Une commune bretonne retire les menus végétariens et sans porc à la cantine

Alors que l’inclusion est partout, tout le temps, majoritairement à bon escient, il faut le reconnaître, il n’en demeure pas moins que cela peut être un vrai casse-tête, voire contre-productif parfois.
Une commune de Bretagne, confrontée à la problématique des menus alternatifs, a pris récemment une décision radicale et inattendue.
À Orgères, près de Rennes, depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, les enfants n’auront plus le choix que de manger ce qu’on leur sert à table. Fini les menus végétariens et les menus sans porc pour certains petits bambins dont les parents devront choisir entre les faire manger comme tout le monde ou apporter leurs propres repas.
La décision annoncée dans un courrier le 23 octobre à tous les parents en a surpris plus d’un, du moins ceux dont les enfants sont directement concernés. La maire a expliqué que cette décision, prise sans concertation, a pour objectif de simplifier l’organisation du service de restauration scolaire. Cette décision intervient notamment après un « incident » qui a eu lieu récemment à la cantine, qui aurait servi des repas non adaptés.
Des menus plus équilibrés
Pour les enfants qui font le choix de ne pas manger de viande, enfin plutôt dont les parents ont fait le choix qu’ils ne mangeraient plus de viande, des compléments en protéines végétales seront systématiquement proposés (lentilles, pois chiches par exemple).
Dans le cas des enfants soumis à un PAI (Projet d’accueil individualisé), il n’y aura plus de repas spécifiques non plus et ce sont les parents qui sont dorénavant invités à fournir les repas.
Les discussions vont bon train depuis à l’école des Grains d’Orge, telle cette maman qui raconte que sa fille est rentrée un soir en ayant très faim suite à un repas où, manifestement, la purée de patate douce était accompagnée de porc, qu’elle ne mange pas.
Du sanglier au menu ?
Devant cette simplification de bon sens des menus, on peut légitimement se poser la question de savoir si du gibier ne pourrait pas être réintroduit dans les plats, comme c’est déjà le cas dans certains établissements scolaires.
Avec un sanglier tué toutes les 30 secondes en France, l’Éducation nationale ne pourrait-elle pas devenir l’une des principales filières à profiter de cette bonne viande riche à moindre coût ?
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