Baisse de prix des bracelets et battues au sanglier possibles tous les jours de la semaine dans la Nièvre

Confrontés à des dégâts de sangliers d’une ampleur inédite dans les cultures, l’État, les chasseurs et la profession agricole de la Nièvre ont validé le 5 novembre un plan d’urgence. Le sanglier est désormais classé ESOD sur tout le département et les territoires les plus actifs verront même le prix de leurs bracelets divisé par deux.
Les chasseurs vont disposer de nouveaux leviers pour augmenter les prélèvements.
C’est à Nevers que le préfet de la Nièvre a réuni la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), avec un constat que les agriculteurs vivent au quotidien depuis plusieurs semaines.
Privés de protéines par une sécheresse record, les sangliers ont profité du retour des pluies pour retourner les prairies et les semis de céréales, à tel point que les exploitations, déjà fragilisées, voient leur situation s’aggraver.
À partir du mardi 17 novembre, la chasse en battue du grand gibier, jusqu’ici cantonnée à 4 jours par semaine, sera autorisée chaque jour, l’approche et l’affût restant possibles quotidiennement avec un dispositif fluorescent.
Le classement ESOD, qui ne concernait que 22 communes, s’étend quant à lui à l’ensemble du département et ouvre la voie au piégeage.
La FDC apporte sa pierre à l’édifice en abaissant le bracelet de 20 à 10 euros pour les territoires qui prélèvent au moins 10 sangliers, dès lors qu’ils dépassent de 10% leur tableau de la saison cynégétique précédente.
L’administration promet une riposte graduée là où la chasse ne suffit pas.
Les chasseurs prélèvent pourtant autant que l’an dernier à la même période et les lieutenants de louveterie interviennent davantage, sans que les dégâts reculent pour autant.
L’État et la Fédération vont donc cartographier les territoires non chassés afin d’y cibler des battues administratives, qui ne viendront qu’après des tirs de nuit sur les parcelles les plus touchées et associeront les chasseurs locaux aux actions menées.
Un recrutement complémentaire de louvetiers sera lancé, tandis que la convention sur les clôtures, auxquelles la Fédération consacre déjà 100.000€ par an, est en cours de finalisation avec le monde agricole.
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