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La chasse au petit gibier a t elle encore un avenir?

Par djomo | 6 avril 2013

On entend ici et là qu'il n'y a plus de petit gibiers. Plus de grives plus de lapins plus de lièvres, les faisans sont d'élevages......

Cette chasse est elle devenu le coté salutaire pour l'homme (et pour le gibier) car comme il doit faire de l'exercice 30 minutes par jours, en en faisant toute une matinée c'est parfait. Plus sérieusement, quelle est son avenir?

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  • Jeannot33

    Salut à tous,

    Pour mon département , la Gironde je vais donner quelques éléments de réponse, mais l'avenir du petit gibier n'est pas brillant à mon avis.

    Les chasseurs de palombes perpétuent la tradition d'une belle chasse, et les oiseaux bleus sont au rendez vous chaque année.

    Les chasseurs aux pantes aussi (l'alouette) même si cette chasse est très réglementée, elle compte toujours des adeptes de début octobre jusqu'au 11 ou 15 novembre.C'est court.

    Les sauvaginiers, avec les 'tonnes ' pour la chasse aux canards et autres gibiers d'eau,participent à la pérénité d'une chasse au petit gibier.Notre département étant bien placé sur les trajectoires des oiseaux migrateurs, notamment entre l'océan et l'estuaire de la Gironde.

    Les chasseurs de bécasses spécialistes ou occasionnels car ce bel oiseau affectionne passer l'hiver dans le sud ouest, même si ce n'est pas la région ou il y a la plus grande densité de bécasse c'est chez nous qu'il s'en tue le plus.

    Il y a de plus en plus de gros gibier chevreuils, sangliers, cerfs, mais cela n'appartient pas au petit gibier, qui est ta question.

    Autrefois on avait les grives mais depuis quelques années elles se font de plus en plus rare.

    Il y a aussi quelques lièvres

    Pour le reste faisan et perdreau c'est en majorité du gibier d'élevage , il y a bien des lachets de printemps ,pour avoir quelques faisans sauvages, mais c'est a peu près tout.

    Le biotope girondin c'est les vignes et les forets de pins, et en quelques espaces du maïs.

    Je pense avoir tout écrit ,mais mon propos n'est surement pas exhaustif ,je continuerai de chasser la saison prochaine en espérant voir plus de bécasse que cette année(une aperçue).

    A+

  • djomo

    Bonjour et merci.

    J'ai bien peur que les réponses à ce post soient un quasi copier coller de cette réponse. On constate, effectivement d'après les témoignages, que le gros gibier prolifère. Se pose alors la question de l'accessibilité "à la chasse" pour les budgets limités. J'ai plusieurs amis qui ont, ou vont arrêter la chasse car cela devient très, trop onéreux, puisque celle qui l'est moins (onéreuse) n'a plus d’intérêt en raison de la raréfaction du petit gibier.

  • Promeneur de fusil81

    Sur mon territoire de chasse dans le Tarn seuls les lièvres et les palombes sont sauvages !

    Bon ... sans compter les quelques grives qui sont chez nous en fin de saison.

    Notre société organise 6 lachés de faisans à l'année.

    Avec mes collègues nous allons essayé de faire des lachés de perdreaux et de faisans reproducteurs pour voir si il y a des couvesons ...

    L'an dernier nous avons essayé de mettre des lapins mais la myxo est passée par là ... :cry:

    Beaucoup de raisons à la rarefaction du gibier par chez nous.

    Nous sommes peu à réguler les nuisibles ( renard, pies, geais, corbeaux, corneiles ).

    Certains produits utilisés par des agriculteurs cherhant le rendement ( Pas tous heureusement !!! ) font des dégats sur le petit gibier.

    Mais bon c'est pas entièrement de leur faute ... vu ce qu'ils gagnent depuis l'Europe ...

    Chacun doit prendre sa part de responsabilité et faire le max pour sauvegarder ce que l'on a.

    En clair ça peut devenir plus vite pire que meilleur ... :?

  • Red cloud

    Quand on parle de raréfaction du petit gibier il s'agit essentiellement des perdrix et lapins, les causes échappent aux chasseurs en général.

    Pour le reste, là où il y a gestion et biotope, il y a du petit gibier. Qui dit gestion, dit chasseurs donc il y aura un avenir pour le petit gibier s'il y a des chasseurs, et des chasseurs qui gèrent.

    Par conséquent, avant de poser la question de l'avenir du petit gibier, il faut poser celle de l'avenir de la chasse, de sa capacité à attirer de nouveaux passionnés, et à mettre en place une nouvelle manière de chasser (=gérer).

    Il faudrait aussi que certaines fédérations arrêtent de considérer que désormais quand on chasse c'est, avec une carabine, des gros machins avec des gros budgets. Le petit gibier est le socle d'une chasse populaire, individuelle ou entre amis, la plus accessible, donc les efforts des fédés devraient aller dans ce sens.

  • henri X

    L'avenir de la chasse au petit gibier, selon moi...ultra pessimiste.

    Déjà, tant qu'on n'aura pas rétablit partout des populations stables de lapins de garennes, c'est voué à l'echec. En effet, le lapin de garenne est le maillon capital de la chaine alimentaire de la faune sauvage, sans compter qu'il procure de jolies chasses.

    Sans lapins de garennes, on pourra s'épuisser à lacher du volatile (faisans, perdrix, etc.), leur vulnérabilité et leur faible reproduction (deux couvées maxi par an) en feront forcément tôt ou tard de la viande à prédateur.

    Concernant les prédateurs, ils sont encore beaucoup trop nombreux, comme le renard, et le nombre de piégeurs / chasseurs de renards est en chute libre. Sans compter les piégeurs officiels mais inactifs.

    Encore, on doit composer avec l'explosion de super-predateurs protégés, je ne relance pas le débat ici (aller lire le sujet verrouillé pour ça), mais je pense aux chats harets. Ceux-ci, avec les zones péri-urbaines, ou les néo-ruraux, se sont considérablement dévelloppé, et n'importe quel gestionnaire de chasse petit gibier ou amménageur pourra témoigner de son terrible impact.

    Je répète, je ne lance pas le débat, je donne un constat, pour le débat, retournz sur le sujet concerné.

    Enfin, je liste encore d'autres joyeusetés:

    • destruction des habitats (haies, bandes herbées, etc.) par les "exploitants agricoles" (et non plus paysans malheureusement), mais aussi par multiples autres acteurs (expansion urbaine, etc.).

    • pollution diverse: les pesticides, radical sur le petit gibier, si ça ne le tue pas par maladie, ça le rends stérile...

    • mécanisation agricole trop prédatrice: une étude ONCFS avait été faite dans un champs de luzerne fauché par un engin travaillant à 30km/h... je n'ai plus l'étude en tête, une demi-douzaine de lièvres et levrauts retrouvés broyé derrière...

    • l'absence totale de tolérance des gens sur les dégâts de gibier, du lapin et du lièvre en l'occurence pour le petit gibier: on ne tolère plus quelques fleurs du jardin grignotés, ni quelques denrées agricoles (normal, quand on vire les haies, les bosquets, les chemins, les talus et la moindre touffe d'herbe, la faune à besoin de manger...)...

    • je ne parle même pas des maladies introduite par des co**ards comme la myxo, VHD etc. et leurs mutations...

    • le vieillissement des chasseurs: ce ne sont pas les vieux empatés qui vont retourner marcher derrière le chien pour le petit gibier (et raporter à peine 500gr de viande).

    Et pour finir, au sujet de la chasse au petit gibier via les migrateurs (bécasse, palombe, gibier d'eau...), je suis aussi très inquiet. Car si les chasseurs de petit gibier sédentaire (faisan, lapin, perdrix...) se tourne vers eux à cause de la dispartition de leur gibier, ça fera une pression de chasse trop forte sur les migrateurs.

    Bref, tableaux noir.

    On n'a pas seulement tué la chasse, les traditions et la faune, mais nos paysages et notre terre, notre environnement (au sens santaire).

    Ca me donne envie de jouer du lance flamme et de couler une bonne dalle en béton sur la france. Comme ça on pourra y mettre des fleurs avec un épitaphe.

  • lemon

    henri X wrote:

    Déjà, tant qu'on n'aura pas rétablit partout des populations stables de lapins de garennes, c'est voué à l'echec. En effet, le lapin de garenne est le maillon capital de la chaine alimentaire de la faune sauvage, sans compter qu'il procure de jolies chasses.

    Quote:

    ..................................

    Comment explique tu, que dans certains endroits le lapin est très abondant, Henri ?

  • henri X

    Plusieurs raisons:

    • pas de braconnages ni autres actes malveillants, bonne gestion des chasseurs

    • de la nourriture, saine de surcroit

    • une énigme biologique sur les maladies

    • il s'agit souvent des biotopes particuliers, offrant un habitat exceptionnel ou du moins adapté au lapin

    • souvent, il y a ou il y a eu une bonne politique de régulation des nuisibles

    Et ces cas particuliers, sont malheureusement très rares, et très limités géographiquement.

    Le cas des lapins de St Médard en Charente est emblématique: bon habitat, bonne nourriture, gestion raisonnée des chasseurs, et il y a du lapins. Pas des milliers, mais assez pour permettre le viticulteurs (terme non noble de vigneron) d'ester en justice et obtenir gain de cause.

    Ailleurs, dès que le lapin repointe son nez, grignote quelques bandes de blé et trois parterre de fleurs, bizzarement arrive une maladie, ou ses effectifs chutent drastiquement.

  • lemon

    @henri X wrote😛lusieurs raisons:

    • pas de braconnages ni autres actes malveillants, bonne gestion des chasseurs

    • de la nourriture, saine de surcroit

    • une énigme biologique sur les maladies

    • il s'agit souvent des biotopes particuliers, offrant un habitat exceptionnel ou du moins adapté au lapin

    • souvent, il y a ou il y a eu une bonne politique de régulation des nuisibles

    40 ans en arrière il y'en avait de partout du lapin, quand j'étais jeune je chassais dans la Loire proche de Roanne aux abords du Massif Central exactement a Bourg de Thizy, ça c'est dégradé d'années en années, a ce jour presque plus rien, pourtant il ne me semble pas que la mentalité et la gestion aient changer :cry:

    Et en Camargue pas de soucis, y'en a pas mal, pourtant il me semble pas que l'on fait plus que les autres 😃

    C'est bizarre 🙂

  • henri X

    Donc tu es d'accord avec ce que je dis.

    J'ai aussi entendu différentes thèses, car chaque cas est unique.

    On me disais que les sols sableux étaient moins touché par la maladie, car naturellement et régulièrement, par la configuration du sol, les terriers s'éffondraient, obligeant les lapins à en refaire constamment. Détruisant ainsi les terriers contaminés.

    Et souvent, les territoires où les maladies sont récurrentes, les sols sont argileux ou compact, donc des terriers qui peuvent durer des générations de lapins.

  • lemon

    Bien sur que tu as raison, si cela perdure, il n'y aura plus que des cocottes a tirer.......... c'est pour cela que beaucoup de chasseurs se tournent vers le sanglier où arête purement et tout simplement la chasse.

    Si ce n'est que pour tirer des cocottes lâchées du matin.....il est préférable de s'orienter vers le Bal Trapp :wink:

    La plus belle chasse que j'ai pratiqué est celle du lapin, si le lapin revient, les jeunes chasseurs seront plus motivés, je pense

  • henri X

    Evidement, c'est certains. Les statistiques le prouve dans les cessions de permis de chasse dans les fédés: de plus en plus de jeunes, et majoritairement attirés par le petit gibier.

    Autre ombre au tableau:

    Pour les lachés de cocotte du matin, dans certains endroit, même si on les lache du matin, où va-t-on les chasser, quand il n'y a plus une haie sur des dizaines d'hectares et un sol déchaumé sitôt récolté?

    Et pour le sanglier, on va à moyen terme vers la même situation: destruction des habitats et changement de mentalité des acteurs ruraux. Seuls les endroits montagneux et la chasse en parc s'en sortiront.

  • A la piete

    Je ne pense pas qu'il faille être autant défaitiste, il y a encore des chasseurs qui se battent, vous certainement, qui se lèvent tôt le matin pour agrainer, piéger... bref qui se donnent du mal et les résultats sont payants.

    Le plus gros problème vient des chasseurs : plus aucun lièvres, arrêtons de le chasser pendant 3 ans, avec du piégeage il reviendra, etc etc...

    Nous connaissons tous la recette pour réavoir du petit gibier, combien l'appliquent au pied de la lettre?

    Je pense que les mentalités sont en train de changer : de + en + de GIC créés chaque année, et cela fonctionne la plupart du temps. Je persiste à croire que le petit gibier à encore un bel avenir.

  • LIONLION

    Bonjour à tous.

    Je partage aussi cet avis, la chasse du petit gibier doit perdurer. Certes pour cela il faut continuer ce travail de terrain que font certaines ACCA, c'est à dire faire des lâchers au printemps, l'entretien du biotope, la replantation des haies, la plantation de jachères fleuries. C'est un travail de longue haleine, mais qui porte ses fruits à la longue.

    Bien amicalement.

  • lemon

    @[supprimé] wrote:Bonjour à tous.

    la replantation des haies, la plantation de jachères fleuries. C'est un travail de longue haleine, mais qui porte ses fruits à la longue.

    Bien amicalement.

    😃 C'est toujours permis de rêver LONLION, car a l'heure actuel c'est plutôt au remembrement pour intensifier les cultures, avec en primes les insecticides a tout va, et par dessus le marché des ralentisseurs de croissance quand ça pousse trop vite suivant la saison.

    En tous cas c'est tout le mal que je souhaite, et que l'on t'entende 🙂

  • rhum160

    ouais bah je vois la un tableau bien pessimiste

    mais que dire a part qu'il faut se bouger le cul et c'est tout

    je chasse essentiellement du naturel et bah quand on s'en occupe il revient

    c'est bien beau de pleurer sur son sort mais les federation nous en donnent les moyen la notre est très active d'ailleurs et sa porte ses fruit

    mais quand on va a la chasse de nos jours faut pas compter faire un tableau mais plutot se promener et faire travailler le chien

    une journée de chasse pour moi avec une pièce sa me suffit

    après on peut toujours griller de la cartouche sur les corbeau et corneille

    je dis que quand on veut on peut les agriculteur a force de negocier se range parfois de notre coté mais il faut une compensation

  • A la piete

    Enfin du soutien dans l'adversité !! :x :x

    Il ne faut pas désespérer, si beaucoup de réimplantations ne fonctionnent pas, il faut en analyser les causes, nous parlions du lapin, pourquoi beaucoup de réimplantations échouent?

    Il faut d'abord réguler pas mal, construire des garennes etc etc... Ça tout le monde le sait. Une des causes probables d'échec est selon moi qu'il faut construire plusieurs garennes, à 50-100 mètres les unes des autres, qui correspondent par un réseau de végétation arbustive.

    Pour l'implantation des lapins, peupler 2 garennes, par exemples, en même temps, mais avec des lapins ne provenant pas du même endroit. Il est établi qu'en hybridant les souches de population, les lapins seront plus résistants face aux maladies.

    Et même sans aménagement je peux voir que pas très loin de chez moi, en Beauce, un simple bosquet suffit à abriter d'impressionnantes colonies, qui résistent aux maladies, aux engrais etc, bien évidemment dès qu'un exploitant voit l'oreille d'un jeannot ça grince des dents, il faut se mettre à leur place, les temps sont durs pour les beaucerons !!

  • chris62

    @[supprimé] wrote:ouais bah je vois la un tableau bien pessimiste

    mais que dire a part qu'il faut se bouger le cul et c'est tout

    je chasse essentiellement du naturel et bah quand on s'en occupe il revient

    c'est bien beau de pleurer sur son sort mais les federation nous en donnent les moyen la notre est très active d'ailleurs et sa porte ses fruit

    mais quand on va a la chasse de nos jours faut pas compter faire un tableau mais plutot se promener et faire travailler le chien

    une journée de chasse pour moi avec une pièce sa me suffit

    après on peut toujours griller de la cartouche sur les corbeau et corneille

    je dis que quand on veut on peut les agriculteur a force de negocier se range parfois de notre coté mais il faut une compensation

    Ah quand même de bonnes paroles !!! Je ne suis pas étonné que cela vienne de Rhum60 !!

    Tout est dit ; si vous restez dans la fatalité c'est clair que l'avenir du petit gibier est bien noir.

    N'oubliez pas non plus que cela passe d'abord par la volonté de votre président de fédération et de ses administrateurs pour mener une politique petit gibier.

    a+

  • rhum160

    en même temps dans le nord de la France nos fédération sont active

    quand je vois ce qu'on propose dans l’Oise

    et beaucoup de chasseurs passe plus de temps hors période de chasse en plaine et aux bois

    des suivis sur perdrix "pegase"

    en ce moment nous faisons une étude sur le faisan

    dans l’Oise les 3/4 du département est en plan de gestion lièvre,faisan ,perdrix

    et oui chris62 je suis optimiste pour les gens qui savent s'en occuper

    c'est toujours pareil sa pleur de partout mais quand il faut consacrer 2-3 h par semaines hors saison on voit plus personnes

  • lemon

    @[supprimé] wrote:

    c'est toujours pareil sa pleur de partout mais quand il faut consacrer 2-3 h par semaines hors saison on voit plus personnes

    C'est bien la aussi, qu'il existe également un problème 😃

    Comment compte tu faire bouger les choses ??

    🙂 Je ne suis pas pessimiste de nature, mais bon !