L'avenir de la chasse au petit gibier, selon moi...ultra pessimiste.
Déjà, tant qu'on n'aura pas rétablit partout des populations stables de lapins de garennes, c'est voué à l'echec. En effet, le lapin de garenne est le maillon capital de la chaine alimentaire de la faune sauvage, sans compter qu'il procure de jolies chasses.
Sans lapins de garennes, on pourra s'épuisser à lacher du volatile (faisans, perdrix, etc.), leur vulnérabilité et leur faible reproduction (deux couvées maxi par an) en feront forcément tôt ou tard de la viande à prédateur.
Concernant les prédateurs, ils sont encore beaucoup trop nombreux, comme le renard, et le nombre de piégeurs / chasseurs de renards est en chute libre. Sans compter les piégeurs officiels mais inactifs.
Encore, on doit composer avec l'explosion de super-predateurs protégés, je ne relance pas le débat ici (aller lire le sujet verrouillé pour ça), mais je pense aux chats harets. Ceux-ci, avec les zones péri-urbaines, ou les néo-ruraux, se sont considérablement dévelloppé, et n'importe quel gestionnaire de chasse petit gibier ou amménageur pourra témoigner de son terrible impact.
Je répète, je ne lance pas le débat, je donne un constat, pour le débat, retournz sur le sujet concerné.
Enfin, je liste encore d'autres joyeusetés:
destruction des habitats (haies, bandes herbées, etc.) par les "exploitants agricoles" (et non plus paysans malheureusement), mais aussi par multiples autres acteurs (expansion urbaine, etc.).
pollution diverse: les pesticides, radical sur le petit gibier, si ça ne le tue pas par maladie, ça le rends stérile...
mécanisation agricole trop prédatrice: une étude ONCFS avait été faite dans un champs de luzerne fauché par un engin travaillant à 30km/h... je n'ai plus l'étude en tête, une demi-douzaine de lièvres et levrauts retrouvés broyé derrière...
l'absence totale de tolérance des gens sur les dégâts de gibier, du lapin et du lièvre en l'occurence pour le petit gibier: on ne tolère plus quelques fleurs du jardin grignotés, ni quelques denrées agricoles (normal, quand on vire les haies, les bosquets, les chemins, les talus et la moindre touffe d'herbe, la faune à besoin de manger...)...
je ne parle même pas des maladies introduite par des co**ards comme la myxo, VHD etc. et leurs mutations...
le vieillissement des chasseurs: ce ne sont pas les vieux empatés qui vont retourner marcher derrière le chien pour le petit gibier (et raporter à peine 500gr de viande).
Et pour finir, au sujet de la chasse au petit gibier via les migrateurs (bécasse, palombe, gibier d'eau...), je suis aussi très inquiet. Car si les chasseurs de petit gibier sédentaire (faisan, lapin, perdrix...) se tourne vers eux à cause de la dispartition de leur gibier, ça fera une pression de chasse trop forte sur les migrateurs.
Bref, tableaux noir.
On n'a pas seulement tué la chasse, les traditions et la faune, mais nos paysages et notre terre, notre environnement (au sens santaire).
Ca me donne envie de jouer du lance flamme et de couler une bonne dalle en béton sur la france. Comme ça on pourra y mettre des fleurs avec un épitaphe.