurs animaux, mais le troupeau, qui pacageait non loin d'un précipice, a pris peur et a paniqué. Les bêtes ont trébuché et sont tombées dans le vide, se tuant sur des barres rocheuse en contrebas. Le préfet de l'Ariège a survolé le site en hélicoptère hier matin, mais l'appareil n'a pas pu approcher tellement les vautours étaient nombreux, c'était dangereux. Le cheptel appartenait en grande partie à Jean-Pierre Mirouze, président du groupement pastoral de Sénard installé sur les estives d'Aston. Celui-ci était très choqué, il a perdu 141 bêtes sur un troupeau de 640 unités. Il sera indemnisé, mais les répercussions se feront sentir pendant deux ans car il y avait des bêtes en gestation qui ne donneront pas d'agneaux, des bêtes blessées aussi qu'il faudra achever. Dans ce coin d'Ariège, on est en train de perdre le compte des apparitions de Boutxy et de ses attaques qui ont été multiples ces dernières semaines. Jean-Pierre Mirouze, qui achevait la transhumance ce week-end, en a fait l'amère expérience.

    Les éleveurs se foutent des indemnisations reçues, ils veulent leur sécurité pour eux et leurs bêtes.

    Il ne faut pas dire les éleveurs sont assurés et bien indemnisés, ils veulent vivre de leur travail.

    C'est comme un maçon qui fait une maison, si une fois qu'il l'a finit, on la lui détruit et on lui donne après l'argent pour la refaire en lui disant tu vois tu es bien indemnisé, tu as de quoi la refaire. Et bien il aura l'impression d'avoir travailler pour rien.

    Bien là c'est pareil pour ces éleveurs qui voient leur cheptel détruit et tout leur travail de plusieurs années.

    Le monde rural doit se soutenir, car apparament les citadins ne comprennent rien à nos problèmes, et c'est toujours de notre faute.

    Salutations cynégétiques.

    Polo09.

  • niouf-niouf

    Voilà le lien du jt!

    Profitez, de ces images pour constater, le milieu ou l'accident est arrivé.

    Sur ces terrain, difficile de faire un 100m! :evil:

    http://s.tf1.fr/manreo/video/news/lesjt/1611634/wm_large/tf1_ie.htm#

    Ps Cédric: Si tu es inscrit sur le forum dont tu as donné le liens.

    Tu peux faire suivre, ca fera peut etre ouvrir les yeux de certains (pour rester polie)

    Et ne prends pas ces postes, comme des attaques personnel! :wink: