Un lieutenant de louveterie a abattu un loup dans la nuit du 8 au 9 mars 2026 dans la Drôme. L’animal avait été repéré en position d’attaque sur un troupeau. Il s’agit du 10e prélèvement en France depuis le 1er janvier, et déjà du 3e dans ce seul département.
Tir de défense simple : un cadre réglementaire précis.
Dans la nuit du 8 au 9 mars dernier, un loup a été abattu lors d’un tir de défense tandis que le prédateur tentait de s’en prendre à un troupeau dans le secteur de Saillans.
L’intervention s’est déroulée dans les conditions fixées par les arrêtés du 23 octobre 2020 et du 23 février 2026, qui encadrent désormais les dérogations préfectorales à l’interdiction de destruction du loup.
La préfecture de la Drôme a communiqué sur l’affaire en précisant que le tir venait compléter les protections déjà mises en place par l’éleveur pour sécuriser son troupeau. Autrement dit, le recours à l’arme n’est pas arrivé en première intention et l’éleveur avait visiblement tout tenté avant d’en arriver là.
A lire aussi : Attaque de loup sur l’homme : risques réels et consignes de sécurité en 2026
Dix loups prélevés en France en dix semaines.
Ce prélèvement s’inscrit dans un contexte de pression constante sur les troupeaux du Sud-Est.
Le plafond national, fixé à 227 spécimens pour l’année, laisse encore de la marge mais le rythme auquel le quota s’entame depuis janvier 2026 dit quelque chose de l’intensité des conflits entre pastoralisme et prédation.
Pour les éleveurs de la Drôme, la nécessité d’abattre un nouveau loup (le 3e) durant une attaque dans leur département en à peine plus de deux mois résume mieux que tout discours l’état réel de la situation sur le terrain.













![[Vidéo] Dans l’Est de l’Hérault, le lapin fait des ravages](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/03/lapin-garenne-compressed.webp)
