Dans l’Aude, un arrêté préfectoral interdit l’accès aux zones boisées ravagées par les incendies d’août 2025. Le problème est que ces secteurs abritent désormais des populations de sangliers qu’on demande pourtant aux chasseurs de réguler. Une équation impossible qui exaspère le monde les chasseurs et la FDC.
Un refuge inespéré pour le gibier, un casse-tête pour les chasseurs.
Les 9 000 détenteurs de permis Audois font face à une situation pour le moins paradoxale.
L’arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 autorise bien les actions de régulation du sanglier et du chevreuil sur le territoire sinistré, mais exclut formellement les zones boisées du massif des Corbières.
Or, c’est précisément là que les animaux ont trouvé refuge depuis l’incendie, profitant notamment des raisins abandonnés sur les parcelles viticoles touchées.
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Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros infligée par l’Office français de la biodiversité.
Plusieurs chasseurs en ont déjà fait les frais pour avoir été contrôlés dans le périmètre interdit ou trop éloignés des cultures.
La Fédération dénonce une incohérence administrative.
Yves Bastié, président de la Fédération des chasseurs de l’Aude, avait exprimé son exaspération sur cette situation dès le 23 décembre dernier.
Son directeur, Patrice Lemoine, pointe lui aussi une différence de traitement incompréhensible puisque sur d’autres massifs incendiés, les équipes locales continuent leurs opérations sans entrave.
La préfecture invoque de son côté les risques de chutes d’arbres pour justifier l’interdiction.
Un argument qui peine à convaincre les intéressés, d’autant que la pression pour augmenter la régulation ne faiblit pas du côté des agriculteurs.
En 2024, la Fédération a dû débourser 460 000 euros pour indemniser les dégâts aux cultures. Et les exploitants des Corbières, déjà fragilisés par l’incendie, redoutent une explosion des dommages sur les prochaines récoltes.
Une lettre circule actuellement dans le secteur pour demander au préfet de revoir sa position. Il faut tout de même garder en tête que les conditions hivernales sont idéales pour intervenir et qu’attendre les chaleurs de l’été prochain ne sera pas la meilleure option, même pour le gibier…
Malgré tout, les animalistes comme l’ASPAS se félicitent de cette décision de la Préfecture et maintient la pression pour que rien ne change.












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