Face aux dégâts agricoles qui ne faiblissent pas malgré les efforts déployés depuis le début de la saison, la préfecture de l’Orne vient de trancher en faveur des exploitants. Un arrêté modificatif repousse donc la fermeture de la chasse au sanglier du 28 février au 31 mars 2026.
De nombreuses plaintes des agriculteurs ont fait pencher la balance.
Les plaintes d’exploitants agricoles face aux dégâts de sangliers se sont multipliées ces dernières semaines sur le bureau de la préfecture, témoignant d’une situation devenue intenable pour nombre d’entre eux.
Malgré les prélèvements réalisés par les chasseurs et les opérations de régulation menées par les lieutenants de louveterie, les populations de sangliers continuent de prospérer et de causer des ravages dans l’Orne.
Au delà des dégâts, l’administration invoque également le risque sanitaire lié à la tuberculose bovine pour justifier cette prolongation de la chasse, soulignant la nécessité d’une gestion durable des effectifs.
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Un nouvel arrêté, mis en ligne le 28 janvier, étend donc la période de chasse sur l’ensemble du territoire départemental sans restriction géographique jusqu’au 31 mars 2026.
Un dispositif qui se prolonge jusqu’à fin mai à l’affût ou à l’approche.
Du 14 septembre au 31 mars 2026, les chasseurs de l’Orne pourront donc continuer à pratiquer l’approche, l’affût et la battue dans tout le département.
Le calendrier prévoit même une extension jusqu’au 31 mai 2026 pour l’affût et l’approche, mais cette possibilité sera conditionnée à l’obtention d’une autorisation préfectorale individuelle et limitée aux parcelles semées ainsi qu’à leurs abords immédiats.
Une consultation publique de 21 jours est prévuee pour recueillir les observations des citoyens auprès de la DDT d’Alençon.
Cette décision illustre une nouvelle fois la difficulté persistante à gérer efficacement les populations de sangliers et l’importance de la chasse en France.














![[Vidéo] Deux sangliers observés en divagation dans les rues de Montpellier](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/03/sangliers-dans-montpellier.webp)
4 réflexions sur « La préfecture de l’Orne veut rallonger la période de chasse aux sangliers »
Ce n’est pas parce qu’on rallonge la période de chasse que les gens vont chasser.
Le seul truc qui pourrait un peu marcher ce serait d’organiser la filière viande de gibier pour que les chasseurs puissent vendre les animaux tués. Après une saison il y a de la viande plein les congélateurs, donc croire que les chasseurs vont sortir pour tuer et enterrer ben non.
Et puis ce système « si vous ne tuez pas vous paierez les dégâts » faut en sortir d’urgence. Ce sont des dizaines de millions d’euros en pure perte pour les intérêts de la Chasse, imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec cet argent pour le développement, la défense et la promotion de la chasse.
Il faut bien rallonger la période de chasse dans l’Orne, le département ou les cerfs et sangliers font 40% des dégâts agricoles, payés par les chasseurs. Oui, le département où monsieur Luc Besson interdit la chasse sur sa propriété privée de 160 hectares (dont 84 de forêts). 1,6 millions de m2. Monsieur Besson a le droit de refuser la chasse chez lui mais qu’il payer les dégâts aux cultures alors qu’il offre un refuge au animaux et dépose plainte contre les chasseurs qui tuent un cerf chez lui et qui ont probablement sauvé sa maman qui aurait pu être blessée par l’animal.
Est-ce qu’on a demandé l’avis de monsieur Besson pour la prolongation de la chasse ? Il a peut-être son mot à dire, sinon il pourrait déposer plainte.
Pas toucher au Sir Besson. Pourtant il n’est pas blanc comme neige.
Le problème de la surpopulation de sanglier vient déjà des zones non chassé ou les propriétaires ne veulent pas voir une arme sur leur terrain et il y a aussi les surfaces de plus en plus importantes de mischantus.