Le lynx ne compte que 150 individus et des lâchers sont donc prévus pour 2027

Réuni le 24 mars à Dijon, le comité de pilotage du Plan National d’Actions en faveur du lynx boréal a tranché. Des individus seront relâchés en 2027, une première sur le territoire national depuis plusieurs décennies. Une annonce historique, accueillie avec prudence par les uns, et qui trouve les chasseurs du Jura déjà au travail depuis belle lurette.
Une espèce fragilisée que les lâchers seuls ne suffiront pas à sauver.
La population française de lynx boréal ne dépasse pas 150 individus, fragilisée par un isolement génétique qui inquiète les spécialistes.
Le massif jurassien et les Vosges sont les zones prioritaires retenues pour ces futures réintroductions. Les associations environnementales saluent la décision, mais sans pavoisement excessif.
Elles rappellent que des lâchers bien préparés ne représentent qu’une partie de la réponse, et réclament des garanties solides sur le protocole, le choix des animaux et la reconnexion des corridors écologiques.
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La lutte contre le braconnage et la réduction des collisions routières, première cause de mortalité du félin en France, sont également citées comme des chantiers incontournables.
Les chasseurs du Jura, pionniers discrets d’une science utile.
Depuis 2017, la Fédération Départementale des Chasseurs du Jura pilote le programme scientifique ECOLEMM dans le Jura et l’Ain, en partenariat avec les fédérations de l’Ain et du Doubs ainsi qu’avec l’ONCFS.
Le dispositif, unique en Europe, suit par colliers GPS les interactions entre le lynx, le chevreuil et le chamois.
Des baisses localisées d’ongulés et des modifications comportementales ont été observées sur le terrain, mais le programme entend mesurer rigoureusement ce qui revient réellement au félin, sans écarter le climat ou les transformations des habitats.
Les conclusions sont attendues pour 2027-2028, soit exactement au moment des premiers lâchers. Les chasseurs auront ainsi fourni les données scientifiques qui guideront une politique décidée sans eux. On appelle ça rendre service.
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