Jacques Aurange, président de la Fédération des Chasseurs de l’Ardèche, a récemment donné son avis sur les prélèvements de sangliers. Malgré des prélèvements records cette saison, les populations de sangliers continuent d’exploser et la facture suit la même courbe, ce qui met les Fédérations qui partagent la même situation en grande difficulté.
Des chiffres impressionnants.
La saison 2025-2026 s’annonce comme l’une des plus chargées jamais enregistrées dans le département. À mi-janvier, le compteur affiche déjà 20 347 sangliers prélevés en battues.
La Fédération table sur un total de 26 000 têtes d’ici la clôture, soit une année dans la fourchette très haute.
Paradoxe bien connu des gestionnaires de la faune sauvage, plus on prélève, plus les effectifs semblent se reconstituer.
Jacques Aurange, interviewé par France Bleu, met le doigt sur plusieurs facteurs pour expliquer cette dynamique.
La disponibilité alimentaire, les conditions climatiques favorables, mais aussi et surtout les 30 % du territoire ardéchois où les chasseurs n’ont pas accès…
Entre les oppositions de propriétaires et l’interdiction de tirer à moins de 150 mètres des habitations, les suidés disposent de zones refuges confortables dans lesquelles ils prolifèrent .
Une facture qui explose et le gouvernement reste aux abonnés absents.
Au delà du nombre de prélèvements à réaliser, le volet financier devient lui aussi difficilement tenable. Les dégâts agricoles pour la saison en cours devraient être en hausse de plus de 70 % par rapport à l’exercice précédent.
À cela s’ajoutent 230 000 euros de mesures de protection, intégralement supportés par la Fédération.
Le président Ardéchois attend désormais que l’État honore ses engagements pris il y a quelques années auprès du monde agricole. Des promesses qui sont en grande partie restées des paroles puisque les fonds attendus tardent à arriver.
Le modèle actuel d’indemnisation montre ses limites et c’est d’ailleurs pour faire bouger les lignes que Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, continue de se battre.











![[Vidéo] Une harde monstrueuse de cerfs traverse juste devant un automobiliste chanceux](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/02/harde-monstrueuse.webp)

7 réflexions sur « Sangliers en Ardèche : la Fédération de chasse commence à saturer »
Tout possesseur de cochons domestiques est tenu d’avoir un élevage en règle depuis le 1er janvier 2019, suite à l’alerte de peste porcine africaine. En plus il faut un enclos de 1.80 m de haut super costaud pour empêcher les croisement et les fuites. Et il faut le déclarer à la chambre d’agriculture.
Le dernier spécimen hybride en Ardèche a été trouvé en 2014 dans un bois. La bête était morte et avait eu les défenses sciées. Cet animal pesait 300 kg. Depuis on n’a pas trouvé d’autre hybride.
Le seul moyen d’être écouté: grève de la chasse, arrêt du paiement des dégâts.
La Fédération de chasse de l’Ardèche est-ce qu’elle a demandé le contrôle et l’interdiction de cet élevage clandestin ?
Bonjour Bouisset07,
À ma connaisance, la Fédération de chasse de l’Ardèche n’a pas demandé le contrôle ou l’interdiction de l’élevage de la secte Longo Maï.
Lors du procès en justice pour le massacre des chiens, aucune décision d’interdiction administrative de cet élevage n’a été mentionnée dans les décisions judiciaires. La communauté Longo Maï n’a eu aucune obligation de mettre son élevage en conformité par un contrôle administratif. L’affaire ne s’est focalisée que sur les tirs d’arme à feu et la responsabilité des propriétaires des chiens.
La Fédération ardéchoise a cependant fait part, lors du procès, des problèmes d’hybridation lié à la gestion de cet élevage clandestin et du risque sanitaire grave qui en découle pour la Biodiversité.
Mais, semble t-il, rien n’a suivi ! Rien du tout ! Tout va très bien Madame la Marquise!
La Biodiversité ça dépend du sens du vent, par exemple lorsqu’un agriculteur enlève une brindille sur un ruisseau de castor ou lorsqu’un employé communal taille imprudemment une haie où niche un rossignol. Là, l’OFB réagit et la Justice peut se montrer très sévère. Mais pour des cochons en liberté, pensez donc, surtout quand il s’agit de cochons élevés par des « écologistes » amoureux de la nature et des animaux.
Enfin, entrer sur les terres des Longo Maï pour contrôler cet élevage c’est peut-être dangereux quand on sait qu’ils peuvent utiliser des carabines de chasse non déclarées.
Apparemment, cette communauté bénéficie de la plus grande bienveillance de l’Administration. Surtout pas de vagues. C’est la méthode la plus souvent employée pour régler discrètement les problèmes en France et laisser les questions encombrantes en l’état initial.
Par contre, si vous construisez un cabanon en planches de 3 m2 dans votre jardin pour y mettre 2 poules et un lapin, il faudra une autorisation, sinon gare à la Justice !
Cordialement
oui c’est vrai, on m’a empéché un abri de jardin de 12 mètres caré pour mettre les outilles du jardin . Mon mari a insisté au maire qui a fini par autorisé. il y en a qui font comme ils veulent et n risquent rien car la loi s’est pas pour tout le monde. Nous c’était pas pour des cochons mais pour les outilles.
La fédé peut demander le contrôle de l’élevage à l’OFB ou à l’ONF mais elle n’a aucun pouvoir pour faire interdire un élevage non déclaré. Il n’y a qu’un service de l’État (ONF, OFB) qui peut intervenir pour faire démanteler un élevage non déclaré qui peut poser des problèmes d’hybridation. La préfecture ou la chambre d’agriculture peuvent « faire constater » mais seule une décision judiciaire peut ordonner le démantèlement.
Et les cochons roses en liberté ?
Pour le département de l’Ardèche, vous dites « disponibilité alimentaire, conditions climatiques favorables et surtout 30 % du territoire ardéchois où les chasseurs n’ont pas accès ». On est d’accord !
J’ajoute une chose importante : parcs à cochons non clôturés où les sangliers peuvent entrer comme dans un moulin et en sortir, trouver un refuge, de la nourriture et s’hybrider avec les porcs. Vous vous souvenez de la méchante histoire du « tueur en série », de cet écologiste marxiste-révolutionnaire qui a abattu 7 chiens en Ardèche à coups de carabine ?
Le tueur, chef de la secte, a un enclos à cochons où les chiens sont entrés sans problème, un enclos fait d’un fil de fer tendu entre des piquets alors que la loi impose une double clôture solide en maille d’acier, électrifiée. Cette clôture était non conforme à la loi, l’élevage non déclarée en préfecture, non déclarée à la chambre d’agriculture, bref un élevage CLANDESTIN, hors normes sanitaires et sécuritaires.
On sait que la Justice a donné raison au tueur écologiste – sans permis ni déclaration d’arme- en le « punissant » de 8 mois avec sursis pour 7 chiens exécutés (1 mois 1/2 par chien tué) et a condmané à une amende de 400 euros chacun des plaignants, 2 chasseurs qui ont eu leurs chiens assassinés sauvagement dans le silence assourdissant des associations animalistes.
La Fédération de chasse de l’Ardèche devrait donc s’inquiéter des élevages de cochons domestiques non conformes à la Loi et aux normes sanitaires.