Un éleveur de Sommeron, dans l’Aisne, affirme avoir observé deux loups à proximité directe de ses alpagas. Sa publication Facebook a rapidement circulé et ravivé les inquiétudes sur la progression du prédateur dans les Hauts-de-France, un département officiellement classé en zone d’expansion mais où la présence du loup n’est pas réellement admise pour le moment.
Des loups observés à deux reprises en quelques jours.
Didier Chatelin, éleveur d’alpagas à Sommeron, est formel. Vendredi dernier, il aperçoit deux loups dans le vallon jouxtant sa propriété, du côté du Moulin de Braye.
Le dimanche suivant, les deux animaux sont de nouveau là, cette fois en train de chasser. L’un rabat un chevreuil, l’autre attend. Un comportement qui laisse penser à l’éleveur qu’il s’agit d’un couple.
L’éleveur a relevé des traces fraîches au niveau de ses clôtures. D’autres habitants du secteur les auraient également vus aux jumelles dans les pâtures alentour.
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« Nous espérons qu’ils ne font que passer, sinon la situation va devenir critique pour les éleveurs du secteur ».
Une présence du loup déjà bien documentée dans l’Aisne.
Sommeron n’est visiblement pas un cas isolé. L’Aisne est classée en cercle 3, soit une zone de présence possible et d’expansion du loup.
En 2025, 34 communes du département étaient répertoriées en zone de prédation probable.
En mai dernier, un éleveur de Plomion, à une vingtaine de minutes de Sommeron, avait subi une attaque officiellement reconnue par l’OFB.
Des observations ont par ailleurs été signalées à Parpeville, Sissonne et Saint-Gobain.
Face à cette progression, l’État a déployé des aides à la protection avec notamment les patous et a activé une cellule de vigilance avec la Chambre d’Agriculture. Les éleveurs sont également invités à contacter la DDT au moindre soupçon d’attaque.












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2 réflexions sur « Aisne : un éleveur d’alpagas a aperçu deux loups en Thiérache »
Bonsoir,ils vont peut-être se faire un pull(humour noir),hélas, ce n’est qu’un début, courage aux éleveurs .
Comme d’habitude, c’est une zone d’expansion (en d’autres termes, ne vous inquiétez pas, il ne fait que passer) et non d’installation. L’OFB attendra qu’il se soit bien développé pour admettre son installation définitive, comme dans le Sud de la France. Pendant ce temps, l’État, c’est à dire vous et moi avec nos impôts, finance des mesures de protection. Patoux, clôtures, etc.. J’aimerais savoir combien coûte le loup à chaque citoyen. Il me semble que l’on avait dépassé au total les 100 millions d’euros par an. Pour ma part, je ne suis pas d’accord de payer, qu’il soit éliminé, il n’a plus rien à faire dans nos campagnes. Comment? pardon? Je n’ai pas à suggérer cette solution Messieurs les enverdeurs ! Alors que vos associations prennent le relais pour éviter de me faire participer. Créez un système de cotisations avec les membres de vos associations, que l’on arrête de vos financer avec nos impôts et prenez en charge