Chasses traditionnelles : l’interdiction des pantes et matoles demandée par le rapporteur du Conseil d’État

Par Nicolas Liégeois | 5 avril 2024 à 09h33 16
Conseil d'État
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Nouveau coup de tonnerre pour les adeptes des chasses traditionnelles qui ne sont plus que quelques centaines en France mais que les associations animalistes continuent de harceler. Ce jeudi 04 avril, une audience était prévue au Conseil d’État sur l’avenir de la chasse aux pantes et aux matoles, pratiquées dans le Sud-Ouest.

Le rapporteur public se range du côté de One Voice.

La pilule est clairement difficile à avaler pour les représentants des chasseurs du Sud-Ouest qui avaient fait le déplacement pour suivre l’audience qui s’est déroulée hier matin devant le Conseil d’État.

L’association One Voice, non contente de voir que les chasseurs ont produit suffisamment d’informations au sujet de la pratique des chasses traditionnelles par l’intermédiaire d’études scientifiques menées en partenariat avec l’OFB, a décidé de retourner sur le terrain législatif en se tournant comme souvent vers le Conseil d’État.

Visiblement, l’association animaliste a fait le bon choix car après avoir entendu les arguments de chacun, le rapporteur public a fini par demander à l’État de procéder à l’annulation des arrêtés permettant de chasser l’alouette à l’aide de pantes et de matoles.

Le Conseil d’État a donc décidé de se rendre complice de l’abolition de ces pratiques traditionnelles, qui font partie intégrante de la culture cynégétique du Sud-Ouest depuis des générations.

Le gouvernement laissera-t-il enfin ces modes de chasse souffler?

Les chasseurs du Sud-Ouest se sont pliés à de nombreuses contraintes pour démontrer que leurs pratiques n’impactent en rien l’état des espèces chassées et c’est d’ailleurs pour cela que l’État a consenti à publier de nouveaux arrêtés permettant aux nemrods de reprendre leurs activités.

Cette fois, le gouvernement et les parlementaires devront faire un choix entre la voie du dogmatisme qui espère nuire à tout prix à des traditions sous prétexte qu’elles ne rentrent pas dans leurs cases ou la voie du vivre ensemble en laissant respirer la population.

La décision la plus probable pour le gouvernement reste de permettre aux modes de chasse « traditionnels » de perdurer, bien que One Voice soit parvenue à mettre le rapporteur public du Conseil d’État de son côté.

Dans le cas contraire, le gouvernement s’expose à une nouvelle vague d’indignation des chasseurs qui en ont plus qu’assez de subir le harcèlement de quelques associations, que ce soit en Métropole comme en Outre-mer.

Il faut maintenant attendre la suite qui sera donnée à ce dossier pour savoir si oui ou non, les chasseurs pourront ressortir pantes et matoles la saison prochaine.

Article mis à jour le 5 avril 2024 à 09h33

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