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Les 13 propositions de la LPO au gouvernement : une offensive contre la ruralité ?

En novembre 2025, la Ligue pour la Protection des Oiseaux a transmis au ministère de la Transition écologique un document de treize propositions. Présenté comme un plan de sauvetage de la biodiversité, ce programme soulève de nombreuses inquiétudes dans le monde cynégétique. Derrière les formulations polies se dessine une vision qui pourrait remettre en cause l’équilibre fragile entre protection de l’environnement et verrouillage de la nature pour les locaux.

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Des interdictions de chasse fondées sur des critères contestables.

La première proposition du document ne surprendra personne : la LPO demande l’interdiction pure et simple de la chasse des espèces dont l’état de conservation serait jugé « défavorable ».

L’association s’appuie pour cela sur différents référentiels, notamment la liste rouge de l’UICN, la directive oiseaux européenne ou encore la future stratégie nationale biodiversité :

« Il faut interdire la chasse des espèces chassables toutes listes confondues, dont l’état de conservation est défavorable ».

Le problème, c’est que ces classements ne reflètent pas toujours la réalité du terrain. Les chasseurs le savent bien et certaines espèces considérées comme fragiles au niveau européen se portent très bien localement, notamment grâce aux efforts de gestion des habitats menés depuis des décennies par les Fédérations et les associations de chasse spécialisées.

Cette proposition ouvre donc la porte à des moratoires en cascade sur le gibier d’eau, les limicoles, les bécassines ou même la sarcelle, au mépris des observations de terrain.

Des territoires entiers bientôt interdits d’accès?

Les propositions 3 et 4 du document LPO s’attaquent directement aux espaces naturels. L’association souhaite la création de « réserves naturelles fluviales » ainsi que la mise en jachère de surfaces importantes de l’estran. En clair, il s’agit de soustraire des pans entiers de territoire à toute activité humaine, chasse comprise :

« La LPO propose la mise en jachère de surfaces importantes de l’estran, avec l’assistance de l’État ».

Pour les chasseurs de gibier d’eau qui entretiennent et gèrent ces milieux depuis des générations, c’est une forme d’expropriation qui ne dit pas son nom. Les zones humides françaises doivent beaucoup à l’implication des sociétés de chasse locales, qui assurent leur entretien, leur surveillance et parfois même leur existence face à la pression foncière.

Toujours plus de moyens pour les associations militantes.

Sans grande surprise, la LPO profite de ce document pour réclamer davantage de financements publics.

La proposition 7 demande la « pérennisation du Loto de la biodiversité », tandis que la proposition 8 exige le « respect de l’engagement de l’État pour la pérennisation des centres de soins ».

La LPO veut tout simplement que l’État prenne en charge certains financement comme « Appuyer durablement les moyens des centres de soins associatifs pour la faune sauvage, en augmentant les financements de l’État ».

Rappelons que le budget annuel de la LPO dépasse aujourd’hui allègrement les 30 millions d’euros, que l’association 30 millions d’amis a été récemment épinglée pour manque de transparence dans ses comptes et que bien d’autres organismes comme l’ASPAS préfèrent entamer des actions en justice contre les agriculteurs, les chasseurs ou l’État plutôt que de financer les mêmes refuges…

Le saviez-vous ?  Un homme lourdement condamné pour avoir tenté d'écraser un loup

Un renforcement de l’emprise administrative.

Les propositions 9 et 10 méritent une attention particulière. La LPO demande de « défendre et renforcer les établissements publics » comme l’OFB, l’ANSES ou l’ADEME, tout en réclamant une meilleure « prise en compte de l’avis des citoyens lors des consultations publiques ».

La LPO précise que « L’objectif est d’améliorer la prise en compte de l’avis des citoyens, notamment dans les projets réglementaires environnementaux ».

Derrière cette formulation démocratique se cache une réalité moins reluisante. Les consultations publiques sont régulièrement submergées par des campagnes orchestrées depuis les réseaux associatifs, donnant l’illusion d’une opinion publique massivement hostile à la chasse.

Ces campagnes sont d’ailleurs organisées par des personnes qui ne sont pas concernées par les demandes. Ainsi, des habitants de Paris peuvent se positionner aisément sur la gestion du loup en Haute-Marne ou la chasse du migrateur dans le Sud-Ouest.

Cette proposition vise à institutionnaliser ce déséquilibre, reléguant au second plan le monde rural local dans les processus de décision.

L’éducation des jeunes selon la LPO.

La proposition 11 est peut-être la plus révélatrice des ambitions de l’association. La LPO souhaite « enseigner la biodiversité dans toutes les écoles primaires grâce à l’Éphéméride de la biodiversité ».

Bien évidemment, la vision locale et rurale sera assurément mise de côté au profit de l’idéologie animaliste. Pas besoin de commenter plus cette proposition, tout le monde aura compris l’objectif de la LPO.

Les monuments historiques transformés en sanctuaires.

La douzième proposition ambitionne de « faire des monuments historiques des sanctuaires de vie sauvage ».

L’idée consiste à associer les sites patrimoniaux à des obligations de protection de la faune, créant ainsi de nouvelles zones où les contraintes réglementaires s’accumuleront :

« Accorder une reconnaissance écologique à ces monuments, en les associant à des obligations de protection de la faune ».

C’est une nouvelle illustration de cette logique d’enfermement réglementaire où chaque hectare classé, chaque zone protégée, chaque nouvelle contrainte réduit l’espace disponible pour les usages des ruraux.

Un contexte politique préoccupant.

Ces propositions ne sont pas à prendre à la légère surtout suite aux récentes nominations au sein des instances environnementales semblent confirmer une orientation favorable aux thèses portées par la LPO et ses alliés.

Le monde de la chasse, mais aussi l’agriculture et la pêche, auraient tort de sous-estimer la portée de ce document.

Au-delà des mesures techniques, c’est bien une vision de la société rurale qui se dessine et que veulent gérer les associations animalistes, celle d’un territoire administré depuis les bureaux parisiens par des organisations déconnectées des réalités du terrain.

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