Face à l’explosion des dégâts agricoles, trois préfectures de l’Est de la France ont franchi le pas en autorisant les tirs de nuit sur les sangliers. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, avec des oppositions parmi le grand public mais aussi dans les rangs des chasseurs eux-mêmes.
Une mesure supplémentaire pour lutter contre les dégâts de sangliers.
Les sangliers coûtent cher aux agriculteurs de l’Est. En Moselle, les dégâts ont bondi de 20% par rapport à l’année précédente, poussant la préfecture à signer mi-décembre un arrêté autorisant la chasse nocturne pour quatre mois.
Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin avaient déjà pris des mesures similaires.
Concrètement, les chasseurs volontaires peuvent désormais utiliser des lunettes thermiques pour repérer les bêtes noires et les tirer dans durant la nuit.
Cette chasse ne se pratique pas de manière anarchique car l’autorisation individuelle est obligatoire, et les tirs doivent s’effectuer depuis un mirador situé à moins de 100 mètres de la cible.
Le tir de nuit divise jusque chez les chasseurs.
Dans le reportage de TF1 partagé sur la page Facebook de la FDC57, on peut voir que le grand public n’adhère pas forcément à la mesure.
Paradoxalement, la Fédération des chasseurs de Moselle semble, elle aussi, opposée à la mesure. Son président Pierre Lang ne mâche pas ses mots et redoute les effets d’une « usine à gaz » impossible à contrôler. Il craint que des personnes s’arrangent avec la réglementation ainsi qu’avec la déontologie et utilisent ces équipements pour braconner en toute discrétion.
Au delà du risque de braconnage, l’usage même de cette technologie fait débat au sein des chasseurs car, si elle révolutionne la manière de chasser et permet aux lieutenants de louveterie et aux gardes de réguler des espèces de manière efficaces, certains chasseurs plus « conservateurs » y voient un atout trop important vis à vis du gibier.













![[Vidéo] Un chien de chasse se fait chasser à son tour](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/01/chien-lezard.webp)

2 réflexions sur « Tir de nuit des sangliers à la lunette thermique : des autorisations qui font débat »
Un agriculteur détenteur du permis de chasse validé à le droit d’effectuer des tirs dans le cadre de la protection des récoltes . Il y’a ensuite les louvetiers qui peuvent intervenir à la demande du préfet . Dans tous les cas il ne s’agit pas de chasse mais de tir de régulation . La première des revendications est d’obliger la valorisation de la venaison afin de respecter l’animal .
Bonjour ,
Une bonne partie des chasseurs qui sont contre la lunette thermique sont des gens qui « entretiennent » de forte population de sangliers en forêt et qui ne veulent pas
que les plainards tuent « leurs » sangliers .