Dégâts de gibier en Loir-et-Cher : les agriculteurs ont manifesté devant la Fédération des chasseurs

Par Nicolas Liégeois | 26 octobre 2026 à 06h42 0
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Excédés par la multiplication des dommages causés par les sangliers et les cervidés, des agriculteurs de la Confédération paysanne et de la Coordination Rurale se sont rassemblés jeudi 22 octobre à Vineuil, devant le siège de la Fédération des chasseurs de Loir-et-Cher. Le contexte de sécheresse, qui prive déjà les élevages de fourrage, a visiblement fait monter la pression.

Les agriculteurs reprochent aux chasseurs une régulation insuffisante.

C’est sous le regard du président Hubert-Louis Vuitton que les deux syndicats ont choisi de monter au créneau ce jeudi 22 octobre 2026 à Vineuil, estimant que la lutte contre les dégâts de gibier n’est pas menée comme elle le devrait.

Bertrand Monier, porte-parole de la Confédération Paysanne, a rappelé que la Fédération dispose d’une délégation de service public en matière de régulation.

Certains manifestants venus de Sologne ont même accusé la FDC de laisser pulluler le gibier au profit d’une chasse de loisirs fortunée.

De son côté, le président de la FDC du Loir-et-Cher affirme avoir toujours poussé à prélever un maximum de sangliers et a exliqué qu’entre d’autres facteurs, c’est surtout le climat qui est particulièrement favorable à leur prolifération ces dernières années.

Les chasseurs composent avec un contexte toujours plus contraignant.

Accusé par certains manifestants venus de Sologne de laisser pulluler le gibier pour les ses amis du « CAC 40 », le Président des chasseurs a rapidement recadré le débat :

« Qu’est-ce qu’on en a à faire du CAC 40 ici? »

Il ne faut pas oublier dans cette histoire que les chasseurs, bénévoles qui financent eux-mêmes l’indemnisation des dégâts, sont limités dans leurs missions de régulation et voient leur terrain d’action se réduire au fil des restrictions et des interdictions qui s’empilent.

Il faut aussi compter avec les militants antichasse, dont les actions d’obstruction compliquent régulièrement l’organisation des battues.

Enfin, les cultures offrent aux sangliers un garde-manger formidable, à tel point que des populations déjà favorisées par la douceur du climat y trouvent tout ce qu’il faut pour prospérer.

Axel Masson, Secrétaire de la Coordination Rurale, a pourtant tenu à préciser que les agriculteurs n’ont rien contre les chasseurs et veulent avancer avec eux. Les deux camps doivent se revoir dans les prochains jours, au calme cette fois, pour trouver des solutions face aux dégâts de grand gibier.

*Image Facebook de la Coordination Rurale.

Article mis à jour le 26 octobre 2026 à 06h45

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