Des carcasses de cerfs retrouvées près de poubelles, une pétition qui dépasse les 25 000 signatures et des accusations de massacre lancées contre l’Office National des Forêts, la gestion des cervidés en Seine-Maritime, cristallise les tensions entre gestionnaires forestiers et défenseurs autoproclamés de la faune sauvage comme l’ASPAS.
Une pétition lancée contre les actions menées par l’ONF.
En forêt domaniale de Roumare, situé en Seine-Maritime, l’ONF ne se cache pas de ses objectifs visant la baisse drastique du nombre de cervidés.
Le but final est bien évidemment de permettre le renouvellement des plantations. Une stratégie qui s’inscrit dans une logique de gestion forestière, mais qui passe mal auprès de certains usagers de la forêt.
Un retraité passionné de photographie animalière, habitué des lieux depuis plus de 45 ans, a d’ailleurs lancé une pétition car il affirme avoir découvert plusieurs carcasses de cerfs abandonnés près de poubelles en décembre 2025.
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Dans son texte qui accompagne la pétition en question, il évoque « des kilomètres de chasseurs postés deux fois par semaine » et dénonce ce qu’il qualifie de « boucherie ».
Plus de 25 000 signatures ont déjà été recueillies en quelques jours sur.
Comme souvent, l’ASPAS s’est rapidement jointe au mouvement, estimant que la réduction des cervidés vise surtout à protéger les jeunes plants à moindre coût.
L’ONF tient sa position et la FDC regarde les faits.
Face à ces accusations, l’ONF maintient son cap. Antoine Cambien, responsable du service chasse à l’agence de Rouen, pointe les dégâts bien visibles sur la végétation.
L’organisme précise qu’il ne s’agit pas de faire disparaître le cerf, mais d’adapter les effectifs aux capacités de renouvellement forestier.
José Doméné-Guérin, président de la FDC de Seine-Maritime, confirme que les populations de cervidés restent stables, voire légèrement en baisse. Les quotas ne prennent pas en compte les ressentis ou les émotions, mais s’appuient sur un suivi scientifique validé, loin des considérations qui entourent ce type de débat.
La préfecture de Normandie a d’ailleurs tranché en autorisant le maintien de la chasse en forêt de Roumare pour tenir des populations stables, sans renforcement spécifique des prélèvements comme l’affirment les animalistes.













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