@[supprimé] wrote:Le Bonheur de l'Aube:
"La chasse n'est pas un sport, mais une passion, et un bonheur. Comme toutes les passions, elle peut se partager, pas s'expliquer. Encore moins se justifier, se mettre en équations.
Pour faire aimer la chasse, si on le veut, une seule méthodee: entrainer le néophyte, lui montrer, le faire participer. Dire ne sert pas à grand chose.
Parceque le bonheur de faire partager une passion est immense. La chasse, comme la gastronomie, la musique,la littérature, est une culture. Une part de notre culture. Et si, par malheur, nous la perdions, cette perte serait irrémédiable.
Comme toutes les cultures, la chasse a inventé son langage, ses mots, ses expressions, qui ont investi avec aisance, le langage courant.
"faire défaut", "marcher sur les brisées", "buisson creux", "sonner la retraite", autant de formules de la vénerie. On en trouverait aussi, innombrables, issues de la chasse au petit gibier, de l'ancienne braconne, de la vie dans les plaines et les bois.
A la chasse on voit la nature, les herbes, les arbres, les étangs autrement. Mieux, je crois, puisqu'on est animé de cette intentionnalité dont Sartre avait fait le pivot de la phénoménologie. On ne regarde pas distraitement, même avec amitié; on regarde pour voir, pour trouver, pour comprendre.
Une haie est un univers, un roncier un mystère, un terrier une énigme: lapin, renard, blaireau? Mais une énigme que le chasseur sait lire. Que la chasse ait à faire avec les mouvements les plus instinctifs, les plus sombres aussi, de notre humaine condition, c'est l'évidence. L'éros, bien sur, à condition d'éviter la psychanalyse de supermarché qui fait du fusil le substitut du phallus. La mort, aussi, puisque la chasse est mortifère, dans un monde où l'on s'efforce frénétiquement mais en vain de nier cette mort, de la dissimuler, de ne mourir de rien, à tout le moins guérir.
Complice aussi du tremblement de l'aube et du crépuscule, de la majesté indescriptible du soir tombant sur l'étang, noyant les silhouettes, estompant les ombres mêmes, lorsque le dernier merle a chanté et que le bruissement des canards en vol nous fait frêmir.
S'il y a émotion, il y a aussi le bonheur tout simple, l'allégresse du départ, que sonnent si bien les trompes de la chasse à courre, la respiration coupée à l'arrêt du Setter ou de l'Epagneul dans un champ de betteraves, un perdreau ou un lièvre au bout du nez, la musique des beagles sur le pied d'un chevreuil, dans le bois.
L'union, la symbiose du chasseur et de son chien sont uniques, indicibles. Qui n'a pas connu celà n'a pas connu le bonheur de vivre.
Il y a enfin la gastronomie relayant la chasse, les délices d'une bécasse, d'une sarcelle, d'une brochette de grives. Et les souvenirs de leur chasse qu'élèvent les flagrances caressant nos papilles. La gourmandise, loin d'être un pêché, est sans doute l'une des preuves les plus subtiles, et les plus sûres, de notre humanité.
C'est une banalité, mais une banalité irréfutable, que d'affirmer: les chasseurs font plus pour la connaissance et la protection de la nature que quiconque. Et les inventeurs du remembrement, destructeurs de haies, de petites parcelles, ont fait disparaître bien plus de gibier que des générations de fusils.
Il n'en reste pas moins qu'en France, la chasse est et reste populaire, que les grandes battues de Sologne sont infiniment minoritaires, que les associations communales sont vivantes, heureuses, fraternelles. Et que le dimanche d'automne ou d'hiver, reste, pour bien des paysans, ou des citadins qui ont gardé des attaches paysannes, jour de bonheur.
Il ne convient pas, je crois, que les chasseurs essaient de convaincre ceux qui détestent la chasse. Que Brigitte Bardot et Dominique Voynet aillent ensemble prendre le thé, le dimanche après midi, pour nous vilipender à loisir.
Mais qu'on nous laisse chasser en paix." Jean Jacques BROCHIER
Je n'ai jamais rien lu d'aussi nul.
Même si toute ces émotions existent chez chaque chasseur, elles ne justifient en rien de TUER même un animal.
Je tue un animal, je le mange, si je ne le mange pas je ne le tue pas simplement.
Ensuite le plaisir de la Nature peut se faire avec un appareil photo, cela fonctionne aussi très bien.
Tant que je mangerais des animaux je m'estime en droit de les tuer moi même, au moins c'est ma propre responsabilité devant mère Nature.
Je n'ai aucunement besoin d'étaler les émotions du chasseur comme argument pour tuer l'animal.
Je tue l'animal pour le manger, c'est la meilleur façon de faire pour le manger point barre.
Le jour où l'on ne mangera plus d'animaux, j'utiliserais mes armes pour percer du carton, car je suis un passionné de tir et cela ne m'impose pas de tuer.