D'accord avec Sainthub.
Quand on tire sur un gros gibier on doit être animé par deux volontés: tuer l'animal (ne faisons pas les faux-culs, c'est quand même, quoiqu'on en dise le but poursuivi par le chasseur) mais aussi par celle de perdre le moins d'animaux possible. Et ce dernier point n'est pas toujours -hélas- suffisemment pris en compte par nombre de chasseurs. Alors le tir à l'oreille, d'accord, c'est "radical" (j'avoue l'avoir pratiqué à de nombreuses reprises mais toujours sur sanglier immobile, à 40-50 m, et appuyé sur le rebord du mirador) mais doit concerner un minimum de situations par rapport aux occasions que l'on peut avoir. Car il faut bien intégréer les conséquences d'un écart d'impact (balle d'apophyse, de hure, de bouche, d'oesophage etc..) qui auront souvent pour conséquence, même avec usage de conducteur de chien de sang (quasiment la règle chez "nous"), la perte de l'animal, blessé, qui ira mourrir très loin (au mieux, dirais-je presque) ou mourra plusieurs jours après, à la suite d'horribles souffrances, ou laissera un animal très handicapé qui survivra, amaigri, dans une situation sanitaire déplorable. Autrement dit, à mon avis, tout chasseur digne de ce nom doit réserver ce genre de tir (oreille) à de très rares cas. Par contre l'ériger en règle ne me semble pas dutout responsable. Le tir "dans la caisse" me semble à préconiser dans tous les cas; notamment, bien sûr, en battue; mais même....Bien évidemment l'animal n'est pas toujours clouée sur place, mais tout chasseur doit l'intéger. Les balles de coeur, comme il a été dit, sont très fréquemment suivies d'une course pouvant aller jusqu'à une centaine de mètres (c'est fréquent). Mais dans pratiquement tous les cas, les tirs à proximité de l'épaule (cette zone représentent en grandeur, quand même une surface sans commune mesure avec un trou d'oreille) permettent, par la recherche facilitée par la présence d'indices, sanguins ou autres (à rechercher "obsessionnellement" après chaque tirs), de retrouver l'animal (qu'il conviendra d'achever éventuellemnt) avec des chances moins aléatoires, principalement quand on fait appel à un chien de sang. Alors, pour moi, triple oui au tir le plus possible centré à proximité de l'épaule.