Actualité de la Chasse Ruralité Des randonnées annulées dans le Doubs pour éviter de croiser le loup

Si ce sont avant tout les agriculteurs et les éleveurs qui ont ressenti les premiers effets de la présence du loup sur les territoires sauvages de France, les mesures commencent à s’étendre à d’autres secteurs dont le tourisme.

C’est le cas notamment dans le Doubs, à Mouthe, ou le directeur d’une station de ski, interrogé par pleinair.net, a pris la décision d’annuler les randonnées nocturnes à cause de la présence de loups dans la région.

Bien que la mesure puisse paraître extrême, on peut imaginer la catastrophe qu’une observation de loups près d’une station de ski pourrait représenter en terme d’image pour les professionnels du secteur, sans compter l’affolement que cela pourrait créer sur les réseaux sociaux auprès de vacanciers qui n’ont pas l’habitude de croiser des animaux sauvages :


« Si jamais on se balade, qu’on arrive dans une combe et qu’on voit une meute se déplacer, on ne sait pas comment ils pourraient réagir. Les commentaires sur les réseaux pourraient être vraiment négatifs et freiner les vacanciers à venir sur notre domaine pour skier »

Si croiser un loup pendant que l’on part skier en journée est hautement improbable, croiser une meute lors d’une randonnée nocturne en raquettes reste tout à fait possible.

Comme l’organisation de randonnées nocturnes ne représente pas une grande partie des revenus de ces stations, il a été décidé de reporter cette activité le temps d’en savoir plus sur la présence du loup dans la région tout en évitant d’effrayer les populations, souvent très urbaines, adeptes des vacances au ski.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

10 Commentaires

  1. Un historien Jean-Marc Moriceau à beaucoup travaillé sur la question du loup je vous conseille de lire:
    Histoire du méchant loup, 10 000 attaques sur l’homme du XV au XXI e siècle

  2. vous devriez lire l’article source pour vous faire une vrai idée de la situation.
    ici l’auteur fait ce qu’on reproche aux écolos et pseudos animaliste. tronquer l’info pour changer son sens.
    c’est pas comme ça qu’on va aller dans le bon sens. On va continuer des se faire critiquer là ou il ne devrait rien avoir à dire.

  3. Je pense sincèrement, que les urbains, comme vous les nommez de façon si condescendance ont beaucoup plus plus peur de croiser une battue de chasse qu’une meute de loups. Il n’y a aucune attaque avérée de cet animal sur l’homme depuis des années s en France et ce genre d’article vise à instiller une psychose irraisonnée pour ensuite justifier l’élimination de ce magnifique prédateur. Mais les chasseurs ne voudraient ils pas être les seuls à  » réguler » comme ils disent ?

    • Je ne peux que vous souhaiter de bonnes balades de nuits comme de jour sur les chemins publics exclusivement.
      Vous éviterez ainsi les battues et aurait peut-être la chance de croiser ce magnifique prédateur.

    • Bonjour !
      Il s’avère que 48% des chasseurs chassent chez les autres sans leurs accord.
      la chasse communale se fait sur les terres de tous, sans accord préalable des propriétaires qui doivent faire la démarche de retirer leurs terres.
      En ACCA, cela se fait auprès de la fédé de chasse, ce qui effraie bcp de propriétaires.
      10% dans le domaine publique et 36% en chasse privé seulement. Donc non, vous ne chassez pas chez vous.

  4. C’est reculer pour mieux sauter : l’inévitable arrivera mais c’est à souhaiter qu’il se produise sur un pro-loup plutôt que sur un enfant ou autres .
    Nul doute que l’affaire sera étouffée comme la réalité des comptages de cette espèces ainsi que des motivations réelles pour en arriver à ce que nous vivons aujourd’hui

    • Vous avez une façon très simple de vous « protéger » des chasseurs: allez vous promenez chez vous.
      Nous chasserons chez nous, ou là où nous payons le droit de chasse comme dans les forêts ONF.
      N’oubliez jamais que les conventions avec les chemins de randonnées sont signées avec des propriétaires privés qui peuvent très bien y mettre fin quand bon leur semble. J’ai moi-même la gentillesse de laisser le libre accès à des randonneurs. Quand vous vous promènerez le long des routes, nationales et départementales, vous aurez peut-être des accidents avec des voitures mais au moins vous nous foutrez la paix.

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