Interdiction de la chasse : « si on ne peut plus chasser le dimanche, moi j’interdis le passage sur mes terres »

A quelques jours seulement de l’élection présidentielle, les médias relancent de nouveau l’éternel sujet de l’interdiction de la chasse le week-end mis sur la table par les écologistes. En France, les avis divergent et on se rend compte à la lecture de nombreuses réponses que la « peur du chasseur » provient généralement de l’abattage médiatique organisé par quelques journalistes, souvent très proches des associations animalistes mais aussi par une méconnaissance totale du monde de la chasse.
France Bleu a publié récemment un article dans lequel ont été recueillis les témoignages de différents habitants de Dordogne et le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers sont très représentatifs de la société actuelle.
On peut lire dans cet article qu’une habitante a peur d’aller se promener le week-end à cause « des balles perdues tirées par les fusils trop puissants des chasseurs ». On appréciera la formule.
Un autre habitant, récemment arrivé dans la commune, réagit lui aussi aux questions posées estimant qu’il n’est pas normal de partir se promener avec la peur des balles perdues. Décidément, les médias grand public on bien fait leur travail de matraquage oubliant souvent d’expliquer que les accidents, même s’ils sont parfois dramatiques, restent des évènements extrêmement rares.
Enfin, un agriculteur qui est également chasseur s’exprime lui aussi sur le sujet. Il n’hésite pas à balayer devant sa porte en affirmant que parfois chez les chasseurs aussi, des comportements ne sont pas acceptables. Certains se garent n’importe où en 4×4, et se croient chez eux partout.
Les responsables de chasse et les Fédérations luttent sévèrement contre ces comportements qui sont sanctionnés automatiquement et sont heureusement des cas isolés.
Pour autant, ce même agriculteur explique que le constat est simple, la majorité des territoires qui sont chassés sont également les territoires investis par les promeneurs hors période de chasse. Il ne mâche d’ailleurs pas ses mots :
« si on ne peut plus chasser le dimanche matin, moi j’interdis le passage sur mes terres. Finis les promeneurs ! Et que ce soit dimanche ou mercredi, vacances scolaires ou pas ! »
Nul doute que les agriculteurs qui sont eux mêmes chasseurs ou accordent des droits de chasse sur leurs terres feront de même, réduisant à peau de chagrin les territoires accessibles à tous.
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