Annie Genevard a visiblement entendu en partie la grogne des éleveurs. La ministre de l’Agriculture a annoncé vendredi, lors d’une conférence de presse à Paris, un relèvement de 10% du quota annuel de loups pouvant être abattus. Une décision qui s’accompagne d’une simplification des procédures de tir, réclamée depuis des lustres par le monde agricole.
Un régime de régulation jugé obsolète par la ministre.
Pour Annie Genevard, le constat s’impose de lui-même et le dispositif actuel n’est plus en phase avec le terrain.
Le loup gagne chaque année de nouveaux territoires et les attaques sur les troupeaux se multiplient dans des zones jusqu’ici épargnées.
Le ministère a donc acté une hausse concrète et 22 animaux de plus pourront être éliminés chaque année.
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Dans la foulée, les démarches pour obtenir une autorisation de tir seront allégées, notamment dans les secteurs où la prédation fait des ravages.
1 082 loups en France… vraiment ?
Selon les chiffres officiels publiés fin novembre, la population lupine se stabiliserait autour de 1 082 individus sur le territoire national.
Un décompte que les éleveurs accueillent avec perplexité, pour ne pas dire plus. Pour eux, ces estimations sous-évaluent largement la réalité et le quota d’abattage, plafonné à 19 % de la population estimée, reste insuffisant.
Manifestement, ce coup de pouce gouvernemental ne suffira pas à calmer toutes les inquiétudes, mais c’est un premier pas en direction des éleveurs.













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