La ministre de la Transition Écologique vient de répondre au député du Nord Michaël Taverne au sujet de la gestion des cerfs, notamment dans le massif forestier de Mormal. Une réponse qui devrait rassurer les chasseurs du secteur, puisque Monique Barbut ferme clairement la porte à toute mesure coercitive et salue le dialogue engagé localement.
Le rapport État-ONF ne constitue pas une feuille de route.
Dans son courrier daté du 8 janvier 2026, la ministre répond au député du Nord Michael Taverne et tient à recadrer les inquiétudes suscitées par le rapport d’évaluation du contrat 2021-2025 entre l’État et l’Office National des Forêts.
Ce document, qui a visiblement alimenté certaines craintes quant à l’avenir de la chasse aux grands ongulés, ne constitue en aucun cas une décision opérationnelle.
Monique Barbut insiste sur le fait que les recommandations formulées appellent d’abord à un travail de concertation avec l’ensemble des parties prenantes, chasseurs compris.
La question de l’équilibre entre régénération forestière et présence des cervidés ne saurait être traitée de manière uniforme sur tout le territoire, reconnaît la ministre, qui rappelle l’importance du Comité technique national de l’équilibre sylvo-cynégétique comme espace de dialogue. Cela veut donc dire que dans le cas de la forêt de Mormal ou d’autres massifs, cela pourrait s’avérer nécessaire que les quotas imposés soient plus importants.
Pas question de classer les cervidés en Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts.
Sur LE point sensible de la question, la position gouvernementale est néanmoins limpide : classer les cervidés parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts n’est pas une option envisagée.
Une telle mesure serait contraire à l’esprit du code de l’environnement et à une gestion raisonnée fondée sur la chasse, précise Monique Barbut.
La ministre conclut en saluant les initiatives locales menées dans la circonscription du député, qui ont permis de restaurer un dialogue apaisé entre forestiers, chasseurs et élus autour de la forêt de Mormal.
Une preuve, selon elle, que des solutions partagées restent possibles sans décisions brutales ni stigmatisation.
Sur ce dossier aux impacts locaux comme à l’échelle de tout le pays, le gouvernement souhaite visiblement privilégier la concertation plutôt que la contrainte.













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