Attention aux champignons : l’Anses tire la sonnette d’alarme après une flambée d’intoxications

Par Nicolas Liégeois | 25 octobre 2026 à 07h43 0
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Les promeneurs partis remplir leur panier de champignons en forêt n’en sortent pas tous indemnes cette année. En effet, depuis le début du mois de septembre, les Centres antipoison font face à une nette hausse des signalements liés aux champignons, à tel point que l’Anses tire la sonnette d’alarme.

Les cas d’intoxication se multiplient depuis le début de l’automne.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, près de 500 intoxications provoquées par des champignons cueillis puis consommés ont été rapportées aux Centres antipoison au cours du seul mois de septembre 2026.

La tendance ne faiblit visiblement pas, puisque plus de 200 nouveaux cas ont déjà été enregistrés depuis le 1er octobre.

Dans la grande majorité des situations, c’est une espèce toxique prise pour une espèce comestible qui finit dans l’assiette, même si l’ANSES pointe aussi des récoltes mal conservées, des spécimens abîmés, une cuisson trop courte ou des portions consommées franchement excessives par les plus gourmands.

Les applications de reconnaissance sur smartphone font d’ailleurs probablement partie des coupables, puisqu’elles se trompent régulièrement sur l’identification des champignons ramassés.

Quelques règles simples permettent de profiter de la récolte sans risque.

L’agence invite d’abord chacun à ne ramasser que les espèces qu’il connaît parfaitement, car certains champignons très toxiques ressemblent à s’y méprendre à leurs cousins comestibles.

Au moindre doute, on fait contrôler son panier par un pharmacien ou une association de mycologie avant de passer en cuisine, et on évite de servir sa cueillette à de jeunes enfants.

Les champignons identifiés grâce à une application ne doivent pas être consommés, tandis que la cuisson reste de mise pendant au moins 20 minutes, y compris pour la plupart de ceux achetés dans le commerce, à l’exception notamment des champignons de Paris et des truffes.

En cas de nausées, vomissements, diarrhées ou troubles neurologiques après un repas, il faut contacter sans attendre un Centre antipoison ou composer le 15.

Les anciens qui connaissent leurs coins par cœur n’avaient pas besoin de téléphone pour faire la différence entre un bon champignon et un mauvais et doivent d’ailleurs s’amuser d’une telle alerte lancée par l’agence de la santé…

Article mis à jour le 23 octobre 2026 à 18h55

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