Le département de l’Indre vient de boucler sa campagne d’abandon simplifié d’armes, organisée du 2 au 7 février 2026. Le bilan est loin d’être anecdotique puisque 172 armes et plusieurs milliers de munitions ont été sorties des greniers, caves et placards par des particuliers qui les détenaient sans déclaration.
Un arsenal conséquent sorti de l’ombre.
Le département de l’Indre a renouvelé au début du mois de février une campagne d’abandon des armes sans conséquences pour les habitants. Le but de ces opérations est de permettre aux Français de venir abandonner au commissariat ou en gendarmerie les armes à feu ou armes blanches qu’ils possèdent et dont ils souhaitent se débarrasser.
En tout, ce sont 172 armes qui ont été récupérées par les autorités. Parmi elles une très large majorité d’armes longues avec 130 fusils et carabines, auxquels s’ajoutent 41 armes de poing et une arme dont la catégorie n’a pas été précisée.
Côté munitions, le compteur affiche 4 329 cartouches de moins de 20 mm ainsi que 17 kg de munitions en vrac.
Le préfet Thibault Lanxade a salué le sens des responsabilités des participants et l’engagement des forces de l’ordre mobilisées pour l’occasion, affirmant que ces armes retirées de la circulation constituent un gain concret pour la sécurité des habitants du département.
Entre sécurité publique et patrimoine sacrifié.
Ce n’est pas la première fois que l’État organise ce type d’opération dans l’Indre. Une campagne similaire avait déjà eu lieu en 2022 dans le département, permettant de récupérer plusieurs centaines d’armes à l’époque.
La préfecture reconnaît que de nombreuses armes circulent encore hors cadre légal, souvent détenues par simple méconnaissance de la réglementation plutôt que par mauvaise volonté.
Il y a deux risques majeurs selon les services de l’État, à savoir les accidents domestiques et la possibilité que ces armes alimentent des circuits de délinquance en cas de vol.
L’objectif de l’opération était clair : permettre aux détenteurs de régulariser leur situation via le système d’information sur les armes ou tout simplement de se débarrasser légalement d’un héritage encombrant.
Un geste simple qui évite les démarches administratives, certes, mais qui ne va pas sans un pincement au cœur pour les passionnés d’armes en tous genres.
En effet, la grande majorité de ces armes seront tout simplement détruites, alors que certaines pièces auraient sans doute mérité une seconde vie dans une collection ou un musée…













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