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Article super intéressant sur le sanglier

Par cedric_g | 19 décembre 2005

(re)bonjour

Article très intéressant dans... une revue belge (eh oui !), "Chasse et Nature", et écrit par Frédéric Hayez (un chasseur pas inconnu à priori chez nos amis belges)

L'article explique quelles sont les causes de la surpopulation de sangliers dans les Ardennes belges (et in extenso ailleurs, notamment en France) et fait le point sur certaines croyances...

Je n'ai pas demandé l'autorisation de reproduire le texte ici même, mais c'est super intéressant !

Pour résumer TRÈS brièvement :

  • les laies ne font JAMAIS plus d'une portée par an (un peu moins de 4 mois de gestation - 116 jours - plus 3 à 4 mois de sevrage durant lequel l'ovulation est impossible : le calcul est vite fait)

  • la surdensité de sangliers est ESSENTIELLEMENT dûe au trop de nourrissage permettant aux jeunes laies d'atteindre le poids fatidique pour la reproduction de manière trop rapide (35kg environ)

C'est très détaillé et instructif !

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  • Tomato

    Salut Cédric

    Légalement, tu peux reproduire tout ce que tu veux à partir du moment

    où tu indiques clairement la provenance de l'article, donc que tu ne cherches

    pas à t'en attribuer la paternité : "j'ai lu ça dans…" est parfaitement autorisé.

    la surdensité de sangliers est ESSENTIELLEMENT dûe au trop de nourrissage

    Ah, enfin quelqu'un qui ose le dire !

    ça plus les consignes de tir périmées depuis 20 ans (pas les laies, pas les moins

    de 45 kg, pas les plus de 50 kg, pas si le goret n'est pas mené par les chiens…)

  • Jacques Cheval

    Salut,

    Quand tu parles de consigne de tir périmé Tomato, tu veux dire qu'il faut tirer les laies ?

    Le problème du sanglier sa occupe la moitié des chasseurs de France, c'est super.

    Si ton gars à raison, ce qui n'est pas sur, le problème du sanglier ne tourne qu'autour de la bouffe.

    Alors on attend quoi pour interdir le mais ??

    On l'interdit pas parceque à cause ou grâce à sa, nous avons de grosse population de sanglier en France et que cela contente TOUT les chasseurs de France.

    Parceque je ne vois pas un seul chasseur levée la carabine quand un cochon va passer et dire : "ohhh non je tir pas, parceque il est nourris au maïs"

    Bref certains tirent d'un côté et d'autres de l'autre.

    4+4=8 Cédric. Dans une année il y à 12 mois et on à jamais dit que les laies faisaient 2 portées par an, mais 3 tout les 2 ans, ce qui n'est pas du tout la même chose ! 🙂

    @+

    Jacques

  • Alain87

    Salut Cédric,

    @[supprimé] wrote:

    • les laies ne font JAMAIS plus d'une portée par an (un peu moins de 4 mois de gestation - 116 jours - plus 3 à 4 mois de sevrage durant lequel l'ovulation est impossible : le calcul est vite fait)

    Un truc facile pour se rappeler de la durée de gestation de la laie : 3 Mois, 3 semaines et 3 jours (91 ou 92 + 21 +3 = approx. 115 jours)

    Concernant le nombre de portées, il peut y en avoir jusqu'à 3 sur deux ans... donc, il peut se faire qu'une année, il y ait deux portées !!!

    C'est assez courant chez les femelles qui ont perdu leur première portée et là où les sangliers ont une nourriture riche en protéïnes (vers, larves de hannetons, etc..) L'apport de protéïnes stimule l'appétit sexuel 😛

    @[supprimé] wrote:

    • la surdensité de sangliers est ESSENTIELLEMENT dûe au trop de nourrissage permettant aux jeunes laies d'atteindre le poids fatidique pour la reproduction de manière trop rapide (35kg environ)

    C'est un peu rapide comme déduction et malheureusement moins évident dans la réalité !!!

    Une laie trop grasse (nourriture facile et peu de dépense physique) sera moins féconde ...

    35 Kg, c'est une laie de 8 mois et à cet âge là, certaines laies peuvent reproduire, bien sûr si la nourriture est riche en protéïnes (comme décrit si dessus), mais aussi par instinct de conservation de l'espèce. En effet, si la mère a été tué (chasse ou accident), il y a de fortes chances pour que les jeunes laies de la portée reproduise tôt. Le taux de reproduction est cependant faible, elle font 3 ou 4 petits et 50% d'entre eux ne survivront pas.

    De même, si les prélèvements donne un taux plus important concernant les femelles, il y a de fortes chances pour que la proportion de femelles dans les portées à venir soient plus important que celui des mâles... toujours par instinct de conservation de l'espèce...

    A+

  • Tomato

    tu veux dire qu'il faut tirer les laies ?

    Je dis juste que quand la population devient trop importante,

    il n'y a pas de raison de tirer de femelles (on tire bien

    des chevrettes, qui font moins de petits que les laies,

    sans que ça fasse baisser les populations de chevreuil).

    Pourquoi le sanglier serait la seule espèce dont on ne tire pas

    les femelles alors que c'est une des espèces lesplus prolifiques ?

    Les consignes de tir datent d'une époque où il y avait peu

    de cochons et ont été très efficaces pour remonter le

    niveau des populations. Mais pour arriver à stabiliser

    ces populations, il faut modifier ce genre de consignes

    pour prélever différemment, sinon les densités vont

    continuer d'augmenter et vont atteindre un seuil critique

    que les agriculteurs n'accepteront plus, ils geuleront,

    le préfet ne voudra pas les décevoir et fera nettoyer

    le secteur à grand coup de battues administratives

    … retour au point de départ : plus de dédés !

  • Jacques Cheval

    Ok,

    Seulement l'organisation du groupe chez le sanglier va beaucoup plus loin que celui du chevreuil........ :roll:

    Une laie ce n'est pas juste une reproductrice, c'est aussi celle qui dirige, oriente la compagnie.

    Peux tu me dire ce qui ce passe si la laie meuneuse est tué ? :roll: et ou vont chercher la nouriture en premier les petits.

    De plus l'arrêt des consignes de tir une année et les populations ne vont diminuer mais descendre en flêche. Tu sais bien comment sont les chasseurs.

    Les seuls dégât de sangliers que j'ai vu de ma vie c'est ici à vilvaudé, avec un paysan qui n'attendais que sa.

    Je crois que ce que je vois. :evil:

    De toute façon tu as raison Tomato, d'une manière ou d'une autre les populations vont diminuer dans les années à venir. :cry:

    Mais moi perso si je devais gérer un territoire je ne tirerais pas les laies car sa me plaît bien de voir passé maman et ses 10 rejtons 🙁 Et mon bute ce n'est pas d'avoir 5 cochons pour 1000H pour contenter...........la fédération :lol:

  • Alain87

    Re,

    Effectivement, quand la population de sangliers devient trop importante, il est nécessaire de prélever des bêtes de compagnie ... mais ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi non plus, comme tirer des laies meneuses ou des laies suitées !!!

    Certes ces laies ne reproduiront plus ... alors on pourrait penser que la population diminuera et les dégâts aussi .. :lol: :lol: :lol: :lol: 😛 QUE NENI !!!!

    Une ACCA Voisine flingue tout ce qui est noir sous le simple pretexte qu'il y a trop de marcassins ... Ils ne veulent pas enlever les sujets de 10/12 kg (sans doute pas assez à manger) et préfèrent "taper" dans les mères !

    Alors on en reparlera la saison prochaine où cette tripotée de marcassin sera devenue une tripotée de bête de compagnie qui elles même auront fait une tripotée de marcassins à l'ouverture 2006/2007 !!!

    Et je ne parle pas des dégats que vont faire ses petits sangliers qui n'auront pas reçu d'éducation de leur mère et qui n'hésiteront pas à aller faire des dégâts au beau milieu des maisons ...

    Je pense qu'avant de chasser une espèce, quelle qu'elle soit, il sera bon que les chasseurs connaissent un minimum sur le comportement de l'animal qu'ils chassent... histoire de ne pas faire n'importe quoi !

    A+

  • Tomato

    Houla houla Jacko…

    J'ai jamais parlé de tuer une laie suitée !

    Je disais qu'il faut aussi tirer des laies…

    mais pas si y'a la compagnie derrière

  • Alain87

    re,

    Tomato, je sais comment ça se passe en battue... le premier qui sort, s'il est assez gros, on tire !!! Laie ou verrat ..... on verra :lol: après !!

    A+

  • Jacques Cheval

    On dis pas houla houla mais à la houe ou halahoux (enfin phonétiquement, parceque l'orthographe quand le cochon déboule on s'en tape 🙁 !) lol 🙁

    Le problème c'est une laie passé 50kg c'est souvent accompagné, même si les petits suivent pas directement derrière (encore dans la traque) !

    NON AU TIR DES LAIES 😃 OUI AU TIR DES COCHONES 😃

  • cedric_g

    Voici le texte de l'article, paru dans "Chasse et Nature" - Novembre 2005 (il s'agit du périodique du Royal Saint Hubert Club de Belgique)

    GRAND GIBIER

    Pléthore de sangliers !

    Ne scions-nous pas la branche sur laquelle nous nous asseyons ?

    Il y a encore vingt ou trente ans tirer un sanglier était généralement un événement, sauf que certains territoires essayaient déjà d’améliorer la nature avec l’installation de mini-parcs d’élevage, de reprise, etc. quand il ne s’agissait pas d’enclore purement et simplement toute une partie de forêt afin d’essayer d’en préserver une partie. A la décharge de ces comportements, il faut rappeler que le sanglier était classé comme nuisible et chassé sans merci tout au long de l’année. Aujourd’hui, nous constatons un phénomène inverse avec une pléthore de sangliers et en outre, l’espèce est non seulement plus abondante dans sa zone « historique » mais a colonisé de nouvelles régions, comme le Condroz, où il était pratiquement absent autrefois. Cette augmentation numérique n’est pas propre à la Région Wallonne et l’explosion des populations s’observe dans une bonne partie de l’Europe ; à titre d’exemple, en 1973 on tirait sur l’ensemble de la France environ 50.000 sangliers, tandis qu’en 2003, selon les estimations de l’ONCFS, ce sont plus de 450.000 qui ont été abattus!

    Des explications alambiquées

    Pour justifier l’augmentation des populations, on entend de plus en plus affirmer que les laies peuvent avoir deux portées, si pas trois ( !), par an. Nous ne sommes quand même pas dans une porcherie domestique où, grâce à certaines techniques notamment par le raccourcissement de la période de sevrage à trois semaines voire moins, les éleveurs obtiennent bien deux portées par an.

    Rappelons quelques règles physiologiques qui déterminent dans la nature le comportement du sanglier sauvage (sus scrofa) :

    Gestation : environ 4 mois, plus précisément 116 jours en moyenne que l’on mémorise par la formule de 3 mois, 3 semaines et 3 jours.

    Nombre de marcassins : en fonction de son âge, la laie met bas de 2 à 8 marcassins ; ne possédant que 10 allaites, elle ne peut en élever davantage. Des marcassins orphelins peuvent être adoptés par une autre laie, à condition qu’ils trouvent non seulement des allaites disponibles mais aussi donnant du lait, car certaines sont « sèches ».

    Sevrage : 3 à 4 mois. Pendant cette période, l’allaitement empêche toute ovulation.

    Ajoutons que le verrat – au contraire du porc domestique - n’est pas apte à féconder toute l’année : il a une période de rut plus ou moins étalée dans le temps entre le mois de septembre et le mois de mars mais généralement de fin octobre à janvier avec un pic de la mi-novembre à fin décembre. La laie connaît une période d’anoestrus (arrêt du fonctionnement ovarien) en été, liée à la chaleur et à la durée de la luminosité. Nous constatons donc qu’il n’y a pas de place pour une deuxième portée.

    Mais toute règle a ses exceptions et une laie qui perd la totalité de ses marcassins, par avortement ou mortalité en bas-âge en raison par exemple des conditions climatiques, va recommencer le cycle sexuel et faire une portée de remplacement. Dans ce cas, il y aura bien deux portées sur une année mais ce sera sans incidence sur le nombre de marcassins puisque la première aura été détruite.

    Des jeunes en toute saison ?

    En milieu naturel, la maturité sexuelle de la laie est atteinte entre 8 à 20 mois. Cet écart important est essentiellement tributaire de l’alimentation car les jeunes laies, encore bêtes rousses, peuvent se reproduire dès qu’elles atteignent un poids minimum de 30 à 35 kilos. Ceci explique tout. Les marcassins femelles nés en mars seront saillis après les adultes et leurs jeunes naîtront en début d’été. C’est à cause de cela que l’on constate des naissances « anarchiques » par rapport aux périodes normales et il faut encore ajouter que la quantité d’alimentation disponible influence la portée, de sorte que de très jeunes laies bien nourries peuvent mettre bas de 3 à 4 marcassins.

    Le mâle est apte à la reproduction entre 8 et 12 mois mais, à cet âge là, compte tenu de son développement corporel, il est incapable de saillir une laie de trois ou quatre ans. La formidable pression de chasse, subie par les mâles adules, est également un facteur de perturbation dans l’étalement des naissances, car ils sont trop peu nombreux pour les laies adultes. Polygames, ils voyagent beaucoup mais leurs pérégrinations ne suffisent vraisemblablement pas pour être reproductifs au moment idéal et, la laie n’étant réceptive que pendant deux à trois jours, il faut recommencer cela trois semaines plus tard.

    Pourquoi l’abondance ?

    Diverses raisons sont avancées, plus ou moins plausibles. N’oublions pas que le sanglier est opportuniste, omnivore même si son régime alimentaire de base est composé à 75% de végétaux et de fruits forestiers (ou agricoles) mais qu’il est exigeant vis-à-vis de trois éléments : la quiétude assurée par un couvert suffisant, une nourriture variée et abondante et de l’eau en quantité, non seulement pour boire mais aussi pour se souiller.

    L’absence d’hivers rigoureux est parfois avancée pour expliquer la hausse des densités mais le sanglier semble particulièrement bien équipé pour faire face au froid, tant par sa bourre laineuse que par la couche de lard accumulée à l’automne. On sait que c’est l’humidité, et particulièrement les pluies froides de mars et d’avril, qui tue les marcassins. Or, il semble bien qu’il y ait, depuis des années, un déficit de pluviosité au printemps, favorable aux nichées.

    Les tempêtes de 1999 et de 2000 ont manifestement créés des zones de quiétudes, dispersées un peu dans toute l’Ardenne, pas tellement par l’enchevêtrement momentané d’arbres entassés les uns sur les autres mais par le reboisement qui a suivi, dont les jeunes plantations assurent pendant quelques années couvert et nourriture. Mais cela ne justifie pas l’expansion du sanglier dans des zones non atteintes par les chablis.

    Le rôle des glandées et faînées est beaucoup plus important car le gland est non seulement plus attractif que le maïs mais aussi plus riche en protéines. Or, de 2000 à 2004, nous avons connu une succession quasi anormale de fortes fructifications en observant simultanément un bond des densités et des prélèvements. Mais, le gland ou le faîne ne sont pas présents partout et sont consommés principalement en fin d’automne, même s’il peut en subsister au printemps, dans les meilleurs endroits. A eux seuls, ils n’expliquent pas tout.

    Les techniques de cultures agricoles, enfouissant les résidus par labour immédiatement après la récolte, mettent « au frigo », pour la durée de l’hiver, de la nourriture que le sanglier n’aura aucun mal à trouver : collets de betteraves, déchets de maïs, etc. Nous l’avons personnellement constaté en Condroz où, pendant plusieurs mois, d’anciens champs de betteraves ont ainsi été régulièrement retournés. Dans le même registre, il faut mentionner l’augmentation des superficies consacrées au maïs d’ensilage et à d’autres espèces qui procurent un couvert assez tard dans la saison. Mais à nouveau, il n’y a pas des cultures de maïs partout et la betterave n’est pas cultivée en Ardennes.

    A elles seules, et même conjuguées ensemble, ces quatre explications ne paraissent pas suffisantes, même si elles contribuent à la hausse des populations. Il doit donc y avoir une autre raison, sorte de dénominateur commun à toutes les régions, susceptible d’avoir fait « démarrer le feu ».

    Une volonté politique !

    Il s’impose d’abord de rappeler que les derniers arrêtés quinquennaux d’ouvertures et de fermetures de la chasse contenaient, de la volonté exclusive du Ministre Happart, ayant à l’époque la chasse dans ses attributions, des mesures de protection des sangliers totalement exagérées et que les demandes de destruction ne s’accordaient qu’au compte-goutte. Les conseils, les mises en garde et les protestations des associations de chasseurs ont été ignorées et, pendant quatre ans, les sangliers ont bénéficié d’une protection jamais connue. Soulignons que dès son entrée en fonction, le Ministre Benoît Lutgen a d’ailleurs considérablement élargi la période de chasse mais, si l’on peut s’exprimer ainsi, le mal était fait et l’accroissement du cheptel pouvait démarrer avec une bénédiction officielle. Ceci est le point de démarrage mais il y en a un second.

    Le nourrissage artificiel ?

    Il s’agit du « nourrissage dissuasif », autorisé actuellement toute l’année pour éloigner les sangliers des cultures et prairies. Il doit donc se pratiquer au bois, sous certaines conditions, et surtout consister en traînées d’au moins deux cents mètres de longueur. Des expériences françaises, entre autres celles menées sous l’égide de l’Office National des Forêts, par François Magnien en forêt de Verdun, ont démontré son efficacité par une réelle diminution des dégâts. Mais, dans le dossier qui nous occupe, ce nourrissage dissuasif aura du mal à plaider non coupable, tellement il a été dénaturé de son objet initial. Maintenir le sanglier en forêt ne veut pas dire le gaver et c’est malheureusement ce qui se passe dans nombre d’endroits, car… le voisin le fait (même s’il ne le fait pas) et, si on ne fait pas de même… bernique pour les sangliers lors des battues. Et nous voilà dans le plus parfait cercle vicieux avec en prime deux dérives particulièrement pernicieuses : la première étant d’écarter le chasseur lambda des réalités de la nature en l’habituant à une abondance artificielle et à des tableaux en conséquence ; la seconde étant d’associer la nourriture à l’homme et donc de glisser sur la pente de la semi-domestication. Ajoutons que l’excès de distribution permet aux marcassins d’atteindre très vite le poids critique de 30-35 kg et donc de se reproduire avec les conséquences de surpopulation que nous connaissons.

    Dissuasif ?

    Il ne l’est qu’à condition de distribuer de petites quantités de nourriture, de façon très dispersée, irrégulière, de manière que le sanglier soit obligé de chercher longtemps. En effet, s’il trouve immédiatement du maïs en abondance à un endroit habituel, il va se remplir la panse en quelques dizaines de minutes puis ira baguenauder dans les cultures pour varier son menu. S’il est obligé de passer quatre ou cinq heures pour trouver une quantité de nourriture moindre, il complètera son assiette par ce qu’il dénichera sur place et réduira ses déplacements. Il convient donc de ne pas se limiter aux traînées de deux cents mètres mais de répandre de la nourriture sur des distances beaucoup plus longues, irrégulières, si possible en changeant de temps à autre les itinéraires et encore en interrompant la distribution pendant un jour ou deux. Si on opte pour le distributeur rotatif fixé à un véhicule, la dose doit être de 20 kg de maïs, mélangé à 10 kg de pois par kilomètre linéaire. On est loin du compte à en juger par les quantités déversées à certains endroits, d’autant plus que sur nombre de territoire, la « dissuasion » commence fin septembre pour s’arrêter le lendemain de la dernière battue de décembre. Cela ne s’appellerait-il pas plutôt de l’appâtage ?

    Nous scions la branche…

    De grâce réformons ces pratiques tant qu’il en est encore temps, sinon elles le seront malgré nous, car les pressions sont nombreuses pour exiger une réforme. A ce propos, nous pouvons malheureusement prédire qu’une réaction lèserait d’abord les chasseurs qui pratiquent réellement du nourrissage dissuasif car ils seront confrontés à une multiplication des dégâts. En effet, un changement brutal de ses ressources alimentaires va conduire le sanglier à aller rechercher la nourriture où elle se trouve, c’est-à-dire là où on l’empêchait d’aller. La plus grande prudence s’impose donc, cela n’empêche que le chasseur doit renoncer à tout prix aux excès de nourrissage qui conduisent à une quasi domestication du sanglier. Il devrait aussi le chasser mieux, c’est-à-dire faire passer la qualité avant la qualité mais ceci est un autre débat sur lequel nous reviendrons.

    Frédéric Haÿez

    À vos commentaires !

  • Alain87

    @[supprimé] wrote:NON AU TIR DES LAIES 😃 OUI AU TIR DES COCHONES 😃

    ATTENTION .......... :glissa:nt

  • Alain87

    Pour Cédric,

    Bien sûr que la surpopulation de sanglier n'est pas tolérable pour tout le monde !

    Mais chez nous, plus de grand gibier et c'est la fin de la chasse !!!

    Et plus de chasseurs, c'est le retour en force du sanglier :lol: :lol:

    Que nos fédés arrêtent de subventionner les agrainages baptisés "de dissuasion" et qui sont trop souvent du nourrissage !

    Qu'au lieu de cela elles éduquent correctement les chasseurs de sangliers en leur apprenant la biologie de cet animal, ses moeurs et sa gestion ....

    Quand tout le monde saura comment on gère le sanglier à la méthode ardennoise, peut-être qu'il sera possible d'avoir des populations correctes pour satisfaire les chasseurs, garantir l'équilibre de la faune et de la flore et faire en sorte qu'il y ait moins de dégats !!!

    Je suis attérré de voir que dans certaines région où la gestion est de mise, on peut avoir une densité de 5 à 6 bêtes noires aux 100Ha sans qu'il y ait de dégâts agricoles alors qu'avec 5 à 6 bêtes noires / 2000 ha , chez nous, c'est un désastre !!!

    La raison est simple : les 6 animaux que nous avons sont issus de compagnie destructurées (tir de laies suitées ou de bêtes meneuse)

    A+

  • Jacques Cheval

    5 à 6 bêtes au 2000HA faut peu être pas pousser Alain.............!!!! :?

    On sinon les battues dovient être sacrément chiante chez toi !

    je déconne :oops:

  • niouf-niouf

    Il faud se dire aussi, que la surpopulation de sanglier arrange certains :!:

    Regardez, le prix de certaines actions au grand gibier :x

    Quand tu demandes 1000€ (et c'est pas encore une grosse action ... :oops: ), ben y faud du gibier pour que des pigeons payent!

    La qualité du gibier, nombre de chasseurs s'en tappent le coquillar!

    Ce qu'il faud, c'est un tableau (et gros de préférence)

    A coté de ca, ben on a de plus en plus de dégâts, ca coute de plus en plus chère au Fédé, qui répercute sur les chasseurs.

    Par contre, les adjuducataires :roll: :roll: plein les fouilles ..... :twisted:

    Mais le prob, c'est que c'est trop tard, pour redresser le tire. Et ca s'empire de plus en plus!

  • Alain87

    Salut,

    @[supprimé] wrote:5 à 6 bêtes au 2000HA faut peu être pas pousser Alain.............!!!! :?

    Je n'exagère pas du tout, c'est ce que nous avons en fin de saison de chasse sur notre territoire (1900 Ha)...

    Il faut comprendre qu'ici les agriculteurs mettent la pression ... le moindre coup de groin dans une prairie et le préfet est alerté !!!

    La fédé va même jusqu'à demander qu'il n'y ait plus de compagnie de plus de 4 à 5 bêtes ... Alors, ceux qui s'improvisent gestionnaires de sangliers (fédé comprise) préconise le tir massif des bêtes noires et plus particulièrement des femelles... Et ceux qui n'attendent que ça (flinguer à tout va) s'en donnent à coeur joie ... Et PAN sur la laie de tête... et PAN une une laie suitée ...

    Cette "gestion" qui n'a que le nom est en fait un bon moyen d'en finir avec les sangliers... car mauvaise gestion = moins de sangliers et autant (sinon plus) de dégâts... Alors les agriculteurs râleront jusqu'au dernier !!!

    Bravo aux "gestionnaires"

    @[supprimé] wrote:sinon les battues dovient être sacrément chiante chez toi !

    je déconne :oops:

    Actuellement, nous en sommes à un prélèvement de 28 bêtes rousses et 7 bêtes noires... La plus part des animaux sont de passage, chassés des territoires voisins...

    Il nous reste 12 jours de chasse aux sangliers, mais je pense que le tableau n'augmentera plus guère :cry:

    A+

  • solitaire

    J'ai lu tellement de conneries dans les derniers post que je n'ai même plus envie de participer à votre débat...

    Allez les gars continuez, vous êtes sur la bonne voie...

    Et vive la gestion et ses règles incontournables...

    :twisted: :twisted: :twisted:

  • cedric_g

    Alain, il faudrait que tu viennes chasser dans l'Aube :roll:

    (imagines, sur le PNR de la Forêt d'Orient, plus de 2000 bêtes "en trop", pour un territoire de 70000 Ha en tout, donc beaucoup moins en surface "réelle" puisque dans ces 70000 Ha sont comptés les 3 lacs - 5000 Ha rien que pour eux - et quand même pas mal de zones non boisées de type cultures ou prés)

    Ça fait donc une densité d'environ 103 bêtes par tranche de 2000 Ha sur ce territoire puisque la populasse de sangliers est estimée à 3600 têtes (et encore, en comptant toute la surface !)

    (mais zut, v'là que je me mets à "inviter" les chasseurs !!! :lol: )

  • Jacques Cheval

    @[supprimé] wrote:J'ai lu tellement de conneries dans les derniers post que je n'ai même plus envie de participer à votre débat...

    Allez les gars continuez, vous êtes sur la bonne voie...

    Et vive la gestion et ses règles incontournables...

    :twisted: :twisted: :twisted:

    Une fois de plus l'élite Luxembourgeois ne dédaigne pas nous honorer de sa culture cynégétique si grande, car nous, pauvre chasseur, ne sommes que des incultes.

    Ou peu être n'à tu rien à nous exposer ? :lol: :lol:

  • Jacques Cheval

    @[supprimé] wrote:Alain, il faudrait que tu viennes chasser dans l'Aube :roll:

    (imagines, sur le PNR de la Forêt d'Orient, plus de 2000 bêtes "en trop", pour un territoire de 70000 Ha en tout, donc beaucoup moins en surface "réelle" puisque dans ces 70000 Ha sont comptés les 3 lacs - 5000 Ha rien que pour eux - et quand même pas mal de zones non boisées de type cultures ou prés)

    Ça fait donc une densité d'environ 103 bêtes par tranche de 2000 Ha sur ce territoire puisque la populasse de sangliers est estimée à 3600 têtes (et encore, en comptant toute la surface !)

    (mais zut, v'là que je me mets à "inviter" les chasseurs !!! :lol: )

    Quel est l'intelligent qui as dit qu'il y avait 2 000 bêtes en trop ? :cry: :roll: