Le lundi 2 février, Claude Roustan et deux cadres de la Fédération Nationale de la Pêche en France ont débarqué au ministère pour une rencontre avec Mathieu Lefèvre. Le président de la FNPF, épaulé par Jean-Paul Doron et Hamid Oumoussa, ne comptait visiblement pas y aller avec le dos de la cuillère. Trois dossiers brûlants où la Fédération refuse de lâcher du lest face à l’administration ont pu être abordé comme l’explique un communiqué de la FNPF.
Le silure, un classement qui doit rester territorialisé.
La question du statut réglementaire du silure a occupé une bonne partie des discussions. Le président de la FNPF a salué les avancées récentes du ministère sur ce dossier qui fâche depuis des années.
Pour autant, la Fédération campe sur ses positions. Pas question d’accepter un classement général qui frapperait aveuglément tous les cours d’eau du territoire. La FNPF plaide pour une approche pragmatique et localisée.
Le silure ne pose problème que dans certains secteurs bien identifiés. Ailleurs, cette espèce s’intègre parfaitement dans les milieux aquatiques et fait même le bonheur des pêcheurs sportifs.
Un classement doit donc rester dûment justifié et territorialisé, basé sur des données scientifiques solides plutôt que sur des peurs irrationnelles.
Les cormorans déciment les cours d’eau pendant que l’administration tergiverse.
Sur le dossier du grand cormoran, Claude Roustan a clairement fait passer le message au ministre. Les Directions départementales des Territoires doivent cesser d’attendre que le problème se règle tout seul et prendre enfin les devants.
La Fédération réclame une posture proactive dans l’élaboration des arrêtés préfectoraux qui autorisent les tirs de régulation.
Objectif affiché, protéger efficacement les populations de poissons qui se font massacrer par ces oiseaux voraces.
L’anguille, déjà en situation critique, trinque particulièrement face à la prédation des cormorans. Sans régulation digne de ce nom, impossible de préserver la ressource piscicole.
Les pêcheurs en ont ras-le-bol de voir les administrations se planquer derrière des arguties administratives pendant que les cours d’eau se vident.
L’anguille et les normes environnementales, lignes rouges absolues
Le plan anguille cristallise manifestement toutes les tensions. Face à l’effondrement des populations, la FNPF appelle à un plan global qui s’attaque enfin aux vraies causes plutôt qu’aux boucs émissaires habituels.
Lutte renforcée contre le braconnage de civelle, restauration de la continuité écologique portée au plus haut niveau de l’État, moratoire sur la pêche professionnelle de l’alevin et plan de sortie de flotte pour accompagner dignement les marins-pêcheurs. Voilà les mesures qui sauveront l’espèce.
En revanche, la Fédération refuse catégoriquement que les pêcheurs amateurs portent seuls le chapeau.
Un moratoire ciblant uniquement les amateurs ne sauvera pas l’anguille et détruira une pratique ancestrale pour rien. Les sacrifices doivent être équitablement répartis ou ils ne serviront qu’à donner bonne conscience à l’administration.
La fédération a également rappelé son opposition totale aux dispositions de la loi d’urgence agricole qui facilitent le stockage de l’eau. Le monde de la pêche associative refuse tout nouvel assouplissement des normes environnementales qui protègent l’eau potable et la biodiversité aquatique.
Reste maintenant à voir si le ministre passera des belles paroles aux actes concrets, ce qui serait une première réjouissante dans ce dossier.












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