Denise,
tu auras beau lutter, tu ne trouveras aucun système dans l'entreprenariat privé digne de ce qui existe pour soutenir l'agriculture française.
Effectivement, un artisan (qui n'a pas plus de congés payés ou RTT qu'un exploitant agricole) peut emprunter pour acheter du matériel.
Mais il n'aura jamais le prêt à taux zéro des agriculteurs.
Si c'est un commerçant, aucune banque ne lui finance le stock.
A l'opposé le céréalicuteur dispose à profusion de prêt à hauteur de la valeur de son stock.
C'est ce qui explique que les coopératives françaises ont pu grossir et être à la hauteur de grosses structures privées : EURALIS, CANA, les coop bretonnes etc ...
toi qui te te plains de l'hémorragie du monde agricole (mécanique inéluctable de l'amélioration des rendements => moins nombreux pour produire autant), tu n'as pas conscience de la volatilité de l'entreprenariat : 50 % des entreprises nouvellement créées disparaissent au bout de 3 ans !
Dis nous quelle est la durée d'installation d'un agri qui s'installe avec des prêts à taux zéro ?
Car il y a une véritable ineptie reposant sur une démagogie honteuse.
Alors que le marché des céréales constituent une bulle spéculative propice aux revenus des céréaliculteurs, ils persistent à percevoir moultes subventions.
Vas voir les vacances des semenciers et multiplicateurs.
Or, des céréales en baissent ne peuvent qu'être propices au monde des productions animales, du lait jusqu'à la viande.
Mais y'a trop de lobbies pour cela.