Ce samedi 06 décembre en fin d’après-midi, un septuagénaire a abattu un sanglier aux abords du centre commercial Cap-Sud de Châteauroux, sous les yeux d’automobilistes médusés. La scène, filmée et rapidement diffusée sur les réseaux, a déclenché l’ouverture d’une enquête. La Fédération Départementale des chasseurs refuse de cautionner l’indéfendable et indique attendre les suites de l’enquête.
Une scène qui passe mal.
Il est 16h30 ce samedi quand un sanglier se retrouve en bord de route, à proximité de la zone commerciale Cap-Sud près de Châteauroux dans l’Indre.
Deux hommes sont armes à la main le long de la route près du sanglier, sans le moindre gilet fluo ni signe distinctif indiquant qu’ils sont en action de chasse.
Toute la scène se déroule alors que des voitures circulent sur la chaussée et ralentissent vu la proximité des deux hommes mais surtout du sanglier.
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Une personne présente dans une des voitures filme alors l’action lorsque l’un des chasseurs épaule et tire à quelques mètres des véhicules.
Le parquet de Châteauroux n’a pas traîné. Dès le lendemain, le tireur était placé en garde à vue, son arme confisquée. Une enquête pour mise en danger délibérée est ouverte, les faits étant qualifiés de « particulièrement graves et choquants ».
Bien évidemment, dans notre monde actuel, les témoins de la scène parlent d’un acte « choquant » et certains pensent même porter plainte pour avoir été confrontés à cette situation dans laquelle un sanglier a été tué.
Ce qui nous préoccupe bien plus, c’est que s’il s’agit bien d’une action de chasse, la manière d’agir est inquiétante. S’il s’agit d’une battue administrative, ou d’un sanglier blessé dangereux pour le grand public, la chose peut s’entendre car on est alors dans le cadre d’une mission bénévole ou préfectorale mais si ce n’est pas le cas, tirer sur une route est juste inimaginable sans avoir une très bonne raison.
La Fédération de l’Indre ne cautionne évidemment pas ce comportement.
Dans les médias locaux, l’affaire a rapidement fait grand bruit.
Le Président de la Fédération des Chasseurs de l’Indre a pu réagir auprès d’ICI Berry et n’a pas mâché ses mots :
« C’est pour nous un événement considérable. Autant la fédération défend tous les types de chasse, autant elle ne défend pas tous les types de chasseurs. Un chasseur qui manquerait au respect des règles de sécurité les plus élémentaires porterait un tort considérable aux chasseurs qui se comportent bien. »
L’enquête devra déterminer si le tir était justifié et si des manquements à la sécurité ont été constatés












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9 réflexions sur « Un chasseur en garde à vue pour avoir tiré un sanglier au milieu des voitures dans l’Indre »
Messieurs les chasseurs (j’en suis), laissez donc les situations dangereuses sans intervenir, observez sans intervenir : vous aurez toujours tort dans e cas contraire et serez bien emm… par la suite.
Celui qui a filmé bien protégé dans sa voiture est un homme hyper courageux, prêt à faire du buzz sur les réseaux. S’il y en a un qui n’a pas manqué de cran, c’est bien cet homme qui amis fin aux risques, aux souffrances de l’animal. Certainement pas le traine savates bob – citadin avec son téléphone dernier cri qui a hurlé son indignation sur le monde merveilleux du numérique.
Précision : achever un animal blessé n’est légalement pas un acte de chasse et, messieurs les journalistes, arrêtez de balancer de fausses infos : ce monsieur n’avait pas besoin de gilet fluo pour intervenir. Vous n’y connaissez rien et vous avez des avis très mal informés (un comble dans votre métier) très tranchés sur tout pour nourrir votre buzz.
Comme d’habitude la presse aux ordres et les passants crient au scandale.
Amis chasseurs, la prochaine fois n’intervenez pas, laisser le sanglier crever en souffrant ou s’i- ewt encore validé laissez le esquinter un ou deux passants ( antichasses bien sûr), contentez vous d’appeler la police et rentrez chez vous.
dans les mémes circonstances je ne serais pas intervenu , c est aux personnes assermentées de s occuper d une telle situation .
manque de courage de ma part , non ! pour avoir des em.;.des pour les autres . non merci . bon courage à ce monsieur , je suis sur que la prochaine fois ( si ça se reproduit ) vous aurez la meme reaction que moi .
ps . peut etre vous étes assermenté , alors vous avez fait votre boulot
Doit-on vous dire merci pour avoir repris des avis comme celui -ci, émis un jugement, contribué à l’emballement médiatique, … ?
Il s’agit tout simplement du tir dans sanglier blessé lors d’une collision. Les porteurs de fusil ne sont pas en action de chasse. Félicitations à eux.
Il n’était pas question de le finir à la dague, danger pour eux et longue agonie pour l’animal.
Moi personnellement je le laisse tranquille je les pas vue si il y’a un accident ils ont assuré.
Parcontre chez nous une conductrice de 53as décédé après une collision frontale avec un jeune conducteur de 17as eliporter mais ça gêne personne
Les sites « pro » chasse comme celui-ci devraient prendre un peu de recul avant de sauter sur l’occasion de faire du clic. Il fallait le servir à la dague? Les réactions auraient été les mêmes (voir pires) et l’action bien plus dangereuse pour tous le monde. Pas besoin d’ennemis pour nuire à la chasse avec des sites comme celui-ci!
Ceux qui ont les premiers sauté sur l’occasion ne sont pas là où vous les dénoncez. Ceci n’est qu’une réponse au buzz fait par ailleurs. Si vous n’avez pas vu ça, regardez / écoutez autour de vous et prenez vous même du recul avant d’en demander aux autres…
Comme à chaque fois côté fédération on parle d’un individu isolé dont le comportement porte atteinte à l’image de la majorité des chasseurs respectueux des règles. Le problème c’est que quelle que soit la conclusion de l’enquête, c’est fini, l’opinion publique compile un nouveau fait divers choquant associé à la chasse, et le million de chasseurs devient aux yeux du public potentiellement susceptible de commettre cela.
On ne sait rien des circonstances, et la nature du fait ne favorise pas la communication des détails à venir de l’enquête comme souvent, donc aucune nuance éventuelle apportée pour la suite, fin de l’affaire pour l’opinion publique.
L’enquête va établi les écarts par rapport à la loi, sauf qu’il manquera toujours pour la Chasse un jugement en ce qui concerne les conséquences pour l’image des chasseurs, qui existeront même l’enquête ô miracle conclue à un non lieu.
Tant qu’il n’y aura pas d’organisation interne à la chasse pour s’occuper de ces aspects, nous ne ferons que déplorer les comportements individuels tout en étant considérés par l’opinion publique comme collectivement responsables.